‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 39 sur 87 · LIMITE NORD-EST DE L'ORDOVICIEN · texte numérisé non relu

LIMITE NORD-EST DE L'ORDOVICIEN

ciens se terminent au nord généralement contre des parois d'escarpement presque perpendiculaires de 20 à 40 pieds ou plus de hauteur dont les parties inférieures sont cachées par des talus d'énormes blocs de calcaire tombés d'en haut par suite de l'affouillement du rocher causé par la décomposition à l'air des couches inférieures lesquelles dans certains cas, comme au lac Amisk, se composent de calcaires finement stratifiés et offrant moins de résistance que les supérieures, et dans d'autres cas comme sur la bay Ballantyne consistent en grès quartzeux s€ désagrégeant facilement.

Les calcaires ordovi

Dans une large zone près de la bordure, coupés par de nombreuses cassures le long des dont quelques unes sont parallèles aux paroi d'autres s’en éloignent dans une direction p culaire. Ces cassures se sont élargies probab

les calcaires sont plans de diaclase, s des rochers et resque perpendilement en partie

blocs quadrilatéraux sont séparés par principale de calcaire. M. Alexander Henry! a été particulière. ment frappé de ce phénomène et voic

i ce qu'il en dit dans une description d’un voyage à travers le lac Amisk (Beaver) en 1776:—

ces gorges de la masse

“En retraversant le lac Beaver nous fûmes forcés par le vent de nous

retirer dans une baie que je n'avais pas encore visitée. Ayant pris mon fusil je m'enfonçai dans les bois à la recherche de gibi marché un demi-mi

; tout le massif était fracturé et séparé par de vastes abîmes.

demi-acre de surface

Cela me parut une scène évoquant la guerre des Titans ou celle des anges de Milton.’

La zone ordovicienne de la baie d'Hudson affleure sur les

rivières qui se déversent dans la baie dans une large bande qui pénètre dans les terres, mesurée à la rivière Nelson sur une distance de 125 milles. De cette étendue, 60 milles à partir de la côte sont recouverts par le chevauchement en concordance des couches suivantes du Silurien.

Les roches qui composent cette aire du Silurie blables au point de vue lithologique à celle de l'aire méridionale. Leur meilleur affleurement est sur la rivière Nelson, où se présentent, entre l’ensemble du Silurien sus-jacent et celui du Précambrien, de nombreux bancs dans le lit de la rivière et le long

n sont sem-

'Travels and Adventure in Canada and the Indian Territories between the year 1760 and 1776, by Alexander Henry, Esq., 1809.

e plusieurs milles. Les roches sont

des berges sur une distance d des calcaires magnésiens ou des dolomies généralement couleur

chamois et plutôt arenacées comme composition. Elles repo-

sent en douces ondulations ici et là, mais sont en majeure partie

horizontales. Nombre des couches sont fossilifères et parmi celles qui se présentent aux trois rapides de calcaires, une collection de fossiles a été récolté par le Dr. Bell et déterminée par M. Whiteaves! C'est grâce à ceux-ci que l’on a pu fixer l'âge des couches comme étant à peu près le même que celles des calcaires de Winnipeg et de l'Ordovicien.

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