‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 67 sur 87 · LAC WOLLASTON · texte numérisé non relu

LAC WOLLASTON

“Le lac Wollaston est une vaste nappe de belle eau douce de direction N.S. d'une longue

ur maxima d'environ 55 milles et d'une superficie d'A peu près 800 milles carrés. Son profil est trè

s irrégulier, sa ligne de rivage étant échancrée par de profondes baies, et sa surface émaillée d'un grand nombre d'îles rocheuses. Nous

avons découvert deux affluents qui pénètrent à travers sa côte ouest venant du sud-ouest, ce

Pour un aussi grand lac d'être même grandeur qui coule

qui lui donne le rare privilège égoutté par deux cours d'eau à peu près de nt dans des directions contraires.” L'un des deux, la Stone River se déverse dans le lac Athabasca et l'océan Glacial et l'autre, là rivière Cochrane dans le lac Reindeer sur le plateau d'épanchement de la baie d'Hudson. Nous avons exploré seulement la rive ouest du lac. “La baie du lac Wollaston de laquelle découle la Stone River, à un mille et demi de longueur et trois quarts de mille de largeur'’ “la grève est ordinairement bordée de Pierres mais on remarque quelques étendues <e sable’’ + + + + : “La plage est une lisière de galets en arrière de laquelle le terrain est bas et boisé d'épinette noire de petite taille. A trois milles au sud de la

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source de Stone River, est une crète prolongée de sable et de pierres variant entre 200 et 300 pieds d'altitude maigrement boisée de pin des rochers. Derrière une petite baie sableuse, près de son extrémité sud, s'étend une profonde tourbière mousseuse qui s'élève en pente douce jusqu'au bord d'une terrasse de graviers arrondis dominaut le lac de 60 pieds, qui est sans doute un rivage d'ancien lac.

A un mille au sud-est de ce marécage en pente, il y a une île longue et étroite située à l'embouchure d'une baie circulaire. Elle se compose d'une série de collines et de crêtes escarpées de sable et de pierres arrondies, entre lesquels on voit des trous de marmites profondes renfermant parfois des petits lacs. Les versants des collines sont aussi escarpés que possible pour du sable, et, à leur base, est bordée de pierres arrondies.

“En suivant le rivage pendant quatre milles, la première roche en place que l'on rencontre est située sur une petite île de granite rouge. Ce granite est composé principalement d'orthose et de quartz avec un peu de plagioclase et de biotite et renferme des enclaves de gneiss feuilleté. La surface est unie mais, comme la plupart des surfaces rocheuses de cette région, n’est pas striée.

“Pendant dix milles vers le sud, jusqu'à l'embouchure du creek Collins, l'on n'aperçoit pas de roche en place, mais le rivage est jonché de pierres dont un bon nombre sont du grès ou du conglomérat d'Athabasca. Au fond de la plage le terrain s'élève rapidement de 10 à 20 pieds jusqu'à une plaine sableuse boisée de pin des rochers, semblable à la plaine qui domine la côte ouest du lac Cree. Un bon nombre des cailloux de grès sont très anguleux et leur présence ici que l'on ne remarque pas plus au nord de même que le caractère généralement sabloneux de la région avoisinante, est Une preuve concluante de l'existence du grès d'Athabasca dans les environs immédiats. La présence du grès en cet endroit montre que ce lac, de même que tous les autres grands lacs par où nous sommes passés, sont sur la ligne de contact entre les terrains archéens et les paléozoïques.

“Le creek Collins est, à son embouchure un petit cours d'eau de 45 pieds de large coulant sur un lit de cailloux. Son eau est de couleur brun clair et ses berges sont boisées d'épinettes et de saules. Il se déverse au fond d’une longue et étroite baie avec plage de sable et de cailloux.”

“Nous avons suivi la berge peu élevée de la baie Collins pendant six milles vers l'embouchure, jusqu'à une pointe en arrière de laquelle est une haute colline arrondie de gneiss à biotite gris foncé bien feuilletée allant N. 30° E. et plongenant S. 70° E. sous un angle de 50°. En certains endroits, le gneiss est À gros éléments et rempli de biotite; ilest aussi traversé par de nombreuses veines irrégulières de pegmatite rouge. Sa surface est lisse et sillonnée de profondes camelures glaciaires allant S. 10° O.

“A deux milles et demi plus loin en suivant le rivage, est une :ongue pointe de granite blanc massif à gros éléments renfermant des enclaves de gneiss à biotite noir, immédiatement en arrière de laquelle se trouve une haute colline arrondie de gneiss à oiotite gris foncé avec direction N. 45° E. et plongement vertical.

“Du haut de cette colline on à une vue magnifique sur le lac. Au nord et à l'est il est parsemé de nombreuses îles tandis qu'au sud c'est une vaste nappe d'eau bleue transparente. La ligne de rivage est très irrégulière et, en arrière, s'élève en pente douce des collines basses maigrement boisées d'épinettes et de sapins, souvent séparées par de grands marais boisés d'épinette et de melèze de petite taille.

“De cet endroit nous avons pris au sud et, après avoir passé quelques pointements de granite blanc, avons navigué pendant cinq milles à travers le milieu du lac libre jusqu'à la pointe orientale d'une grande île boisée composée de biotite-gneiss à hornblende noir verdâtre, à feuillets minces et à grain fin, ayant une direction N.45° E, et un plongement S. 45° E. sous un angle de 75°. Intercalées avec le gneiss, se remarquent des bandes de quartz blanc. La surface est polie et laisse voir, sur le sommet, des camelures glaciaires de direction S. 15° O. Dans la partie ouverte du lac r us avons trouvé une profondeur moyenne de 28 brasses et, comme maximum de profondeur, 324 brasses. Depuis cette ile nous avons traversé en un parcours de trois milles à une petite île chauve composée de granite blanc massif à très gros grain consistant surtout en quartz et orthose avec petite proportion de biotite et tourraline noire en gros cristaux. Un mille et demi plus loin, il y a une grande île de granite blanc de même nature mais plus finement grenu. Après deux autres milles, on arrive à un long banc de galets formant la pointe nord d'une très grande île ou péninsule rocheuse. A un mille et quart plus au sud, nous avons campé en un endroit marécageux au pied d'une colline sur le côté sud d'une pointe en latitude N. 58° 740”. La colline a 250 pieds de haut et se compose d'un gneiss à biotite rouge à gros éléments avec feuilletage N. 65° E.

“Sur les neuf milles qui suivent dans la direction sud, le rivage est très irrégulier et se compose de gneiss rougeâtre de même nature, s'élevant en collines qui varient entre 100 et 300 pieds de hauteur, ayant ure direction passablement persistante N. 40° à 65° E. Les sommets et versants sud-ouest de beaucoup de ces collines sont recouverts de sable et de cailloux. Là où l'on aperçoit des stries glaciaires elles vont S. 30° 0.

“De là nous avons tourné au sud-est et fait six milles le long de l'allure du gneiss dans un chenal ayant de un à deux milles de large entre une grande Île à l'est et la berge basse à l’ouest soit d’une autre grande île ou de la terre ferme, c’est que nous n'avons pas établi. Ce rivage est épaissement recouvert de galets et à quelques endroits seulement nous avons vu des affleurements de gneiss gris rougeâtre. Il y a le long du rivage quelques îles basses, boisées et se composant principalement de cailloux.

“Depuis l'extrémité de ce chenal nous avons pris à l'ouest et rencontré des îles de granite rouge entourées de galets puis nous sommes descendus sur une plage sableuse où précisément il y avait eu, peu de temps avant, un campement de sauvages. De hautes collines de sables se dressent ici et là et des

structure des collines. Parmi les galets trouvés sur la plage s'en trouvait un de calcaire cristallin blanc.

“Depuis cette plage de sable nous avons tourné à l'est et sommes arrivés au bout de deux milles et demi à une pointe d'où nous avons pris au sud le long de la côte ouest de la baie Nekweaza, dont la profondeur est de 14 milles. La berge se compose du même granite et gneiss rouge, et quelques une: des Îles au large de la côte sont d'étroites crêtes de sables en torme d'eskers. Dans la soirée du 23 août nous avons posé notre camp au bord du rivage en latitude 57° 48’ 48”, sur une plage de gravier à dix pieds au-dessus du lac. Juste en arrière du campement se trouvait une ancienne ligne de rivage en gravier plus élevée de cinq pieds. Du côté sud-ouest il y avait un marais sur un lit de galets au delà duquel s'élevait une haute colline arrondie boisée d'épinette et de sapin. Elle se composait au centre, de gneiss rougeâtre alors que toute la surface était recouverte d'un sable ou limon fin de couleur rougeâtre renfermant une grande quantité de cailloux arrondis.

“La baie Nekweaza qui s'oriente au sud-ouest jusqu'à l'embouchure de la rivière Geikie est échancrée du côté ouest par plusieurs baies plus petites mais sa rive orientale paraît être plus régulière et il y a une étendue du rivage près de la partie ouverte du lac qui est presque rectiligne et se termine au nord par une pointe basse au large de laquelle se voit une succession de longues îles basses et étroites. Vers le milieu de cette baie s'étend une chaîne d'îles depuis près de l'embouchure jusqu'à la rive orientale au fond de la baie. Celles que nous avons visité semblent faites entièrement de drift et, si l'on juge par leur forme, les autres doivent être de même matière. Leur relèvement est S. 25° O., leurs plus grands diamètres étant presque parallèles et se rapprochant de la direction générale des stries glaciaires. Les stries remarquées sur la rive orientale vont S. 30° O., c'est-à-dire dans une direction plus parallèle à la rampe de la vallée.

“Plusieurs des îles basses au large de la pointe et dans la baie, du côté est, se composent aussi de drift et sont orientés à peu près de même façon. Les plus grandes de même que ja berge sur le littoral sont du gneiss et du granite archéen et leurs côtes sont escarpées.

“Les collines qui bordent la rive sud du lac sont élevées mais s'élèvent graduellement depuis la plage à l'exception Je celles qui sont à l'entrée de la baie Compulsion qui se dressent brusquement jusqu'à près de 200 pieds. A l'est de la baie, l'on aperçoit des collines encore plus élevées dont quel:,1es unes atteignent probablement 400 pieds au-dessus du lac.

“Les affleurements rocheux près de la rivière Geikie se composent de gneiss gris foncé avec feuilletage allant du S. O. à S. 55° O., mais près de l'embouchure de la baie Nekweaza, le gneiss est envahi par un granite rouge non feuilleté et ensuite, plus à l'est, le granite semble avoir remplacée la roche plus foncée, bien que par endroits on remarque un peu de feuilleté.”"

ILAC SOUTHERN INDIAN.

Ce lac est sur le cours de la rivière Churchill. II s'étale au nord-est et an nord ouest depuis la latitude nord 57° jusqu'au cinquante-huitième degré. Bien que sa ligne de rivage circonscrive une superficie de 800 milles Carrés, il ne présente nulle part de vaste étendue d'eau libre; les portions les plus larges sont parsemées de nombreuses îles et les baies sont longues, étroites et tortueuses. Son profil sur la

Immédiatement au

e largeur d'un mille

passe le courant est passablement rapide. Vers

la partie centrale du lac et s’étalant à l'intérieur depuis la rive orientale, un manteau d'argile friable jaune recouvre les terrains. Vers l'extrémité nord, au delà de l'endroit où la rivière Churchill se détache du lac, l'argile est remplacée par le sable qui forme des étendues horizontales à 70 pieds au-dessus du niveau du lac qui se prolongent au sud-est et sont recouvertes ici et là de petites collines et de dunes et laisse voir par-ci par-là des crètes de gros gravier roulé qui semblent marquer l'emplacement d'anciennes plages de lacs. Au bout extrême nord et sur 20 milles le long de la rive nord-ouest le terrain est bas et recouvert d'une épaisse végétation de mousse ainsi que d'épinette noire et d'épinette rouge, rabougries. De grands troupeaux de carius fréquentent cette partie du lac: dans leurs voyages annuels d'hiver ils viennent dans la partie nord du lac depuis le nordouest ;suivent le lac au sud-est jusqu'à la moitié de sa longueur et, si la neige n'est PaS trop profonde, prennent à l'ouest vers

+ Voir aussi la ‘’escription de la rivière Churchill.

le lac des Rennes. Dans les hivers où les chutes de neige ont été exceptionne!lement fortes les troupeaux se débandent en partie et de nombreuses bandes, afin d'éviter les nciges profondes, s'en retournent au nord au lieu de suivre leur trajet coutumier. Une rivière d'un ‘bit considérable appelée par les sauvages Muskwesi (Grass iver) se déverse dans le lac en venant du nord-ouest à Grassy Bay, près de huit milles de la tête du lac, et deux gros ruisseaux se déversent de chaque côté, l'un à douze milles au nord de la sortie de la rivière Churchill et l'autre à vingt milles au sud: il y a en outre de plus petits ruisseaux qui se jetent dans les nombreuses baies du lac mais ils sont moins . smbreuses sur la rive ouest qu'autre part.

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