‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 8 sur 87 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

La région est encore à l'état sarvage sauf dans le coin sudouest où il y a des établissements prespères ayant pour centre la ville de Prince Albert avec une population de 8,000 âmes; il y a aussi la ville du Pas dans la vallée de la basse Saskatchewan qui sert provisoirement de terminus au chemin de fer de la Baie d'Hudson et qui prend rapidement de l'importance. Le pays commence aussi à se peupler au nord des stations de l'embranchement Prince Albert du chemin de fer Canadian Northern dans la vallée de Carrot River au voisinage de Lost river.

{ Il y a en outre quelques habitations éparses autour des postes des compagnies faisant le commerce des fourrures et dans le voisinage des missions.

A part cela, le pays est habité par les sauvages, à quiila été concédé certaines réserves de terrains; mais ceux-ci vivent plutôt de chasse sur ces terres non utilisées. Ils ont au nombre d'environ 4,600, et on les divise en Cris des mart:ages, des bois et des plaines: on compte environ 4,100 de ces derniers qui se répartissent sur toute la région (planche XV); les Chipewiens au nombre ce peut-être trois cents qui vivent dans le nordouest: les Saulteaux qui sont une centaine et occupent las reserves sur le lac Winnipeg et près de la source de la Carrot river; et les Sioux, descendants de la bande de Sitting Bull, qui peuvent être une cinquantaine et occupent une petite réserve au nord de Prince Albert. Sur quelques unes des réserves du côté sud, il y a quelques petites fermes en exploitation, mais, en somme, les sauvages de la région vivent surtout de pêche et de chasse.

D'une façon générale ils paraissent avoir tendance à augmenter en nombre, bien que certaines bandes qui se trouvent

éloignés des leurs, diminuent en nombre. Il y a que'ques Esquimaux qui viennent des terres incultes au poste du iac des Rennes de la Compagnie de la Baie d'Hudson, échanger leurs fourrures contre des eftets de première nécessité, et quelques uns qui descendent la côte occidentale de la baie d'Hudson jusqu'au Fort Churchill.

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