‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 37 sur 87 · RÉGIONS DU LAC LARONGI ET DES ENVIRONS · texte numérisé non relu

RÉGIONS DU LAC LARONGI ET DES ENVIRONS

Les rives du lac LaRonge et de ses nombreuses îles sont occupées par la formation de roches dont nous venons de parler, lesquels d'après leurs Caractères lithologiques semblent différenciés d'avec les gneiss de la vaste expansion du Précambrien qui a été rangée sous le Laurentien. Dans le Rapport sommaire de 1909, ces roches sont brièvement décrites comme appartenant à la formation du lac LaRonge et l'on fait remarquer leur ressemblance avec celles de la formation Grenville. Elles se Composent principalement de gneiss à diorite Quartzeuse, de schistes et de schistes hornblendiques, avec petites étendues et croupes de pyroxénite, diorite hornblendique et serpentine avec une bande de plusieurs chaînes de largeur qui peut être suivie sur au delà de 10 milles, composée de calcaire magnésien cristallisé surmontant en concordance une phase impure de calcaire consistant surtout en calcite mais renfermant des grains de Quartz et de feldspath arrondis ct aussi du pyroxène, de la scapolite et du sphème. I] semble que cette roche ait été primitivement une sédimentaire,

Sur le côté ouest du lac auprès de la rivière Nemeiben se dresse une rangée de collines formée par une large croupe de Pyroxénite grossièrement cristallisée. La roche se compose en majeure partie de diallage augitique avec feldspath et pyrite à titre accessoire. Le long d'une zone d'étirage située près du versant oriental des collines, elle act d'une structure très schisteuse et par endroits profondément imprégnée de sulfures, en

grande partie des pyrites de fer mais aussi de la chalcopyrite. 11 y a dans le lac au sud de Moose point une petite Île formée par une croupe à peu près semblable, dans laquelle se rencontrent des petites veines d'amiante. L'allure de la roche est N. 20° E. et son plongement, sauf sur la rive orientale où la direction est à l'inverse, est généralement vers l'ouest sous des angles oscillant entre 30° et la verticale. Elles se présentent probablement dans une série de plis renversés et l'on trouve, le long des axes de plissements, des zones fortement minéralisés. Quantité de claims ont été piquetés en 1908 et 1909 le long de ces zones par des prospecteurs qui croyaient ou expéraient y trouver de l'or. Des matières provenant de pour ainsi dire chacune de ces zones ont été cependant soumises à l'essai et dans aucun cas on n'a trouvé plus que de faibles traces d'or!

Les zones consistent en schistes de feldspath quartzeux dont un bon noinbre renferment de la pyrite et un peu de chalcopyrite; toutes sont eminément altérés et laissent voir de calcite de l’épidote et une variété de minéraux qui ne sont que des produits de décomposition. La plupart des schistes semblent dériver de roches ayant en primitivement la composition de diorites quartzeuses. Si l'on excepte le cas du calcaire cristallin et de la roche calcifère métamorphique qu'il surmonte, il ne semble rien y avoir dans les plaques minces soumises au microscope qui puisse clairement faire attribuer à ces roches une origine sédimentaire. Elles sont toutes cependant tellement altérées, qu'il n'y a guère de preuves concluantes pour l'une ou l’autre théorie.

KEEWATIN.

Il y a, à travers toute la région de la carte, de nombreuses petites étendues de roches qui d'après leur nature lithologique et leur affinité avec les gneiss granitique semblent se rattacher au Keewatin. Un bon nombre sont situées sur la lisière méridionale de la zone précambrienne là où elle est chevauchée par des sédiments paléozoïques. Elles affectent à peu près la forme triangulaire, la base du triangle étant formée par le bord des

1 Rapport Sommaire, Com. Géol., 1908.

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sédiments sus-jacents et le sommet la lisière qui va se perdre dans les gneiss.

étendues est de nature à faire supposer que ce sont des ramifications se dirigeant vers le nord qui se détachent d'étendues plus considérables, ou d'une seule et même étendue pue de ces roches, enfouie sous les sédiments e protégée par ceux-ci contre la dé dans la partie nord pendant une depuis leur déposition.

Les étendues que l'on rattache au Keewatin sont les suivantes, énumérées au fur et à mesure qu'elles se présentent de l'est à l'ouest: une étroite lisière qui s'étend vers l'est depuis la rive sud du lac Wapawekka: une étendue de 50 milles de largeur qui apparaît au-dessous du manteau de Amisk, Athapapuskow et Cranberry; des étendues de même nature aux lacs Reed et Wepusko; une autre croisant la Grass River en aval du lac Wekusko; une petite étendue au Pipe Lake sur la rivière Burntwood: une étendue d'un profil très irrégulier au lac à la Croix sur la rivière Nelson, laquelle se continue probablement à travers les lacs Oxford et Knee; et, finalement, dans le coin sud-est de la région de la carte, une quantité de petites surfaces aux environs de Gods Lake et de Island lake, puis une longue et étroite lisière que l'on a pu suivre sur au delà

d'une centaine de milles le long du cours supérieur de la rivière Severn.

par l'extrémité conique de

La forme de ces

ininterromn plateure et nudation qui s'est effectuée bonne partie du temps écoulé

calcaire aux lacs

par une roche éruptive rouge vif ayant 1 diorite quartzeuse, la masse de la roche se path à plagioclase avec abondance de Quartz, et de la biotite se présentant en quantité equivalente À dix Pour cent de l'ensemble. La roche offre l'aspect d'un granite.

Les roches de cette zone sont en grande partie des diorites Quartzeuses vert foncé qui sont par endroits étirées en forme de schistes, des hornblendites, des schistes hornblendiques, schistes de diorite auartzeuse et des gne

Composant de felds-

des iss fins. Le long de

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on voit affleurer dans les falaises une e que les sauvages utilisent pour au premier coup d'œil une roche mouchetée de petites taches rouge poser entièrement d'horn-

la rive sud du détroit, roche fortement décomposé fabriquer des pipes. C'est tendre, gris verdâtre clair, vif. Elle devait autrefois se com blende avec feldspath et magnétite accessoires, mais elle est

maintenant fortement chloriteuse. Du côté nord il est difficile

de délimiter le bord de la zone. Il y a des schistes à diorite quartzeuse et des roches schisteuses entrerubannées avec des gneiss fins et la structure gneissique fait place graducilement à une structure granitoïde jusqu'à ce que les gneiss arrivent à

prendre l'aspect des gneiss appelés laurentiens.

La zone du lac Amisk où les roches affleurent le long des rives de ce lac est composée de diverses formes de schistes qui sont caractéristiques du Keewatin, la plupart honblendiques et chloriteux, et de diorites massives accompagnées d'amas moins volumineux de roches du type quartz prophyrique et de schistes calcarifères gris. En règle générale les schistes plongent verticalement et leur allure est assez uniformément nord et sud. Les affleurements de cette Zone que l'on dans les lacs Cranberry et Athats par Tyrrell' et Dovwling]. Sur owling a trouvé principalement des blendiques et des diorites massives, la s roches étant à peu près nord-est.

Vers le prolongement septentrional de l'étendue, le long de la décharge du lac, les schistes sont recoupés par des porphyres quartzeuse et l'on remarque, à l'ouest de ceux-ci, une bande de conglomérat bien caractérisée, avec des cailloux de jaspe rouge, se rattachant probablement au Huronien inférieur. À bien des endroits les roches basiques sont recoupées par des éruptions.

Sur le lac Cranberry, les roches consistent principalement d’après Tyrrell en “schistes chloriteux et sériciteux, produits d'altération de diabases ou d'ardoises clastiques, recoupés par

des diorites massives et des gabbros.”

aperçoit plus à l'est papuskow ont été décri le lac Athapapuskow, D schistes chloriteux et horn direction de l'ensemble de

ol. X111, Partie F.

1: Com. Géol., Canada, Rapport annuel, V ol. XIII, Partie FF.

1 Com. Géol., Canada, Rapport annuel, V

Fac 2odérhettshde

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L'étendue de Reed Lake et son prolongement le long de Grass River et autour du lac Wekusko sont, de même que le terrain plus à l'ouest, soutenus principalement par divers schistes foncés et des diorites, mais renferment des porphyres quartzeux et autres éruptives acides.

Les affleurements aux abuids du lac Reed sont pour la plupart des schistes hornblendiques et des roches massives vert foncé et décomposées, genre diorite. Sur la Grass River en aval du lac, le Keewatin est réprésenté par des gabbros quartzeux massifs et des diorites grossières qui croisent la rivière en une lisière d'environ un mille de largeur près des chutes. A la première expansion lacustre de la rivière qui se produit à environ six milles en aval du Reed Lake, les roches du Keewatin forment une zone très étroite avec des granites éruptifs rouges de chaque côté. A partir d’un point en face de l'entrée du lac, en allant plusieurs milles au nord, l'on voit les roches de cette zone former une étroite lisière le long de la grève, et le granite situé à l'est ou la felsite rouge qui semble être une phase marginale du granite s'avance jusqu’à la grève à divers endroits sous forme d'amas ou d’apophyses. On remarque comme faisant partie de la zone, un curieux conglomérat renfermant des cailloux de felsite rouge, porphyre quart- Zeux, quartz blanc, granite et jaspe rouge rubané, ce qui indique qu’il y a probablement des lits huroniens enrobés dans les plis du Keewatin . Le conglomérat trouvé sur la rivière Pineroot et décrit par Dovwling! paraît être analogue à celui-ci. Les relations exactes de ce conglomérat n'ont pas été bien définies. Il paraît envahi par des felsites qui constituent une phase marginale du grand massif de granite et qui sont par endroits des Porphyres quartzeux: elles renferment cependant des cailloux

ayant beaucoup d'analogie avec les felsites et les po

rphyres quartzeux.

La gangue du conglomérat se compose de parcelles arrondies de porphyre quartzeux et de felsi cr'-taux interstitiels de quartz et de c le conglomérat et semblant d'une part et d'autre part avec le porphyre quartzeu

te cémentées par des hlorite : accompagnant se fondre avec celle-ci X, se trouve une brèche

Canada, Rapport Annuel Vol. XIII, Partie FF.

1! Com. Géol.,

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composée d'amas irréguliers et de fragments plus petits de quartz, feldspath, aplite, felsite et porphyre quartzeux se mêlant confusément dans une pâte de même composition.

Sur son prolongement dans sa direction vers le nord, le conglomérat devient schisteux et passe plus haut à une épidote quartzeuse finement grenue, renfermant un carbonate qui a pu être autrefois un calcaire.

Cette étroite zone qui longe les côtés de l'expansion lacustre et se continue en descendant la vallée de la Grass River, forme une bande de connexion entre te terrain du Keewatin du lac Reed mentionné plus haut, et l'étendue plus vaste de ces roches qui affleure près du lac Wekusko. Celles-ci sont en majeure partie des diorites et des schistes qui en dérivent mais comprennent également nombre d'autres types rocheux caractéristiques du Keewatin comprenant des schistes de hornblende et de staurolite et des schistes blanc métallique et nacrés déri-

vant de roches acides d'intrusion. Ces terrains sont recoupés par de nombreuses veines de quartz variant en largeur depuis de simples estafilades jusqu'à des veines de plusieurs pieds de largeur, mais on n'en à pas trouvé qui contenaient des minéraux de valeur.

La zone qui croise la rivière en aval du lac Wekusko est séparée du gîte de ce lac par une large bande de granite et de gneiss granitoiïde. Ici la surface est en partie recouverte de drift et l'on ne voit que peu d'affleurements le long de la rivière; ceux-ci sont de la hornblende des séricito-schistes et des dicrites.

De même que ce dernier gite, celui qui croise le Pipe Lake et se prolonge vers l'est directement au sud de la rivière Burntwood, se compose de schistes chloriteux et hornblendiques et affecte la forme d'une auge enrobée dans les gneiss granitoides

encaissants.

Le lac Pip ne et une partie du lac à la Croix repose sur le prolongeme. cidental d'une zone allongée de roches Kee-

watiniennes qui s'étend vers l'est jusqu'à la rivière Echimamish et au delà sur une longue distance en descendant la rivière Hayes. Les roches à découvert aux environs des lacs Pipestone et Cross sont en majeure partie des schistes chloriteux et hornblendiques, des diorites, et un conglomérat avec pâte

Pr op ant.

s relations avec les gneiss granitient dans le nord de -dire qu'elles sont enrobées dans les roches granitoïdes et même envahies par celles-ci.

Ce que nous connaissons des étendues du voisinage de Gods Lake et de Island Lake résulte des notes publiées par M. A.S, Cochrane, accompagnées d'une série d'échantillons et d'une carte! Les renseignements ne sont pas suffisants pour dresser une carte exacte des terrains. Les roches semblent se composer surtout de schistes hornblendiques ou autres et de diorites,

et semblent très irrégulièrement distribuées, mais il est impossible de dire si elles se pré

ou en deux grandes aires.

dans le même voisinage.

M. A. P. Low a dressé la carte de la zone de Keewatin qui s'étend depuis Favourable Lake jusqu'à Sandy Lake et suit la rivière Severn: d'après sa description, les roches sont principalement des chloriteuses et des hornblendes décomposées accompagnées de schistes, de talc et d'hydro-mica. En maints

endroits elles sont fortement magnétiques et enferment beaucoup de pyrites.?

HURONIEN.

Dans la carte de cette zone du Keewatin sont compris certains conglomérats qui, du fait qu'ils renferment des cailloux qui semblent relever du Keewatin—par exemple, de cailloux de jaspe rubané—sont considérés comme postérieurs au Keewatin et par conséquent appartenant au Huronien; ils sont enrobés au milieu de ces roches et l'on n’a pas essayé sur la carte cijointe de les faire voir séparément. Le vaste manteau de grès grossier en stratification horizontale qui recouvre la partie

1 Com. Géol., Canada, Rapport des Opérations, 1878-79, Partie C. Partie F.

3 Com. Géol., Canada, Rapport annuel, Vol. II, 1886,

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plissée du Précambrien dans le coin nord-ouest de la région représentée par la carte est considéré pour des raisons que nous verrons dans la suite comme se rattachant au Huronien supérieur, suivant que cette dénominatic. est comprise dans la géologie du lac Supérieur ou au Keweenavien.

GRÈS D'ATHABASCA.

Il y a une superficie d'au delà de 4,500 milles cairés dans le coin de la région de la carte qui est recouverte de couches de grès presque horizontales; c'est la partie orientale d'une vaste étendue de ces roches qui s'étend au sud et à l'est du lac Athabasca. Ces roches ont été décrites par R. G. McConnell d'après des affleurements qu'il a observés en 1888 à la Pointe de Roche et à un autre endroit 7 milles plus à l'est sur la rive sud du lac Athabasca! D'après M. McConnell, cette roche est un grès siliceux ‘‘à texture ordinairement plus ou moins granuleux qui passe parfois à un conglomérat finement grenu. Sa couleur varie du blanc au rouge sombre. Ses plans de stratification sont disparus mais on reconnait aux différences de textures qu'elle devait être en plateure. Elle est recoupée par deux plans de diaclase et après exposition à l'air se brises en énormes blocs dont quelques uns renferment quelques cents verges cubes de matière.”

Il fait allusion à la ressemblance entre les nombreux fragments de grès bigarré rouge et vert que l'on trouve dans ce voisinage avec celui du Sault Sainte-Marie. Il lui attribue le nom de grès d'Athabasca et en arrive à conclure que suivant sa nature et sa position, il se rattache à l'une des divisions du Cambrien.

La partie de cette étendue qui figure sur la carte a été délimitée par M. J. B. Tyrrell au cours de son exploration de la région entre le lac Athabasca et la rivière Churchill en 1892? Voici & qu'en dit M. Tyrrell:—

1 Rapport sur une partie du district d'Athabasca, comprenant la région entre les rivières de la Paix et Athabasca au nord du lac; par R. G. McConnell, B.A., Com. Géol., Canada, Rapport Annuel, (Série nouvelle) Vol.;V, 1890-01, Partie I, D.

3 Com. Géol., Canada, Rapport annuel (Série nouvelle) Vol. VIII.

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“C'est une vaste formation de grès la surface rugueuse des granites et partout à peu près uniforme dans cette région et se compose principalement d'un grès quartzeux rougeâtre à grain plus ou moins grossier. À certains endroits près de la base, particulièrement sur la rive nord du lac Athabasca, la roche devient un conglomérat grossier accompagné de cailloux de quartzite

blanche de nature clastique ressemblant À ceux des roches huroniennes avoisinantes.'’!

rouge et conglomérat reposant sur gneiss archéens, Elle est

“En d'autres endroits, comme Par exemple sur le le Wapata, c'est un

calcaire schisteux rouge à stratification mince bigarré de taches rondes d'un gris verdâtre."

“Elle est presque Partout en plateure sauf quelques exceptions locales s'éloignant très peu de la règle générale. On ne l'a trouvé recoupé par des roches éruptives qu'à un seul endroit sur la rive ouest du lac des Cris où elle

elle traversée par un dyke de diabase uralitique grossière vert pâle qui a transformé les grès de chaque côté en un quartzite dur,"

“Etant donnée la position généralement horizontale des couches, et leur homogénéité constante, il a été impossible de déterminer la puissance maxima ou totale de la roche, mais, près de l'extrémité est du lac Athabasca, les falaises de grès se dressent sur la rive sud à une hauteur variant entre 400 et

500 pieds mettant ainsi à découvert une coupe d'au delà de 400 pieds à cet endroit.”

Tyrrell ajoute qu'en 1893, ‘dans la région au nord vers le Chesterfield inlet, on a trouvé des calcaires analogues surmontant l’archéen, accompagnées de porphyres qQuartzeux, diabases etc., de même que ceux des roches Keweenaviennes du lac Supérieur. L'analogie est tellement frappante qu'il n'est guère douteux que les deux séries appartiennent au même étage géologique.”"?

La limite de la partie de la zone des grès d'Athabasca portés sur la carte à été fixée par Tyrrell, qui a trouvé tout le long de la Stne River depuis le Black Lake du côté est jusqu'à un rapic situé à trois quarts de mille en aval de l'embouchure de la rivière Waterfound, des affleurements occasionnels de grès

! Ces roches huroniennes sont décrites à la page 17D (version an Comme existant dans trois petites aires sur la rive nord du lac Athabasca, tante s'étend sur 16 milles le long du rivage à l'est de Black Bay, se compo

eynclinal avec direction au nord.

développement considérable d'hémati grossière que l'on a pu suivre sur u que le quartzite,

? Idem.

ayant tous la même nature, généralement horizontaux et non disloqués, et ne montrant dans aucun cas une puissance considérable. Près de Crooked Lake les assises ne sont plus visibles de sorte que l'on n'a pas pu voir ici le contact immédiat du grès avec les gneiss sous-jacents qui sont à découvert juste en amont du lac.

La limite orientale du grès qui longe probablement la rive occidentale du lac Wollaston a été estimée d'après l'existence en cet endroit d'amas anguleux de grès qui n'apparaissent pas autre part dans la drift sur le lac, et d'après la nature généralement sablonneuse du pays environnant ?

On a remarqué des grès analogues accompagnant diverses sortes de roches d'intrusion recouvrant nombres de vastes étendues dans d'autres parties du Canada septentrional. Il y a parmi celles-ci une grande aire à l'ouest de Chesterfield inlet,® une autre à peu près à l'extrémité est du Grand lac de l'Esclave,t et une troisieme qui s'étend depuis le côté est du lac du Grand Ours jusqu'au golfe Coronation et aux rives de l'océan Glacial.!

M. Tyrrell donne un signalement plus détaillé des couches dans sa description de l'aire de Chesterfield Inlet.

“Les grès et conglor.érats représentent le terme inférieur du cambrien dans la partie nord de la région figurée sur la carte ci-jointe. Ils se composent de 400 pieds ou plus de = ?s >u conglomérats rougeâtres à stratification épaisse plus ou moins régul. + relativement pas décomposés ou disloqués

sur de vastes étendh : : ns endroits, par exemple sur les Îles près de la rive nord-ouest «: :4 unt, ils plongent régulièrement sous un angle

moyen.” “La roche oscu rouge finement grenu.

. un conglomérat grossier et un grès bigarré Les cailloux dans le conglomérat sont bien arrondis et usés par les vagues et consistent presque entièrement en quartzite blanc clastique comme ceux de l'âge huronien. La présence de cailloux de quartzite à l'exclusion presque complète de cailloux de roches laurentiennes indiquerait que ces strates cambriennes proviennent d'un rivage composé en grande partie de quartzites huroniens.”

“Les grès d'Athabasca sont recoupés par des dykes et amas de roches éruptives acides et basiques. Les éruptives acides se rencontrent d'abord

1 Idem, p. 85 (Version anglaise).

2 Idem, p. 89 (Vers. angl.).

3: Com. Géol., Canada. Rapport annue 4 Com. Géol., Canada, Rapport annuel # Com. Géol., Canada, Rapport annuel (série nouvel

1 (série nouvelle) Vol. IX, 1896, Partie F.

(série nouvelle) Vol. IE, 1886, Partie R.

ile) Vol. 11, 1886, partie R.

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sur une colline de porphyre quar:zeux à Teall point, sur la rive Doobaunt. On aperçoit un porphyre quartzeux massif de gros dyke ayant une direction est et ouest sur la rive du même lac et, dans le voisina sant est très durci de telle sorte qu'il se casse indifféremment dans la pâte ou dans les cailloux. Par endroits le porphyre renferme peu ou point de quartz."

“Vers l'extrémité nord du lac Doobaunt, l'orthose du porphyre est remplacée par le plagioclase formant ainsi une andésite ou dacite. Cette andésite est considérablement développée et semble supporter une vaste étendue de terrain le long de la rivière Doobaunt entre le lac Lady Marjorie et la bifurcation; 6n l'a rema suée de nouveau sur les îles vers l'extrémité est du lac Baker.”

“I y a un développement plus ou moins étendu de roches éruptives basiques principalement ou peut-être exclusivement sous forme de dykes sur toute l'étendue recouverte par la formation Athabasca, qui transforment ouvent ces roches en quartzite ou conglomérat quartziteux."

“Sur le lac Doobaunt et sur la rivière du même nom près de la bifurcation, ces dykes sont pour la plupart, de la diabase plus où moins typique à structure ophitique avec enchevêtement de cristaux de plagioclase en forme

de lattes, entre lesquels sont des cristaux ou amas cristallins d'augite souvent transformée en chlorite. On constate aus

patite et de minerai de fer.

“Le gros dyke qui recoupe le conglomérat près de la gorge en amont du lac Grant, paraît beaucoup plus récent, étant composé de rétinite fcncée avec pâte vitreuse au milieu de laquelle sont disséminés de menus fragments de minerai de fer.”

“Le gros dyke de diabase qui croise la rivière Telzoa recoupe les roches éruptives acides du voisinage e postérieur à celles-ci. Dans la plupart des cas, tives acides et basiques n'ont pas été déterminé leurs Ages respectifs:

ouest du lac analogue sous forme à quelque distance plus au nord ge du dyke le conglomérat encais-

si ordinairement la présence («l'a-

aux Lendon rapids, i tout indique qu'il est cependant, les roches érupremarquées en contact et l'on n'a pas mais ces dernières étant également très répandues dans le Laurentien et le huronien on est porté à croire que quelques unes sont plus anciennes et d'autres plus récentes que les éruptives acides.”

“Malgré de minutieuses recherches, on n'a trouvé aucun fossile dans les sables d'Athabasca, de sorte que l'on ne peut déterminer l'âge de cette formation que d’après les données stratigraphiques et lithologiques."’

“On reconnaît qu'ils sont séparés d'avec les quartzites du huronien (Keewatin) par une grande discordance, par le fait que les conglomérats sont composés largement de cailloux de ces quartzites arrondis et usés par les vagues qui ont été par conséquent métamorphisés, durcis et recimentés avec de la silice interstitielle avant d'être arrachés par les agents atmosphériques et transportés dans l'eau au large de la grève pour former les conglomérats plus récents. Ils sont aussi certainement antérieurs aux calcaires cambro-siluriens horizontaux que l'on a remarqués sur le lac Nicholson, car,

bien que les deux n'aient pas été aperçus en contact, l'on a trouvé en bien des endroits des cailloux et blocs de calcaires de Trenton qui provenaient évidem -

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ment d'affleurenents de clacaire autres que celui observé, et aucun ne laissait voir de marques de décomposition par suite du contact avec les nombreux épanchements de trapp qui recoupent le grès et le conglomérat. Par conséquent, puisqu'ils reposent en discordance sur le huson: 1 et sous le cambrosilurien on peut assez bien les rattacher au cambrien. \: point de vue lithologique, tout le terrain offre une ressemblance frappante avec les grès rcuges et porphyres quartzeux cambriens des roches keweenaviennes du lac Supérieur. Cette ressemblance est tellement marquée qu'il est ordinairement impossible de distinguer des petits échantillons de roche des berges du

lac Doobaunt d'avec des échantillons du lac Supérieur. Les deux terrains

sont considérés comme aj;:1"tenant à ui même étage géologique."

L'âge des grès d'Athabasca est une question qui a été assez complètement étudiée dans les rapports déjà cités. Les auteurs de ces rapports s'accordent avec sir J. Richardson, et MM. Bell et McConnell pour rattacher ces terrains au Keweenavien du lac Supérieur; on établit cette corrélation principalement d'après leur analogie lithologique mais aussi d'après leur position stratifigraphique en autant que celle-ci a été déterminée.

I1 semble très probable que des roches à peu près de l'âge des grès d'Athabasca ou de l'âge Animikie ou Keweenavien se présentent sous les sédiments paléozoïques près du rivage de la baie d'Hudson. Bien qu'on ne ‘°s ait pas observé sur place soit sur la rivière Nelson ou Hayes, les deux seules qui aient été examinées, la présence dans les vallées de ces deux rivières de nmbreux cailloux ressemblant de près aux roches du Kewee-

avien et de l’Aminikie, porte à croire que les bancs dont ils proviennent sont masqués par le drift ou ne sont pas très éloignés. M. Bell signale sur les r ‘rngements inférieurs de la Nelson que ‘‘des galets et caillou: drift de cette région sont composés en grande partie des .-ches supposées équivalentes à celles de la formation Nipigon de la côte orientale de la baie d'Hudson. On peut recueillir des échantillons de chaque variété de ces strates le long des berges de cette partie de la rivière.”"?

Joseph Robecn au cours d'un compte rendu de son exploration du cours inférieur de la rivière Nelson en 1745, dit :—#

1 Com. Géol., Canada, Rap. ann. (Série nouvelle) 186. Partie F.

+ Com. Géol., Canada, Rapport des Opérations, 18% 9, Partie C.

* Compte rendu d'un séjour de six ans à ia baie d'H‘idson de 1733 à 1736 et de 1744 à 1747, par Joseph Robson, autrefois arpenteur et surintendant des bâtisses * l'usage de la Hudson's Bay Company, Londres, 1752.

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