‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 47 sur 87 · PLANCHE XI · texte numérisé non relu

PLANCHE XI

. Brock, 1910.

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Photo

Chute de Sea- River, rivière Nelson.

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envahi par une roche quartzeuse dure et compacte, probablement une diorite quartzeuse et tout le groupe énuméré est pénétré par une languette de diorite gris de dyke qui recoupe le terrain encaissant et et étroites ramificaticns. Des gneiss à bioti tion à peu près est et ouest se continuent

où une large zone de schistes chloriteux et hornblendiques, diorites et conglomérats est enrobée dans les plis du gneiss avec une aliure concordante. Les conglomérats sont composés d’une pâte chloritique schisteuse renfermant des galets roulés principalement de granite mais aussi de diorite. Près de la lisière nord de cette zone, on aperçoit des bancs d’une roche chloriteuse très fortement décomposée, dérivant probablement d'une hornblendite. C ‘est la roche dont se servent les sauvages pour fabriquer des pipes, d’où le nom du lac, Pipestone.

ci-dessus bleu foncé en forme y envoie de longues te ayant une direcjusqu'au lac Pipestone

8 de quartz blanc. Elle va N.70°0 et plonge vers le sud sous un angle d'environ 75°.

Sur un flot à environ un

ntrale de cette rive, il y a un schiste hornblendique plus tendre avec des lamelles de calcite bla

et de chlorite associées à un schiste chloritoïde à un mille au nord-ouest se trouve une île composé

plutôt grossièrement cristallisée. Les îles à la sortie du lac consistent en hornblende verte icaschistes

Z soit étroitement accumulés travers la masse. A un endroit au sud du détr Pipestone, se présente une lisière de conglomérat au milieu d'un micaschiste gris plutôt tendre et à grain passablement fin allant N, 55° à 80° de l’ouest à l'est. Les galets du conglomérat varie sable jusqu’à la grosseur d'une tête d'enfant. chent de la forme sphérique e

O. et plongeant nt depuis du gros Un bon nombre se rapprot consistent en syénite grise dure et finement #-enue. D'autres se composent de quartz blanc et sont également bien arrondis,” . | “Sur le côté est de l'île de la réserve des sauvages et de petites îles Contiguës, depuis l'île Otter jusqu'à la pointe Bigstone, la roche est un schiste de hornblende de calcaire vert foncé avec micaschiste finement grenu de la même couleur, Sa direction est S. 60° O. et son plongement de € Commence le gneiss laurentien.

allisition grossière apparaît le long du rve et de la pointe en face.’ : =

a trouvé une quartzite massive gris clair sur vière. Le point le plus au nord de l'il: de la

85° au sud-ouest. A la pointe Bigston Une diorite massive vert foncé à crist détroit sur le côté est de l’île de la rése “A deux milles plus au nord, on les deux côtés du même bras de ri

réserve est formé d'un granite gris foncé ou gneiss granitoïde avec lamellation très indistincte. Ici la roche est coupée par un petit dyke de dolomie gris foncé à grain fin d'une direction N.5°0O. On a trouvé des micaschistes sur toutes les îles examinées dans la partie ouest du lac à la Croix entre l'Île

de la réserve et la sortie du lac.” . . . . . “La rive nord-ouest du lac à la Croix est formée de gneiss laurentien.”

Immédiatement après la lisière nord de cette zone sur le lac à la Croix, se rencontrent des granites rouges altérés avec quartz bleuâtre opalin ressemblant étroitement à certains granites qui se présentent le long du contact avec les bandes du Keewatin dans le district de Rainy River de l'Ontario. Entre les lacs à la Croix et Sipiwesk la rivière se partage en un certain nombre de canaux au cours rapide qui circulent à travers des saillies inclinées de gneiss granitique à biotite et de gneiss gros: : blanc entrelamellé avec gneiss noir fin renfermant par endroits du grenat. Ces gneïiss sont recoupés ici et là par un granite éruptif rouge, et notamment par un dyke de diorite fine, dure, presque noire.

Depuis un point à deux milles en aval du lac Sipiwesk, les basses collines de gneiss qui se dressent sur les deux rives sont tout-à-fait dénuées de végétation, et à quelques milles plus loin, les berges s'abaissent et sont recouvertes de sable ne montrant qu'ici et là un pointement de roche. En aval de la rivière Clearwater et se continuant jusqu'au Split Lake, les berges sont formées de gneiss graniciques à biotite en saillies arrondies de peu d'élévation avec dépressions intermédiaires, entre les sommets, recouvertes d'argile.

Le Dr. Bell qui a examiné cette partie de la rivière en aval de Sipiwesk, en 1877 en fait la description suivante :—

“Toutes les eaux de la rivière Nelson semblent s'être réunies pour la première fois dans cette région depuis qu'elles se sont détachées du lac Great Playgreen. La largeur ici est en moyenne d'un mille ou peut être plus, et la profondeur varie de 40 à 50 pieds. La vitesse du courant est d'environ trois milles à l'heure au milieu, mais la rivière est beaucoup plus rapide aux deux endroits où elle devient très étroite.

“Probablement en raison de la grande profondeur de l'eau sur la 1 ijeure partie du lit de la rivière, il y a, de chaque côté, de puissants remous qui permettent aux navigateurs de remonter facilement le courant en cet endroit."

1 Com. Géol., Canada, Rapport des Opérations, 1877-78, Partie €

“On dit que l'étendue remarquablement rectiligne de la r

longe jusqu'au Split Lake. Sa rive orientale se com d'argile de transport tandis que Pour ainsi dire tout le long de sa ri tale c'est le gneiss qui affleure."

extrémités des pointes sur le

ivière se propose presque entièrement

ve occiden- : “Il se présente du trapp aux s deux rives et sur deux ou trois petites îles. La dolérite est divisée par des joints parrallèles à sa direction et elle est très friable. Elle cristallise grossièrement et sa couleur est brun foncé près de la surface par suite de la présence d'oxyde de fer, mais, en cassure fraîche, on la trouve quelquefois de couleur foncée à peu près gris verdâtre. parties on remarque un développement de spath calca couleur olive en minces feuillets d de même que dans le

Dans certaines ire et de serpentine de joints longitudinaux, S et verticales de sorte a dolérite qui s'effritent sont complète.

On trouve de petites trainées de fer Pontes dans certaines Partie du dyke. | # “En quelques endroits le gneiss en Contact avec le «| été décomposé et divisé parallèlement Le gneiss et les parties les plus dures du trapp qui forment à ont été arrondis et striés par l'érosion glaciaire.” “L'or aperçoit à un point du c de l'entrée du lac, ur c le cours d'eau à deux n dolérite est ici de même

ans les nombreux

S cloisons transverses horizontale que les morceaux rectangulaires de 1

ment encaissés dans ces minéraux.

magnétique parallèles aux 6

yke de chaque côté a aux épontes sous l'action du trapp.

la fois ses épontes

Ôté est de la rivière à deux milles en amont

i fait peut-être Partie de celui qui croise ‘“aut et forme la Chaîne de Roches. La nature © ‘enferme la même sorte de serpentine que le dyke remarqué le long de l'étendue rectiligne de rivière décrite précédemment. Le long de cette étendue et aussi des rives du lac Sipiwesk et la rivière qui le domine, on rencontre souvent de la dolérite gris foncé, finement cristalline sous forme de dykes plus où moins larges et aussi comme remplissage dans les angles des roches de gneiss en surplomb. Sur les rives de l'étendue rectiligne ces dykes s'orientent en général parallèlement au plus important mais quelques-uns suivent la direction sud-est de la stratification du gneiss et s'amincissent en s'éloigrant de la rivière comme s'ils étaient des ramifications du dyke principal. "1

Le Dr. Bell à aussi e ce lac et la mer: il nous d aperçues.?

xploré le Split Lake eti}

a rivière entre onne la description suiv

ante des roches

“Entre le Grand Rapid et la Partie ouest du Split Lake, le gneiss est en partie rougeâtre et en partie grise et hornbendique. La direction oscille en divers endroits entre S. 60° et S. 80° O. Elle est recoupée par de nombreuse dykes de diorite foncée dont quelques-uns, jusie en aval de la Grass river, sont très gros. Leur direction générale est nord et sud. Du côté nord

du Split Lake, en face des deux goulets de la Nelson, le gne

! Com. Géol., Canada, Rapport des ?Ibid., et Com. Géol., Canada,

iss est coupé par

Opérations, 1877-78, Partie CC.

Rapport des Opérations, 1878-79, Partie C.

de nombreuse dykes de toutes grosseurs et de directions variées. En aval du rapide Chaîne de Roches sur le côté nord-ouest de la rivière, on remarque du quartzite massif et des schistes hornbleadiques, de même qu'une roche verte serpentine à structure quelque peu schisteuse. La rivière Burntvood qui est un fleuve à l'eau trouble comme la Nelson, se déverse dans l'extrémité ouest du Split Lake. De chaque côté de son embouchure les roches sont des schistes quartzeux, felsitiques et hornblendiques, allant de l'ouest au sudouest, souvent recoupés par des dykes de trapp. A l'île des Morts dans l'entrée de la rivière, le schiste hornblendique est interstratifié avec du quartzite rubané, de direction est et ouest. Sur quelques-unes des îles à environ un mille au nord-est du goulet occidental de la rivière Nelson, les roches consistent en schistes hornblendiques et micacé vert bleuâtre foncé entrestratifié de bandes gneissiques rubanés avec couches irrégulières de schiste vert pâle plus tendre, le tout fortement bouleversé. Les roches de la pointe entre la Nelson et la Burntwood et les îles comprises dans les deux milles au nordouest de cette pointe peuvent être considérées comme huroniennes (du Keewatin), mais plus loin dans la même direction elles passent au gneiss et se composent de couches hornblendiques et micacés alternant avec des couches de quartz.

“Le Split Lake s'oriente de l'est au nord-est; sa longueur est d'environ 25 milles et sa largeur de deux ou trois milles. Les terrains le long de sa rive orientale se composent de gneiss généralement de nature hornblendique interstratifié de couches quartzeuses. Vers son extrémité orientale, l'allure des roches est à peu près est et ouest mais ailleurs elle est très bouleversée. A part les roches huroniennes dont nous venons de signaler la présence à l'extrémité du lac, il y a une roche hornblendique verte aperçue sur une île près de i'extrémité orientale qui est peut être de la même époque. On rencontre aussi sur la rive sud de la Grass River là où elle se réunit à la Nelson, une autre petite aire de roches qui sont apparemment huroniennes (du Keewatin). Ilyaicienviron un demi-mille à l'ouest du portage de Grand Rapid une roche hornblendique schisteuse rubanée accompagnée d'une variété plus grossière, et un quartzite gris foncé plongeant S. 22° O. sous un angle de 60°. Ces roches sont recoupées par un énorme dyke de diorite allant du nord au sud. On trouve à l'ouest de celui-ci des schistes hornblendiques siliceux. mais à environ quatre milles du portage de Grand Rapid apparaissent des gneiss quartzeux tachés de rouille supposés appartenir au Laurentien qui plongent S. 40° E. sous un angle du %

La partie de la rivière entre le Split Lake et la lisière nord des dolomies fossilifères du bassin de la baie d'Hudson est occupée, d'après le rapport du Dr. Bell,! par des gneiss et schistes laurentiens sauf une courte étendue de la rivière au dernier Gull Rapid, et en aval de celui-ci, où se présente une petite aire de roches qui relèvent apparemment du Keewatin.

! Ibid.

CNE ENT

‘‘A un endroit situé environ un mille en aval de on trouve un micaschiste gris grossier avec filam le long de la stratification, plongeant N. 15°

une bande de micaschiste massif à grain fin qui croise le pied du rapide et passe à un quartzite gris foncé rubané de

Le plongement est N. 10° E. sous un angle de 80°. du rapide une diorite finement cristallisée faisant p: dyke. Le gneiss laurentien dans la c une certaine variété en Composition, e Le gneiss passe quelquefois à de la hornblende où du micaschiste. En certains endroits ce dernier est Parsemé de grenats et contient généralement des veines de granite à 8:98 grain de couleur pâle.”

Entre les lacs Split et Gull, la rivière est large et son cou-

rant est d’une vitesse moyenne, saut immédiatement après le Split Lake où l'on rencontre un rapide facile à descendre d'environ deux milles de longueur, et à peu près les lacs où il se présente deux cette étendue de rivière est géné pes d'argile ici et là donnent à la surface onduleux. Une déclivité assez raide com en aval du Gull Lake et, sur les 40 milles qui suivent, la rivière est entrecoupée de nombreux rapides et chutes.

L'affleurements de sédiments paléozoïques le plus à l’ouest qu'ait signalé le Dr. Bell se présente sur le côté nord-est d: la

milles en aval du premier affleure-

ment de calcaire les gneiss se présentent en mamelons dans le

lit de la rivière.

Sur les berges argileuses on aperçoit par ci par là des pointements de dolomie gisant à plat ou légèrement ondulés jusqu'au troisième rapide de calcaire où se présentent des couches hori. zontales de dolomie gris bleuâtre, fauve et chamois quelque u deuxième rapide, des couches de dolomie

i ment une falaise de douze nt horizontales mais devienmille plus bas. Au premier

pieds de hauteur. Ces couches so nent légèrement onduleuses un

4 calcaire, huit milles plus bas, on voit sur les deux s de la rivière, 20 pieds de dolomie fossilifère couleur

«.amois. Le plus bas affleurement de calcaire en place apparaît à deux milles en amont de la rivière Pakwahagan, ou à 62 milles en ligne droite, de Beacon point. Entre le rapide de calcaire précité et le plus bas affleurement, on remarque ici et là des pointements, et, à six milles du plus inférieur, ceux-ci forment une falaise qui se dresse à 30 pieds au-dessus de l'eau.

it A tous les endroits précités la roche est de couleur gris jaunâtre, plutôt finement grenue, tendre et généralement terreuse, bien que quelquesunes des couches semblent constituer une dolomie passablement pure. Elle est finement stratifiée sauf quelques bandes d'un pied ou plus d'épaisseur au dernier endroit. Le seul fossile que l'on ait vu est un pentamerus indistinct assez abondant dans l'une des couches, mais aucun des spécimens n'était assez bien conservé pour qu'on en détermine l'espèce."

Sur ses derniers 60 milles la rivière coule dans une vallée creusée entièrement dans du drift et l'on n'aperçoit aucun poin-

tement des roches du sous sol.

Voici ce que dit le Dr. Bell an sujet du cours inférieur de

la rivière:

‘Les embouchures des rivières Hayes et Nelson sont séparées par une langue de basse terre appelée Beacon point. L'eau est tellement basse et les rives si peu caractéristiques dans cette région qu'il est difficile d'établir nettement la ligne de démarcation entre l'eau et la terre ferme. De longues battures de plusieurs milles s'avancent depuis l'extrémité de la pointe Beacon et depuis les rives au nord et au sud des estuaires des deux rivières. Par suite de ces circonstances la ligne de séparation entre la terre et l'eau est considérablement différente suivant que la marée est haute ou qu'elle est basse. Il est d'autant plus difficile d'indiquer exactement sur la carte le profil de la rive que la mer se retire sensiblement et que les marées sont très irrégulières en raison du peu de profondeur de l'eau sur de longues distances et dans toutes les directions et par conséquent de l'action considérable des vents sur l'augmentation et la diminution de la hausse et la baisse de la marée.

“L'embouchure de la rivière Nelson à marée haute a six ou sept milles de largeur en face l'extrémité de la pointe Beacon, mais elle se retrécit rapidement suivant sa forme d'entonnoir et sur les premiers dix milles en amont sa largeur est de trois à quatre milles. Elle continue à se rétrécir graduellement jusqu'à Seal Island où la marée commence, c'est-à-dire à 24 milles de l'extrémité de la pointe Beacon (à marée haute). et là elle n'a qu'un mille et

1 Com. Géol., Canada, Rapport des Opérations, 1877-78, Partie CC.

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