NO NE
ment l'horaire de l'ingestion, celle-ci devant se faire, dans le cas présent, par prises dûment espacées avant les repas, et jamais après eux.
La thérapeutique de rechloruration a une autre indication essentielle : le terrain lymphatique. Le soleil, l’iode, l'arsenic, peuvent être utiles également, mais les eaux chlorurées-sodiques ont une action tônifiante et résolutive indéniable, autant par voie externe que par voie interne, autant par applications locales et douches vaginales que par bains et douches d'ensemble.
30 La fonction calcique qui agit par action diurétique, et par entraînement d'une quantité importante de substances dissoutes. L'excès de calcium ingéré, loin de se fixer, est éliminé par les urines et les fèces, ce qui est heureux pour les oœoutteux, les obèses, les arthritiques, tout en l'étant moins pour les décalcifiés, et cela est vraiment frappant dans ce milieu où la décalcification est multiforme et abondante, malgré les eaux potables trop calcaires de la région.
40 La fonction magnésienne. Nous lui devons une action élective sur l'intestin, comme régulatrice de la motricité (VIL- LARET et Justin BEZANÇON), antagoniste des putréfactions, | cholagogue, cicatrisante de l'épithélium rectal et sigmoïde. : 342 Ajoutons la cytophylaxie établie par DELBET, et les bienfaits de qu'on peut en attendre, dans la prévention des néoplasies. 4
50 La fonction martiale : dans les anémie, les cachexies,. qu ‘elles soient primitives ou secondaire. BOUSQUET, en 1893, a été surtout frappé par cette qualité, et a classé Sainte-Marguerite dans les eaux bicarbonatées, sodiques, ferrugineuses. Leur teneur en hydrate ferreux, dissous à la faveur du CO? libre, leur confère des propriétés catalytiques. Par conséquent elle leur permet de jouer le rôle d'agent d’oxydation des toxines et des déchets par renforcement des oxydases et peroxydases de la cellule organique (Dr GARRIGOU). Bien entendu, cette action n'est possible que s’il n’y a pas eu floculation.
6° La jonction siliceuse : dans les scléroses vasculaires et cardiaques.
70 La jonction lithinée : dans les états diathésiques. (arthritisme, goutte, obésité, diabète). Nous soulignons que le Bassin a, aux côtés de Royat, la plus forte teneur d'Auvergne : Brissac, 0,006; Petitjean, 0,004.
8° La jonction radioactive qui, aux doses plus faibles de certaines sources, semble réaliser une action tonique et analgésique. Aux doses plus fortes de certaines autres, on peut escompter une thérapie de freinage dans les cas frustes, d'atténuation et de détente dans les cas avancés. Il ne s’agit pas évidemment d’empiéter sur le champ d'action de la curiethérapie, mais plutôt de le compléter. Malhéureusement, rappe-
Poe lé la acte est réduite aux 40/100 au bout de 4 ne. et aux 16/100 au bout de 16 jours. Qu'on ne l’oublie : PS: si on utilise l’eau embouteillée !
| 9/ La fonction carbo- -gazeuse et micellaire, si utile sous forme de bains et d'injections locales, d'après la technique bien établie à Royat et à Châtel- Guyon. Nul doute que le jour où une installation appropriée le permettra, on pourra obtenir, ici, l’action hypotensive et sédative des bains A, l’ac-
tion cardiotonique des bains B.
È 10/ La jonction empirique cutanéo-muqueuse dans les dermatoses, les métrites, les rectites ulcéreusés. Cette action indiscutable, que nous avons retrouvée à Châtel-Guyon, dans notre historique p. 23 et qui a été délaissée, depuis pour d’autres destinées, nous à amené à un rapprochement assez curieux avec Barèges, dans l'étude de la fluorescence, p. 47. ire nous conduit à un autre rapprochement avec La RocheosSay. ;
Dans cette station, nous tune moins de radioactivité rs 049), bien moins de minéralisation totale (0,45) : ils agit de sources froides, renfermant du bicarbonate de chaux, du pes de sodium, de la silice, et un élément qui n'a pas encore été recherché chez nous : le sélénium, avec Ogr. 002 par litre. Encore une étude à faire qui pourrait permettre de soulever un nouveau coin du voile.
me Que les cliniciens nous excusent sur cette schématisation en 10 fonctions, établie dans un but de clarification et de - vulgarisation. Nous convenons de ce qu'elle à d’arbitraire, et nous reconnaissons qu'il ne saurait y avoir de cloison étan- ‘CE che : bien äâu contraire, ces fonctions se complètent par un 4 no réseau d'interférences. à D Tout cela est bien complexe, parfois déconcertant, mais non contradictoire.
C'est ainsi que le Ph est acide pour l’eau vive au griffon, et devient ensuite basique, alors qu'elle a perdu son acide carbonique libre.
C'est ainsi que le professeur PAILLARD a pu écrire : #
« Le milieu humoral noble, le sang, est alcalin ; le milieu d'excrétion, l'urine, est acide. Dans le tube digestif, nous ‘avons une succession de réactions alternées :
— réaction alcaline du milieu buccopharyngien ; — réaction fortement acide du milieu gastrique ; — réaction fortement alcaline du contenu grêle ; =— réaction fortement acide du colon.
« Les deux réactiqns capitales sont celles de l'estomac et du grêle. Or, non “seulement, la réaction du milieu est
CAO RE
importante pour les élaborations digestives qui se passent dans l’un ou l’autre de ces organes, mais cette réaction règle aussi l'horaire de séjour et de transit. ;
« En effet, le contenu stomacal acide n'est normalement évacué qu'au fur et à mesure de la possibilité de l'intestin de saturer, et même d’ alcaliniser chaque bouchée ayant traversé le pylore D :
Ces notions sont indispensables pour le een des
affections digestives, et pour celui-ci, l’usage de nos eaux ne.
doit pas être fait sans discernement, sous peine de graves mécomptes.
En ce qui concerne les lithiases, on ne doit pas oublier que nos eaux sont contre- indiquées dans les lithiases phosphatiques, comme en témoigne l'observation personnelle du
docteur ANDRAUD, de Pontaumur qui, venu en traitement à
Sainte - Marguerite, fut en proie à des crises néphrétiques
violentes, et dut repartir sans tarder.
Il n’est pas possible d'établir un horaire, et un dosage standardisés dans les prises, car il y a ce complexe qu'est chaque malade en particulier, où ce qui est bon pour l’un peut être mauvais pour l’autre, où ce qui apparaît peut être souvent la manifestation trompeuse de ce qui n'apparaît pas encore, et qui est la cause véritable, où il ne faut pas attendre les résultats plus ou moins heureux d’une cure pour déterminer la nature exacte de la maladie, contrairement à l’adage: «naturam, morborum curationes demonstrant ». Le diagnostic, aussi précis que possible, doit précéder le traitement. D'autre part, pendant la cure, d’autres mêdications complémentaires peuvent, suivant les particularités, être utiles ou même nécessaires. Il en est de même de certains contrôles (tension artérielle, dosages urinaires et sanguins, radiologie, etc.).
Ecoutons CASTAIGNE : « Les malades susceptibles de bénéficier d'une cure hydrominérale sont ceux qui sont atteints d'une affection organique av stade de compensation.
« Le maximum d'effet se produit quand la maladie en est aux troubles fonctionnels, et avant que les lésions morbides soient constituées. Le traitement hydrominéral doit être basé sur un examen médical complet ; et l’eau minérale sera employée, alors, selon toutes les modalitées qui seront jugées nécessaires ».
Plus simplement, un proverbe latin «cuique suum » nous conseille : « à chacun sa formule ».
Faute de la mise au point voulue, on peut perdre un temps précieux qui ne se rattrape que difficilement.
Aussi, loin de nous, la prétention de déclarer que nous prônons là une panacée universelle. « Qui trop embrasse mal étreint », et nous n'oublions pas la grenouille qui veut devenir
aussi grosse que le bœuf. Bien que le glanage ait été des plus fructueux, il y a ici encore un certain nombre d’inconnues, ou d'imprécisions dans les données physico-chimiques, radio-électriques, biologiques ; il y a surtout, le manque d’ou- Hotillage, l’à peu près de l'emploi médical, la nécessité évidente de circonscrire un champ d’application mieux déterminé, pour la création d’une grande station. |
La voie'est ouverte aux chercheurs, et peut-être demain Hiverra à côté des grandes vedettes d'Auvergne, une nouvelle venue, qui complétera la gamme des cures spécialisées, mais qui, pour le moment, malgré ses possibilités, se contente d'être maître Jacques, avec la modestie convenant à la simplicité de son apanage actuel. à
En apportant plus de clarté dans le bilan des résultats acquis et à acquérir, nous avons voulu avant tout, permettre à la clientèle locale de bénéficier, à moindre frais, de tfaitements plus efficaces, parce que mieux ordonnés. Commençant à se soigner aux sources fortes de Valois, de Petitjean, & -du Sail, les malades peuvent ensuite, tous les jours, à table,
continuer la cure avec les eaux faibles de la Chapelle et des Roches, et cela d'une façon d'autant plus agréable que cellesci se marient délicieusement avec le vin et les jus de fruits.
=. Nous ne connaissons guère encore que l’administration par voie buccale. Dès qu'il sera possible, les bains carbogazeux, aux Saladis et à Brissac notamment, les cataplasmes de boues thermales, les pansements locaux, les lavages intestinaux, les injections vaginales, les nébulisations, resteront à mettre en pratique avec les techniques déjà si bien établies ailleurs.
Dans la revue des modes d'emploi, les injections intralissulaires de gaz et d'eaux ne sauraient être oubliés. Vu l'absence ou la précarité des captages, et par crainte du danger d'infection, nous n'avons pu y recourir jusqu'ici, et cependant n'y a-t-il pas là une voie féconde pour l'avenir ?
Déjà les preuves abondent sur cet emploi tout nouveau. L'article récent dont nous avons parlé, page 57, publié par le docteur ROMEUF, fait ressortir les résultats remarquables obtenus par les injections de gaz thermaux au niveau des membres inférieurs dans les séquelles de phlébite, les périphlébites, les artérites oblitérantes, et par les mêmes injections au niveau de l'un des deltoïdes ou dans la région cervicale postérieure, quand il s’agit de céphalées dues à l'hypertension, de crises répétées d’angor pectoris.
Les Docteurs P.N. DESCHAMPS et Germain BERTHIER, dans le « Royat Journal », de décembre 1946, décrivent les succès obtenus dans les cellulites et les acrocyanoses par la même méthode, , |
En ce qui concerne les injections intratissulaires ‘ dé eaux, nous savons que la Compagnie de l’'Hydroxydase (sou: ces du Broc et du Breuil-sur-Couze ayant beaucoup d'a logies avec notre bassin), met des ampoules de 10 et 20 ec. à la disposition du corps médical, et a publié des observations intéressantes, concernant cette médication. ÿ L'ART NIRE
Late essayé a démontrer objectivement que les un tions sont bonnes. Il reste à bâtir la maison avec les matériaux précieux que nous avons passés en revue, tout en les complétant par des recherches ultérieures, dans les domaines non encore explorés ou insuffisamment éclairés. Mere: ae
Le riche passé dont peut s ‘énorgueillir notre région, l'abondance plantureuse de son gisement, la beauté de son site, ses facilités d'accès en plein Massif Central, voilà encore tout autant d'’attraits supplémentaires pour attirer l’ attention de la clientèle, et de ceux qui ont la tâche délicate de soigner le physique sans négliger le moral. x FAR +
vs ES A + iv,
Br à IX. — CONCLUSIONS
messes emeememennseiens xX
.. À) Au point de vue physico-chimique (minéralisation, . résistivité, conductivité, point cryoscopique, état colloïda!, flo- culation), nous avons étudié plus spécialement la source Petit- jean et la source du Sail dont les analyses n'avaient pas encore été faites, nous avons refait l'analyse du Grand Saladi, d’après . les données modernes.
2 200 Dans une vue d’énsemble du bassin, nous avons com- plété les recherches déjà effectuées pour les sources des Roches, de Valois, de Brissac et de la Chapelle. … :
: Ces différentes études nous permettent de conclure :
nn 10 à l'homogénéité des sources des Martres, de Sainte-
… Marguerite, de Mirefleurs et de Corent ;
20 à leur répartition en deux groupes
a) un groupe fortement minéralisé, Petitjean, le Saladi,
le Sail, Valois, Brissac, Chopin. | b) un groupe de plus faible minéralisation, la Chapelle
et les Roches.
; 3° à leur dénomination de : eaux chlorurées, bicarbo- Le y Etats + + . PRE ere + .
mnatées, sodi-calciques, lithinées, ferrugineuses, magnésiennes.
17 . B) Par comparaison avec les autres bassins du Massif : Central, il est permis d'admettre une très proche parenté avec Royat, Châtel-Guyon, Saint-Nectaire, et un cousinage avec Vichy.
C) La radioactivité est remarquable, notamment pour ER le Sail qui suit de près Châteldon de la Montagne, et devance __ de loin les 422 autres sources du département du Puy-de- 156 Dôme, et qui, à l'inverse de toutes les autres sources radio- actives, présente une forte minéralisation. C'est, à notre avis, cette particularité qui doit aiguiller les études pour une spécialisation dans la thérapeutique, au milieu des places déjà prises. 5 D) Les observations cliniques montrent qu'on peut les
utiliser dans les affections gastro-hépatiques, dans les lithiases à l'exception des phosphaturies, dans les troubles cardio-arté-
riels (hypertension), nt les ne (goutte, obésité, pue
__ bète), dans les rhumatismes, dans les néoplasies ne relevant “\ + Dasidernla curiethérapie, dans les lésions cutanéo- muqueuses (eczéma, ‘ulcères variqueux, ie: he
cd \
qu ils He sortir à travers une vaste écumoire, tant fe sous- -sol est crevassé. F: D \ FE) De point de vue Hidobie et hydrologie expérimentale, si nous n'avons pu que butiner les expériences faites dans les stations parentes, nous sommes autorisés à croire qu'en sat is les mêmes recherches chez nous, nous obtiendrions des résultats aussi intéressants. ;
h: G) F aute fe captage pour ee sources, et d'outil- 4
He lage pour toutes, les modes d’emploi se bornent pour le mo- LEE inent à l'ingestion et aux applications externes ; faute de doctrine clinique plus nettement spécialisée, ils sont encore au DR stade empirique. Les possibilités thérapeutiques n’en sont pas ee moins celles des grandes villes d eau de notre belle nos