L'ALLIER ET SAINTE-MARGUERITE
Le lit est formé de calcaires bruns. durs, et siliceux, en grandes plaques, qui, par endroits, se présentent en barres. Il en résulte des sortes de rapides qui donnent à la rivière une allure torrentueuse et qui, en cas de hautes eaux, peuvent provoquer d'énormes dégâts dans le voisinage, comme en
La rive gauche
À Longues, elle est constituée par un soubassement granitique, surmonté d'une falaise d’'arkose, haute de 15 à 20 mètres, et située au pied de la route des Martres à Vic-le- Comte. Ces arkoses, grâce à une étude de MM. JULIEN, MEUNIER, CHALMAS et GIRAUD, sont généralement considérées comme des dépôts sédimentaires d’Âge tongrien ; d’as-
pect rougeâtre, elles forment des bancs d'une épaisseur totale
de 4 mètres environ, séparés par une couche de 30 centimètres de gypse, où l'on décèle des suintements de bitume ét des cristaux de baryte.
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Fig. 2 Coupe géologique de la faille de Longues.
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La coupe ci-contre (P. 26 De RECHAPT), de direction nord-sud, montre de façon suffisamment éloquente, la faille de Longues, dite du Tambour, orientée d'ouest à est. Elle passe au pied de la pile nord du pont du chemin de fer, et se baigne dans l'Allier. Si l'on regarde ces bancs d'arkose, on constate qu'ils s'inclinent d'est à ouest, plongeant de 10 mètres environ à l'ouest sous les marnes à Potamides Lamarcki du soubassement ouest de Corent. C'est là que commencerait la cassure de direction sud-nord ayant dû donner passage aux sources disparues du plateau de Bay.
Longeant la rive gauche, dans la direction est, puis sudnord, après le grand.coude de l'Allier, nous trouvons une falaise de 10 mètres de ‘haut, face à Sainte-Marguerite et au puy de Saint-Romain.
Cette falaise a un tout autre aspect que celle de Longues, formée d’arkoses : ici, la couleur est, à la base, gris-bleuâtre, et correspond à des alternances de calcaires et “de marnes bleues pyriteuses feuilletées à Cypris. Les marnes sont recouvertes par les alluvions du quaternaire supérieur. MM. VERNIERE -et GLANGEAUD y ont trouvé de nombreux débris de renne. Elles sont couronnées par un banc de poudingue et de travertin, comme à la ceinture du Tore, dont se détachent, de place en place, d'énormes blocs qui obstruent le bord de la rivière.
Rive droite. Sainte-Marguerite
A Longues et en face de la falaise d’arkose, nous trouvons, à la base, un banc de marnes oligocènes, surmontées d'alluvions quaternaires : c'est le bord sud de la faille du Tambour.
À Sainte-Marguerite, au grand coude de l'Allier, finis les arkoses, les poudingues et le travertins. Tout au long du soubassement du puy de Saint-Romain, qui plonge dans l’AIlier de façon abrupte, nous relevons un ensemble très varié de calcaires marneux, dé grès marneux, de grès calcaires renfermant des Poire Lamarcki, Cerithium elegans, couches à Cypris et à Poissons Prolebias, avec schistes bitumeux. te
Sur cette rive, et en ce point, on est frappé d'être si peu au-dessus du niveau de la rivière, et on est admirablement placé, pour voir les gradins, qui constituent une sorte de chaus-. sée de géants : au premier plan, la falaise de la rive gauche, et la plaine de la Ribeyre ; au deuxième plan, la ceinture du Tore et le plateau de Bay; au troisième plan la coupe N.E. de Corent, le puy de Dôme, avec son Temple de Mercure, son Observatoire et ses merveilleux couchers de soleil.
notre exposé géo! logique, à la re Fo0 long
peut ses résumer de la façon suivante : un fond
ionnaire reposant sur granite et calcaires sili-
à grandes cassures, et dénivellations importantes,
qu'à failles multiples : des parois montagneuses, aux s calcaires, sillonnées d'infiltrations volcaniques, dont ones et es sommets sont basaltiques, à lan
ÿ tot ceci re den ce que doit être SRE C 'est- à-dire 41 4 1 richesse physico- chimique et radio- active.
a) Analyses chimiques des eaux