JACQUET
Les chiffres de la résistivité ont été able par Madame BLANQUET. .
S'il en était besoin, la lecture du tableau, malgré la diversité des auteurs, permet de voir la concordance des résultats, pour chaque source prise séparément,
SERY Eds
En outre, ces différents calculs amènent à conclure une fois de plus à l'homogénéité des eaux du bassin, qu ‘elles soient à droite ou à gauche de l'Allier, et quel que soit le procédé d'analyse employé. :
c) Radioactivité des eaux
Voici le tableau emprunté à JACQUET, des émanations du Radium en millimicrocuries par litre d’eau.
SES : La Cha- | Saladis Petitjean Sail Valois Brissac | Les Roches lé Radioactivité en millimicrocuries par litre EAU MER EME 0,5 DR, 85,4 0,5 1,1 8 | 1,3
En ce qui concerne la radioactivité, la richesse en millimicrocuries de la source du Sail est vraiment surprenante, d'autant que, si JACQUET a trouvé 85,4 en 1929, Madame BLANQUET a trouvé 90,17 en mars 1947 ; de même, pour Petitjean, 2,47 au lieu de 2,2. Peut-être s'agit-il là d'une modification de la radioactivité ? La différence est peu sen-
sible et n’enlève rien à l’'éloquence du résultat. | Dans le département du Puy-de-Dôme, le Sail vient ainsi au deuxième rang, distancé de peu par Châteldon de | la Montagne, et distançant de loin les 422 autres sources étudiées par JACQUET.
Le Sail doit figurer parmi les sources de type filonien, dont la radioactivité est due à leur passage à travers des “4 filons où les éléments radioactifs existent à l’état concentré: | Ces filons comprennent de l’autunite et de la chalcolite. Au point de vue classement français de ce, type, si le Sail vient après Châteldon, il vient bien avant Sail-les-Baïns (Loire) dont la source des Romains donne 67 millimicrocuries, et la source Lepape, à Bagnères-de-Luchon, qui atteint 41,5 millimicrocuries. Ces deux dernières sources appartiennent plutôt au type mixte par suite du traversemert de roches tantôt à éléments radioactifs concentrés, tantôt à éléments radioactifs dispersés. Autre particularité remarquabie: le Sail présente également une forte minéralisation, alors
que les sources les plus radioactives sont faiblement minéralisées.
N'oublions pas la fragilité de la radioactivité, qui après
5 jours n'a plus que les 40/100 de sa puissance, et au bout de 10 jours les 16/100.
Nous ne devons pas oublier qu'Urbain a démontré que les
sources radioactives doivent se rencontrer de préférence dans
les régions à sous-sol cristallin, ou au pourtour des appareils volcaniques, soit en activité, soit récemment éteints, mais avec persistance de dégagement importants de gaz telluriques, et c'est le cas de nos volcans.
Or. notre sol repose sur un terrain schisto-cristallin recouvert de granite fin, et l’on sait que, c'est dans ces deux sortes de couches géologiques, que se trouvent de nombreux filons de microgranulites, d'aplites, de pegmatites : on sait également que les pegmatites constituent la gangue des minéraux primaires d'uranium-radium, et qu'elles sont composées de quartz et de feldspath. Enfin, rappelons que les roches granitiques sont formées de trois éléments essentiels : quartz, feldspath et mica), et qué la quasi-totalité du radium est rassemblée dans. les micas blancs ou muscovites.
Ces données abstraites, mais essentielles, nous permettent de comprendre le caractère tout particulier de notre bassin et l'intérêt qu'il y aurait, là encore, à faire des recher- Ches plus approfondies, sur la teneur en radon des eaux, des boues, des dépôts, aussi bien que sur la richesse en orthoses et en micas kaolinisés du granite.
ES
d) Acide carbonique et gaz rares des eaux
La forte radioactivité que nous venons de mettre en relief justifierait ici plus qu'ailleurs une analyse de gaz rares (radon, argon, hélium, néon, crypton, xénon), qui peuvent être en partie libres, et se dégager avec le CO?, en partie dissous dans l’eau minérale. Combien nous regrettons d'’effleurer seulement cette question |
L'action vasodilatatrice et analgésiante de ces gaz est désormais mise hors de doute par les médecins de Royat. Jusqu'à plus ample informé, elle peut être rapportée principalement au CO? dont la présence est massive dans le complexe gazo-thermal.
Or, nous savons, par l’expérimentation physiologique usuelle, quel puissant vasodilateur est l'acide carbonique, et combien le professeur TINEL a eu raison de le considérer comme une véritable hormone vasodilatatrice.
D'une extrême diffusibilité (25 fois plus grande que celle de l'oxygène), son injection doit agir sur les artérioles capillaires de la zone injectée et déclancher des réflexes, peut-être des réflexes d’axone, en excitant les éléments interstitiels touchés par la nappe gazeuse (Dr ROMEUF).
Remarques au sujet du dosage de CO?
D'après Mme BLANQUET, le dosage du CO? nécessite. la prise en considération de plusieurs remarques :
1o CO? est sous deux états dans les eaux minérales
a) de bicarbonates..
b) de gaz carbonique disous dans l’eau.
ment de l’alcalinité : il y a une relation entre le CO? de
Dans les analyses, ce qui importe, c’est le CO? des bicarbonates. Le CO? libre dépend des conditions de prèlèvement, c'est-à-dire de la pression du CO? au-dessus du prélèvement. Si on fait le prélèvement à l'air libre, à la pression atmosphérique, le CO? est égal à la quantité correspondante à celle que. peut dissoudre un litre d’eau à cette pression, c’est-à-dire entre o gr. 8 et O gr. 9 de CO? par litre.
2° Le CO? des bicarbonates est exprimé dans nos résultats en anions CO*H et additionné dans le total anions et cations, tandis que le CO? libre n’est pas additionné dans la minéralisation.
Dans les anciennes analyses de TRUCHOT, DE RECHAPT, il y à beaucoup d'imprécisions sur les dosages de CO? ; certains sont donnés en CO? total (CO? libre + CO? des bicarbonates), d’autres fois, en CO? des bicarbonates. Certaines fois, pour la minéralisation totale, on additionne le CO? libre, d'autres fois pas.
\ 3° Le CO* des bicarbonates peut être déduit très rapide-
l’alcalinité et CO'H des bicarbonates. En multipliant le nom-
; & N é bre de centimètres cubes . pus de l’alcalinité au litre par 61, on
a le CO'H en 1/10c de milligramme.
4 Le CO? libre agit surtout sur le Ph de l’eau. Si on a beaucoup de CO? libre, le Ph sera acide. Donc, le’ Ph d’une eau minérale ne doit être mesuré, que lorsqu'on a chassé le CO? libre.
“ e) Point cryoscopique des eaux
Nous savons tous l'intérêt de cette étude, du point de MA: vue hypertonie, isotonie, ou hypotonie des eaux, par rapport 172 à la pression osmotique du sang, qui est de 0,56 en moyenne. 4 Nous savons qu'il n'y a pas de ‘rapport absolu entre le point ds cryoscopique (contentration moléculaite) et le total des élé- el ments fixes (concentration pondérale).
, Ici encore, nous donnons un tableau comparatif sans commentaire d'ailleurs. :
Point A :
QUE : Matières fixes Cryoscopique \
St-Nectaire (Mont Cornadore) 0,39 4,95 PeFIt}Caih 2 24, PRE eee 0,36 5,242 Châtel-Guyon (Germaine) u 0,36 5,009 E Vichy (Grande Grille) ...... 0.325 5,01 Royat LEUDÉMEE ES UT (FO; 25 UN + 3,972
\ FNob sources sont donc hypotoniques, mais le voisinage de ce point cryoscopique avec ceux de Saint-Nectaire, de Cha tel-Guyon, de Vichy, de Royat,s ne renforcerait- il pas vla parenté que nous avons déjà constatée dans le tableau compa- ratif des anions et des cations ?
f) Fluorescence
Les deux Saladis, grand et moyen, ont un aspect fluo-
rescent, d'autant plus remarquable, que leurs bords, blancs
jaunâtres, par suite des dépôts calcaires les encerclent étrangement, au milieu de la couleur brunâtre du terrain avoisisant. Leurs eaux, mises en bouteille, et humées au niveau du
goulot après débouchage, dégagent nettement une odeur sulfureuse.
Notons, en passant, que nous avons fait la même cons-
tatation sur une bouteille de Petitjean restée en souffrance.
Madame BLANQUET y a décelé des sulfures avec absorption par litre de 35 cm. d'iode N/200, ce qui est une dose considérable. À la Banque de France, des sondages d'une profondeur de 35 mètres ont donné de l’eau minérale du type de notre bassin, avec la même proportion sulfureuse.
Mais on peut interpréter le faït de bien des façons, étant
donné : la stagnation des eaux minérales dans ces vastes cuves provoquées artificiellement, et non abritées ; les souil-
lures amenées par les animaux domestiques qui viennent s'y abreuver ; la pullulation inévitable de végétaux et d'animalcules. sue
Tant que des travaux de captage régulier ne permettent pas d'éliminer les causes étrangères de trouble de ces eaux, ces -« lacs verts »: gardent leur secret.
Et cependant, cette analogie avec Barèges du point de vue des pratiques externes dans les maladies de la peau, notamment, mérite des éclaircissements sur la recherche du monosulfure de Na et des sulfobactéries, dans des conditions
meilleures. Barèges est bien loin, les voyages sont bien coû-
teux, et sans attendre que les analyses à venir leur donnent raison, les « ladres » ne manqueront certainement pas de
continuer la tradition encore longtemps.
A la réflexion, une remarque vient à l'esprit : ces eaux, exposées largement à l'oxygène de l'air, et perdant continuel-
lement leur gaz carbonique, réunissent les deux conditions
principales, pour un état de fluoculation ininterrompu, par suite de l'apport incessant des eaux plutonniennes en large surface non abritée.
Jusqu'à preuve par l'examen à l'ultramicroscope, tout permet de supposer qu’en plus de l’action par les sulfures et
les sulfobactéries, les patients bénéficient de l’action des micelles, action particulièrement sédative et hypotensive, autant que cicatrisante. PEAU
g) Etat colloïdal et floculation des eaux
Nous croyons devoir consacrer un chapitre spécial à cette étude, par suite de l'intérêt qu'elle présente du ‘point de vue scientifique et thérapeutique. Nous devons à l’obligeance de Madame BLANQUET et à la thèse de M. DAWOOD (1940) la plupart des données que nous allons exposer.
Qu'est-ce que la fioculation ?
Observons des bouteilles remplies d'eau minérale et bien bouchées. Au bout d’un certain temps, variable suivant l’étanchéité du bouchage et la nature des sources, nous verrons cette eau qui était claire, au moment du prélèvement, prendre une teinte bleutée, puis devenir laiteuse, louche, enfin ocrée. 24 heures après cette transformation, un précipité se dépose au fond de la bouteille, alors que l’eau redevient claire audessus-du précipité.
Si nous voulons faire une expérience de laboratoire, prélevons, dans un verre, un peu d’eau de la source Petitjean, avant qu’elle se soit troublée. Au moyen d’une poire surmontée
d'un caoutchouc qui plonge dans le fond du verre, brassons de.
l’air pendant une dizaine de minutes, nous voyons peu à peu se produire, sous nos yeux, les mêmes évolutions dont nous venons de parler.
Ce phénomène s'appelle la floculation, ce dépôt s'appelle le floculat.
Nous savons que les solutions colloïdales, vues à l’ultra-
microscope, montrent des corpuscules infiniment fins, qui sont animés de mouvements qu'on appelle mouvement Brownien ces corpuscules ou micelles ont un diamètre de l’ordre du millimu, c'est-à-dire du millionième de millimètre, possèdent un mouvement de giration sur elles-mêmes, et en même temps un mouvement d'ensemble de translation.
Observons donc avec un wltramicroscope notre eau minérale à l'émergence : nous ne voyons que quelques micelles traversant le champ de temps à autre. Si nous la regardons au moment où elle flocule, où elle devient bleutée, puis laiteuse, nous constatons que le nombre des micelles va «en augmentant progressivement. Le champ paraît constellé de petites étoiles qui scintillent, leur mouvement d’abord rapide, devient de plus en plus lent, puis les micelles se réunissent en amas, elle ne bougent plus, la floculation est terminée. A ce moment, l’eau redevient claire, ne montre plus aucune micelle,
FOUT” an
\ Faute d’ultramicroscope, pour suivre les différents temps de la floculation, on peut faire la réaction à la Benzidine et à l’eau oxygénée à 10 volumes : ‘elle est facilé et convaiñcante.
Grâce à l’ Étade de la cataphorèse, nous constatons que la majorité de ces micelles se transportent vers le pôle négatif, ce qui signifie que ce sont des colloïdes électropositifs, du’ genre de Thydrate dé fer:
Recourons maintenant au Spectrographe pour l'étude du filtrat et du floculat.
Dans le filtrat, nous trouvons :.
Sodium : en totalité Magnésium : en quantité importante Calcium : en quantité importante Silicium : peu Arsenic : traces
Dans le floculat, nous observons ::
Magnésium : peu Calcium : peu Silicium : peu Fer : en totalité Manganèse : en totalité Arsenic : plus que dans le filtrat
Il est évident que la floculation enlève une grande partie des corps qui composent les eaux minérales, et notamment les éléments rares et les métaux lourds. Il en résulte une perte d’un grand nombre de leurs propriétés thérapeutiques, comme nous le verrons dans l'aperçu biologique.
Quelles sont les causes de cette floculation ?
Elles sont nombreuses, mais deux prédominent
1° Floculation carbonique. Le départ du CO? d'une part : les eaux arrivent, en effet, sursaturées de gaz carbonique à cause de la haute pression qu'elles supportent avant leur émergence. Les éléments alcalino-terreux sont à l'état de bicarbonates solubilisés dans les eaux saturées de CO*. Brusquement, en arrivant à l'air, où la pression de gaz carbonique est très faible, ce dernier, contenu dans l’eau, se dégage: les bicarbonates alcalino-terreux passent à l’état de carbonates insolubles qui se déposent, mais ce n'ést qu'une partie du phénomène.
90 Floculation oxydante. L'oxydation de l'air intervient également. Les sels de fer et de manganèse, contenus dans l'eau, sont à l'état ferreux et manganeux ; ils s'oxydent en passant à l'état ferrique et manganique. L'hydrate de fer col-
loïdal dure peu, car les colloïdes, en présence d’ électrolytes,
sont instables, et les électrolytes sont nombreux dans l'eau
minérale. Il se produit alors un véritable colmatage : lhydrate ferrique, en précipitant, entraîne beaucoup d'autres choses avec lui, et en particulier tous les colloïdes originels qui existaient dans l'eau sortant du griffon. ,
Conséquences de la floculation au point de vue physico-.
chimique
Au point de vue extrait sec, la perte a été calculée à Royat, ce qui a donné 11% pour Eugénie, ei Jo pour César. Le poids du floculat a été ainsi évalué :
Durée de floculalion 1/2 journée 1 jour > jours | ® 5e jours r
Poids du floculat .... 0,039 0,105 0,329 | 0,526
En même temps que l'eau se déminéralise, sa résistivité augmente de 8 à 12%
Le CO? libre diminue pendant la floculation, pour s’an-°
nuler, ou presque, lorsqu'elle est terminée.
Si la*perte de Ca n’est que de 1%, elle est totale pour lé fer.
L'alcalinité en re cube NaOH N/10 au litre est.
abaissée :
Fluculée jusqu'à Floculée pendant Sources Non fluculée la benzidine 5 jours et filtrée et filtrée | s Césarienne 213 208 Eugéme its © 400 396 340 Saint-Victor .... 300 384 Saint-Mart .... 380 380 327 RES DRE TT +
Au point de vue cryoscopique, prenons comme type César : nous trouvons qu'en cinq jours ce point passe de 0,19 à:0,17.
Le Ph augmente uniformément et proportionnellement au temps. Écie variation est due au départ du CO? libre qui se fait graduellement à l'air. Ce phénomène est indépendant de la floculation oxydante : c’est lorsqu'il est terminé que commence la dissociation des bicarbonates, et par conséquent la floculation carbonique. Par litre, en 48 heures, il évolue dé:6,25 à 11:70
Conséquences de la floculation pour la pratique.
U ÉENE Le ÿ LA au È . y 9 :
1 TER ER 19 Au point de vue embouteillage. Du moment qu'il faut : 3 éviter le plus possible le dégagement de l'acide carbonique : et l’oxygénation, les précautions suivantes sont nécessaires :
Mi rincer la bouteille avec de l’eau minérale, la remplir ensuite NL 'en évitant l'entrée d'air, et en ne laissant pas d'espace vide au goulot, boucher enfin, aussi hermétiquement que possible, et de préférence avec capsule à: porcelaine garnie de caoutchouc. Pour la conservation, éviter l'exposition à une chaleur de plus de 85°, et pour la consommation, ne pas attendre au-delà de 4 jours. TNT UE 7 S'il s'agit d'embouteillage industriel, on doit rechercher à conserver à l’eau le goût acidulé et piquant du gaz carbo- » . nique, et à cet effet, l’eau est laissée à floculer dans de grands bassins aussi abrités de l'air que possible. On filtre ensuite pour la débarrasser du floculat, et on. embouteille finalement sous pression d'acide carbonique. De cette façon, on a une Het eau claire et pétillante, mais malheureusement, pour la thé- … rapeutique, ce n’est plus l’eau vivante du griffon : elle a ÿ perdu notamment son Fe. :
2° Au point de vue balnéation. À Royat, où la méthode :est mise au point, on distingue les bains A et les bains B.
séjourné pendant 24 heures dans un bassin clos et a commencé
à floculer. Leur action est sédative et hypotensive. 0
Les bains B sont plus manifestement cardio-toniques, tout en étant aussi vaso-dilatateurs. L'eau arrive directement du griffon, elle est transparente, et n'a pas encore floculé. La floculation s’amorce pendant la balnéation, et le gaz carbonique se dégage à l'air libre : suivant que l’eau flocule plus ou moins vite, on aura plus ou moins de micelles dans la baignoire. j
h) Emanations gazeuses du sol.
Comme nous l'avons déjà signalé, un peu partout, on trouve des gaz par îlots disséminés, et les cultivateurs sont tous d'accord pour dire que ce gaz se manifeste principalement par temps orageux. Ce phénomène, rappelons-le, se reproduit sur tout le cours de l'Allier, depuis le quartier de la Banque, jusqu'au pont de Mirefleurs, et tout au long des rigoles d’écoulement des différentes sources. ; Nous avons surtout relevé un point vraiment remarquable par son importance et sa facilité de contrôle : il s'agit d'un ancien four à chaux, appartenant à M. DESSALE, quartier des Tuileries. Ce four est désaffecté depuis longtemps : son accès est constitué par une galerie, s’ouvrant sur le chemin
Les premiers sont donnés avec une eau vive qui a
Ar de Ur de deux He au- ee niveau je chemin. Arrivé à mi- parcours, en se baissant, on sent un dégagement intense qui impressionne le nez d'une façon insup- ; portable, et où les petits animaux périssent, comme en témoi- £ gnait une poule crevée, gisant dans le fond, un jour où, en compagnie du propriétaire, nous avons exploré nie exCa> vation. ï : ’ Ye
M. Dares, qui connaît fes lieux mieux que personne, ; nous a fait remarquer que le gisement se prolongeait jusqu À ut ï la maison Bruyère à 200 m. de là, et s'étendait en largeur aux maisons Blanc et Manlhiot. Nous rappelons que ce quartier se trouve à l'extrémité nord-ouest de la ceinture du Tore, et à l'extrémité nord de la ligne idéale sud-nord partant -de la faille de Longues au pied de Corent et aboutissant ie La
près des Sépulturés galloromaines. FA REEIUEE
Aucune analyse n'a été faite sur ce ne mais les! 100 épreuves du briquet, de la chaux vive additionnée d'eau, ?, SRE sont à la portée de tout passant, en attendant mieux, et. perse mettent de déceler la proportion très importante: d'acide Car-1 2 bonique. #
7%: Nous ne serions pas fils d'Auvergne et élève de Cler-
mont si, au pays Où BILLARD et son Ecole (DODEL, FERREY- ROLLES, DASTUGUE, etc...) ont tracé clairement les bases de l’hydroïogie scientifique et pratique, nous terminions cette étude sans aborder ce chapitre important et combien fécond pour l'avenir.
Nos mains sont vides, hélas, sur cette matière en ce qui concerne nos sources : si celles- -ci sont captées à Sainte-Marguerite, elles sont à l’état sauvage aux Martres, et il a manqué ici et là les crédits. Au prix où sont les rats blancs, les pigeons,
les lapins, [es chiens, cela compte actuellement.
Cependant, la très proche parenté des sources des Martres-de-Veyre, Sainte-Marguerite, avec Rovat, Châtel-Guyon, Saint-Nectaire et Vichy, nous amène tout naturellement de relever des expériences physiologiques faites dans ces stations
par MM. les professeurs DODEL et DASTUGUE, Madame le
professeur BLANQUET, MM. les professeurs VILLARET et Justin BEZANÇON, Mademoiselle D. KOHLLER, etc.
Nous choisissons parmi ces travaux les plus caracté-
ristiques.
__ Pouvoir phylactique.
«Nous avons la ferme conviction qu'il ne doit pas exister un poison d'origine organique pour lequel on ne puisse trouver une eau minérale capable de l’inactiver » (BILLARD).
Faisons vivre des cyprins dans l'eau de la ville additionnée de nitrate d’aconitine (concentration finale de 1/500.000). Ce produit est un poison vis-à-vis des poissons, et les cyprins meurent en 4h. 10. Dans les mêmes conditions, faisons vivre des cyprins en présence d’eau minérale fraîche ou d'eau minérale floculée. Voici les résultats (DASTUGUE, GODONNECHE).
1C | Cu ler floculée >
AVEC Avec Peau non fl culé Avec du Puil artésien
J'ÉAU DE VILLE Néon l'eau floculée
Mort en 4h. 10 Mort en 6 h. 45 Mort en 4h. 10
DRNT EUR
Aiünsi l'eau non floculée préserve. dans une certaine mesure les cyprins contre l’action du nitrate d’aconitine, alors que l’eau floculée est inactive.
Action sur les oxydoréductases du lait (DASTUGUE).
À du lait frais, ajoutons du formol et du bleu de méthylène. Le formol a tendance à s’oxyder pour donner de l'acide formique, le bleu de méthylène tend à se réduire pour former la base incolore correspondante. Le lait contenant une oxydoréductase capable de catalyser cette réaction, on voit le lait se décolorer (Phénomène de SHARDIHGER, 1902).
Le mélange fait avec de l’eau minérale non floculée se décolore beaucoup plus rapidement qu'avec l’eau minérale PE > floculée et avec l'eau distillée. Dans ces
+ conditions, les temps nécessaires pour les décolorations sont (DAWOOD) :
RASSURÉ SERA PRE ETS 104 minutes Eaiede (VIe te ion A0 Dean 106 — Eau de Bernadie non floculée ..., 76 — Bau der Bernadie floculéeæ. "1." O2 — Eau du Breuil non floculée .... 65 — Éau::duBreulifloculée AV USE Eau de Saint-Nectaire non floculée 67 — Eau de Saint-Nectaire floculée .. 80 —
Les eaux minérales vives activent les oxydoréductases.
Indice zymosthénique.
4 Si l'on détermine, in vitro, la quantité d’amidon que l’amylase pancréatique est capable de transformer ensu cre réducteur, suivant que, toutes conditions étant égales, par ailleurs, la réaction s'opère en présence d'eau minérale ou d’eau distillée, on voit que cette quantité peut être jusquà 10 et 12 4 fois plus forte dans le cas d’eau minérale (DASTUGUE).
ST MART ÆSTNTEAN