LA PLAINE
Une première chose frappe l'œil dans cette vaste étendue :
plate, si bien encadrée, c’est l'absence totale d'arbres de haute tige, la présence en de nombreux points de bandes de terrain vierge de toute végétation : l'explication en est que les racines profondes ne peuvent se développer par suite des émanations gazeuses ou radifères venant de la profondeur suivant certaines veines, et* que les petits végétaux eux-mêmes n'ont pu se développer là où ces émanations sont plus actives.
Les trois quarts septentrionaux de cette étendue sont constituée géologiquement, en surface, par des alluvions quaternaires avec soubassement granitique: Nous les trouvons formés de galets roulés de quartz, de gneiss, de granite, de
granulite, de basalte, de trachyte, de phonôlite, etc... noyés,
dans du sable, et recouverts d'’humus.
À l'union des trois quarts septentrionaux et du quart méridional, on trouve un banc de granite affleurant le sol, direction est-ouest, allant transversalement des sources du Saladis jusqu'en face de Sainte-Marguerite, sans atteindre la rive gauche de l'Allier.
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: Ce banc est à l'altitude de 345 mètres, légèrement surélevé par rapport au reste de la plaine : il est formé d'une, roche bleue, à grain fin très dur, qui présente des fissures, par lesquelles arrivent de grandes quantités d'eaux minérales, appelées les sources du Saladis par le public, du fait de leur teneur salée dont les animaux sont très friands. Des fouilles faites de 1899 à 1900, sans technique, ont provoqué des excacations profondes de plusieurs mètres, où les griffons se mélangent pour former de véritables mares, et ont mis à jour, à côté de fragments granitiques, de très importants dépôts d’aragonite, ayant la consistance et le poids du marbre : ces dépôts doivent dépasser 10 à 20 centimètres d'épaisseut, et sont adhérents au granite. Paul GAUTHIER, en 1896, a décrit des filons de microgranulite à direction N.S. se greffant sur ce banc E.0: | 1,
Dans le dernier quart de la plaine, au sud de ce banc, à 500 mètres environ, nous trouvons, à Longues, la falaise qui borde la rive gauche de l'Allier. Cette falaise, d’une hauteur de 15 à 20 mètres, est formée d'arkose, que nous étudierons plus loin.