LE A
; Fes, # 7 "et s Jaire horde de maisons Oo et Que rue était ceinturée d'une autre rue parallèle, avec laquelle elle communiquait NOR par des ruelles de loin en loin. )! TIMES
Les maisons de la première rue ont- aidé la soi 'idité. et l'inconfort de l'époque. Certaines présen nt des vestiges intéressants. À la maison Ma‘ussière, le linteau de la porte d'entrée est constitué par une belle pierre sculptée, hélas, en voie de dég radation, par suite des intempéries. On y LE
SMCOEXAULET ? | “he
Si vis ad vitam ingredi +720 ‘ Observa mandata Dei #4
On a beau veiller et la ietier 15e Sans Dieu, rien ne peut profiter. Ë
Un peu plus loin, la maison Vincent nous offre une cheminée en pierre, très belle, ornée d'un blason parfaitement conservé que nous Signalons aux héraldistes.
La deuxième rue représentait les fortifications du bourg, et on y notait 8 portes et 6 tours, d'après M. ESPINASSET, dont 3 seulement subsistaient il y a une trentaine d'années, ou subsistent encore : maison Plasse, maison Despois, maison a Henri Quinsat. Chez Durand, un cadran solaire porte l’ins- cription : (1) |; & Ultima necat Omnes vulnerant
Ces inscriptions, d'inspiration chrétienne, les nombreuses croix, disséminées sur tout le territoire, donnent la mesure d'une influence monastique intense, sous l'action des Ordres religieux qui avaient ici des représentants : bénédictins, che- 4e valiers de Saint-Jean de Jérusa! ern,. chartreux.
; Des- seigneurs, nous retiendrons l'interdépendance de à Pont-du-Château et des Martres, sous la gouvernance des Montboissier et des Canillac, jusqu'en 1689, et de 1689 à . 1789 l'interdépendance de Monton et des Martres sous la famille de Tane.
Quand fut donné le nom de Martres- de. Vevre ? Probar | FRS blement, lors de l’'émigration, car les anciens du pays conti- ESS nuent d'appeler Saint-Martial l'emplacement de la localité se primitive. | :
F = + PPT) et TES ER PR PR
VGA
132 DE Et
L'étymologie de Martres est attribuée par le grand nombre au mot latin de « Martyres ». D'autres localités, dans le Puy-de-Dôme, portent le même nom, notamment les Martres d'Artières, et comme aux Martres-de-Veyre, on ne voit pas quel martyr pourrait expliquer le choix de ce mot. Chose
Le AT
& fi AC vibes dé à M male ri-t avr
(x) La dernière lue — Toutes blessent.
ce
ù #0 TL TRE «
curieuse, dns les voisinage, les indigènes sont désignés, en patois, sous le sobriquet de '« Matreyres ».
Un érudit de nos amis, nous a suggéré une RASE
« bene trovato si non e vero », en interprétant le nom de.
Martres comme une déformation du mot « Matres », les
mères, et en se basant sur la vénération de nos ancêtres pour
ie sources dont la fécondité paraissait, à leurs yeux, analogue à celle de leurs épouses.
À ce sujet, il est assez curieux de rappeler que la source du Sail, à Mirefleurs, depuis les temps les plus reculés, était le rendez-vous d’une fête printanière, où la jeunesse venait danser. Or, le Sail est à plus d'un kilomètre. Sans doute, s'agit-il là d'une fête voiive, où nos pères associaient les cultes de la saison et de l'eau.
De,même, aux Martres, la fête patronale se FR le long de l'Allier, dans les pacages actuels du domaine de la Petite Vaure, à erands renforts de danses et de liesses diverses.
Temps modernes, store thermale
| Qu'on nous excuse dé cette digression sur le lointain passé de notre bassin : elle peut paraître un hors d'œuvre
dans une thèse médicale, elle permet cependant d'éclairer plus largement la partie purement technique que nous allens aborder.
En effet, dans ce pays si bien doté par la nature pour l'habitat humain, et où l’on voit, dans la suite des millénaires, se dérouler les différentes étapes qui marquent l'histoire de la France en général, et de l'Auvergne en particulier, il n’est pas sans intérêt de rechercher le fil conducteur, parfois bien
ténu, mais ininterrompu, qui, de la préhistoire, nous conduit
à nos jours. |
Gaulois, romains, moines, seigneurs, comme nos édiles modernes, ont respecté la nature, peut-être trop intégralement du point de vue hydrologique, et se sont contentés des cures à la bonne franquette, dans une tradition immémoriale. Ici où les bonnes choses alimentaires, le bon vin surtout, abondent, et où on y fait largement honneur, par suite d’un travail acharné, nos vignerons et nos cultivateurs, avec un sûr instinct de conservation, ont toujours fait, chaque année, une cure de désintoxication, « rinçant ainsi leurs barriques » suivant l’expression d'un digne pasteur du lieu.
Portant le bousset, le panier garni de te allaient et vont encore ingurgiter sur place un nombre de verres d'eau variable suivant les capacités de chacun, l'additionnant très souvent de sulfate de soude pour en renforcer
l'effet. Après la débacle de bile et du reste, on faisait appel
aux PrONIsIOnS, et on allait dans les auberges voisines, savou-.
LE j'a mé ax US
Rs
ed us. GE
. , mode HP" 2,
rer une friture bien arrosée. Par la suite, de temps en temps, pour s’entretenir, quelques verres à la source, ou quelques ques bouteilles à la maison.
Le résultat ? Beaucoup moins de troubles hépatiques, de cirrhoses surtout qu’on pourrait le croire à première vue,
quand on songe à l'absorption quotidienne de plusieurs litres:
de vin et de plusieurs petits verrès de « gnole ». Ajoutons les cas de longévité chez des travailleurs qui, à plus de 70 ans, à 80 ans même, continuent de porter la hotte et de manier le fessou, sur ces pentes raides.
Cette clientèle est restée fidèle à ses nymphes, tout en souhaitant quelques aménagements pour l'accès aux sources et leur protection contre les souillures ou les intempéries. La clientèle étrangère ne s'y est pas moins intéressée de ‘très bonne heure, et il est permis de supposer que, au. temps de l'industrie potière aux Martres, les amphores servaient également à la conservation et au transport du vin, de L'Hie et des eaux minérales.
Comme nous allons le voir, la haute société venait de loin chercher la guérison, et on imagine aïsérment les curistes logeant dans les paroisses voisines, faute d'installation à pied d'œuvre, et se rendant à certaines heures au griffon, avec ou sans équipage, suivant le rang de chacun. Avec l’aménagement des villes d’eau, le confort a eu peu à peu raison du pittoresque, et notre site. resté primitif, ne connaît plus que des amateurs
isolés, en dehors des autochtones et des habitants des localités
voisines.
Seule, Sainte-Marguerite était et est encore dotée d’un établissement hôtelier et d’un captage. Il ne reste plus trace de l'installation romaine signalée par DE RECHAPT en 1904; par ailleurs on doit se souvenir qu'en 1589, une troupe de Ligueurs, commandée par le comte de Randan, après avoir
pillé Mirefleurs et les Martres-de-Veyre, détruisit de fond.
en comble la station, en allant mettre le siège devant Vic-le- . Comte. Et puis, il y a l'Allier, la torrentueuse rivière aux caprrices dévastateurs.
Faut-il voir dans les guerres et dans les crues l’explication de la carence des travaux, des constructions, qu'auraient dû normalement entraîner la richesse thermale et la vogue qui en résultait ?
Or, déjà en 430, Sidoine Apollinaire, et en 595, Grégoire de Tours, ont fait un vif éloge de mos sources, et nous les
trouvons citées dans les Tables de Conrad Peussinger dressées
à Constantinople en 1393, publiées en 1598.
Mais c'est surtout dans l'ouvrage de Jean Banc, médécin du roi en 1605, « Mémoire renouvelée des merveilles des eaux minérales », que nous trouvons une documentation précieuse, dont nous parlerons au chapitre des observations. Puis, c’est
PRET DS AT A SO OU EURE ESS NES PER PE RO ET, CM NS «à r = o
A os
re UE Po PS, STE
né L dis. Al dd», À, 0
LL mé ak. À
Her
Chomel, en 1734, tous médecins du roi, qui s'intéressent en même sujet.
DR Dans un très curieux poème, Francois Patherol capi-.
taine aux gardes sous Louis XIV, nous dépeint les belles et . honnestes dames qui buvaient les eaux, mélangées à de l’anis “ = et du coriandre. On voit encore, tout près des anciens fours de poteries gallo-romaines, une croix en pierre, portant les armes de Diane de Poitiers, érigée le long du chemin des Eu Cavaliers, qui mène des Martres au Saladi : nous ignorons malheureusement la nature des humeurs peccantes dont la F maîtresse de Henri II se trouva guérie. Son témoignage de reconnaissance est là, défiant les siècles, comme le moulin ARE ne A Reine rappelle le. passage aux Martres de Catherine de He édicis.
Un autre témoignage de pierre est la maladrerie d'Enval,
PA entre Sainte-Marguerite et Vic-le-Comte, fondée par les Che-
de - valers de Saint- Jean de Jérusalem, de retour des Croisades.
£ “Raulin, en 1774, affirme que Colbert dut aux sources er de Sainte-Marguerite, le rétablissement de sa santé, et Maza- D. Tin, la guérison de sa goutte.
4 de Depuis les médecins que nous avons déjà cités, nous #% 50 trouvons jusqu'à nos jours une série ininterrompue de tra- Pr vaux : Dulaure, an III de la République, Bouillet Jean-Bap-
Boucaumont, en 1863, Lecoq Henri, en 1867 et 1870, A. Petit et Truchot, en 1878, Dauzat, en 1887, Rouchon, en 1898, Gauthier, en 1896.
Nous arrivons ainsi à l'ouvrage du Docteur De Rechapt, en 1904: « Les Eaux Thermo-minérales de la boucle de l'Allier » : large étude analytique d’un licencié ès sciences doublé d'un médecin, où nous avons puisé à différentes reprises.
1 Plus récemment, grâce aux recherches sur la ‘radioactivité des sources du Puy-de-Dôme, par le Docteur JACQUET,
CN 1000 une donnée nouvelle et combien intéressante s’ajoutait aux données physico-chimiques déjà établies.
Enfin, tout dernièrement, Madame BLANQUET, profes- seur de l'Institut d'Hydrologie de Clermont, a fait les dosages en ions et cations, a repris les études sur la radioactivité, et a mesuré la résistivité et le point cryoscopique.
Nous ne saurions terminer cet historique, sans parler d'une tradition très ancienne et tenace sur les vertus de nos eaux, dans les affections de la peau, et dans les rhumatismes, par le traitement externe. Si les chevaliers et les hommes d'armes venaient au Moyen-Age panser leurs blessures aux sources, les gens du pays continuent d'y soigner leurs bobos,
| Fouet, ed 1060 Duclos en 1670. Jehan Landrey en 1714,
tiste, en 1829, Girardin, en 1836, Nivet, en 1846, Allard et :
Br | leurs plaies torpides, “eva « dartres », “en en même | les eaux pour le traitement de leurs animaux atteints de AE troubles cutanés. ;
Re. Chose curieuse, avant de devenir « otre CARE AIN de tel-Guyon a connu la même vogue dermatologique, si bien La % ; que les chirurgiens des hôpitaux complémentaires de la”suerre ttes D à 1914-1918 songèrent à utiliser les eaux minérales en panse- 240 y ; ments, d’ailleurs avec le plus grand succès, soit au point de . vue rapidité, soit au point de vue souplesse de cicatrisation. 00m
= Ajoutée aux utilisations internes, cette analogie entre CR Châtel-Guyon et notre bassin n'est pas sans des’ fondements # sérieux, comme nous allons le voir. A l'inverse de Châtel- | Rise Guyon, malheureusement ,la belle endormie attend encore 22e le prince charmant, et lé Pactole continue de couler loin ; Bu : de nos bords, sans doute parce qu'il a estimé nos richesses A
naturelles suffisantes pour se passèr de lui. =
Il n’en reste pas moins que, sans lui, bien des rélerehee Es En sont insuffisantes, du point de vue radio-physico-chimique, + Sr et sont encore à l'état de projet au point de vue biologique, d'après l'orientation féconde, donnée par le professeur BIL-
D LARD. Du point de vue clinique, le plus important, il nous s 1 201 manque l'équipe scientifique, le corps. médical spécialisé à er Ne une station, l'équipement du matériel nécessaire aux exa- M : 4 mens et traitements des malades.
re Heureusement, la voie est largement et lumineusement : Î
: tracée par les travaux importants et incessants dont Sont .J 7 ES l'objet les sources en vogue de l'Auvergne thermale, et dont | à les résultats, comme nous allons le voir, peuvent tout natu- Ds rellement nous servir. : es
A 1 È LA TOR à 1 LPS À
LAIT F t ï CZ