‹ Bassin Hydro-Carbo-GazeuxChapitre 25 sur 32 · VII. — OBSERVATIONS MEDICALES · texte numérisé non relu

VII. — OBSERVATIONS MEDICALES

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se Il nous faut bien avouer que le corps médical de la région, tout en étant intéressé par l’utilisation des sources dans QUE les soins à donner aux patients, s'est borné à des essais dis- ST crets, timides, et cela n’est en somme qu’à leur honneur pro- Rex EN fessionnel, vu leurs notions insuffisantes du point de vue “M 4 hydrologic générale et hydrologie locale, et l'absence. totale

. de méthode établie dans le choix et la conduite des traitements.

C'est ainsi que les Docteurs POUGET, MAUGUE, Antoine Re LEVADOUX, CHATELARD, disparus, n'ont laissé aucune trace Dec "+ de leurs observations, se contentant d’ encourager leurs clients à LEA à essayer de « boire * de l’eau ». Mon père lui-même, qui de exerce encore depuis bientôt 30 ans, a été arrêté par ce scru- +1 pule, malgré la fréquentation des stations en renom qui, Qu: cependant, lui a permis de démêler, peu à peu, les fils enche- 1

LE

antérieures. F5 ‘4 : Comme médecin de la région ayant fait une publication

de Vic-le-Comte, qui en 1817 a écrit : « L'usage des eaux froides (La Chapelle) rétablit les fonctions de l’appareiïl gas- à trique, fond les engorgements abdominaux. Les eaux tièdes Le (Valois, Brissac) semblent être un peu plus énergiques, aussi, Eu. ont-elles une action plus marquée dans la chlorose, dans les aa engorgements dégénérés en obstructions. J'en ai obtenu des 10 effets qui m'ont étoinné ». pat Ainsi donc, notre bagage, assez riche en données scientifiques, est-il plus léger en données de pratique humaine c'est surtout à Jean BANC, médecin du roi, en 1605, et à la 4 doctoresse CACAN, en 1932, ex-préparateur de din pe à la Faculté de Médecine de Lille, que nous empruntons les documents suivants, en laissant la parole aux auteurs, pour ne rien enlever au style piquant du premier et au classicisme moderne de la seconde.

En y ajoutant quelques cas personnels, nous groupons ainsi le tout :

10 Ajjections lithiasiques.

I. — Monseigneur le comte d’ Auveréne, en 1601, fut ; « pe tout à plat du calcul qui se formait dans ses roi- :

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gnons ayant poussé durant quelques jours par les urines une très grande quantité de pituite fort blanche, de consistance de boue bien cuite. Et puis, si grand nombre de sable rouge, parmi lequel y en avait déjà d'assez gros d’'erglié qu'il n’est pas croyable, où il ne pouvait si longtemps croupir sans se manifester par de plus mauvais accidents » (Jean BANC).

II. — « Le chevalier Cottel, gouverneur de Monseigneur de Lauraguais, atteint également de lithiase rénale, ne trouva jamais grand commerce si propre à le relever du travail de calcul que la boisson de ces salutaires eaux ». (Jean BANC).

III. — « Mlle de Nérebrosse était atteinte d'une forte néphrétique et affection hystérique tout ensemble. La fièvre lente s’y joinct. Elle exténue et montre beaucoup d'évidence de sa prochaine ruine ; transportée à Clermont, elle boit des eaux de Sainte- Marguerite, son état s'améliore rapidement. Elle reprend appétit, commence à se promener seule, puis brusquement elle meurt d’un abcès au poumon » (Jean BANC).

29 Affections digestives.

IV. — Un architecte,, du nom de Crau, en 1602-1603, fut guéri complètement, alors que « son foy le tourmentait par divers esclats de son impureté. Il exténuait, sa peau

était toute Âcre, la fièvre lente ne l’abandonnaiït pas » (Jean.

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