TERRAIN HOUILLER DE KITSEGUECLA
Dans les cahiers de notes de feu M. Leach pour l'année 1909, on trouve dans le compte rendu d'une ligne d'exploration le long de la rivière Skeena depuis l'ancien village indien à l'embouchure de la rivière Kitseguecla jusqu'au nouveau village environ six milles plus haut, une allusion, à la présence, sur la berge opposée, de roches houillères et de ce qui semblait
les couches de charbon. Ces roches, principalement des
être « calcaires, plongeaient au nord. À l'embouchure de la rivière Kitseguecla et sur sa rive sud il semble v avoir un pli anticlinal, tel que l'indique la note suivante: “A cet endroit les assises houillères vont S. 60° O. et 40° O. Il y a ici environ un pied de charbon impur et écrasé, montrant des stries de glissement. De l'autre côté de la rivière en direction W. 40° N. apparaît un affleurement de roches ressemblant aux volcaniques et, plus en aval de 200 à 300 vards, les assises houillères semblent affleurer de nouveau avec plongements au sud variant entre 15° et 20°.
Il est possible que la roche volcanique à découvert représente
l'axe d'un ph anticlinal.
Le Dr G. M. Dawson donne aussi dans le rapport de 1879-80, description de terrains houillers affieurant sur cette partie la Skeena. L'extrait suivant est emprunté aux pages 102-
103B de ce rapport:—
‘Depuis le cañon Kitselas jusqu'à la bifurcation de Hazeln, soit environ quarante milles en suivant le cours de la rivière
es terrains prédominants sont des calcaires compacts et des rcilites souvent en stratification uniforme. Au cañon Kwatlix, ces roches apparaissent en couches régulières ressemlant à celles du groupe Nechasco signalé dans le rapport de
77. Sur plusieurs milles en amont de Kwatsalix, il y a une ne de collines le long de la rive droite de la rivière formant endroits un escarpement en forme de rampart composé de
s de la nature de celles précédemment mentionnées,
cant en direction opposée à la rivière. Près de Kitseguecla
les roches affectent une nature un peu différente. Les calcaires sont pas aussi compacts, mais sont plutôt tendres et s'acmpagnent de schistes charbonneux qui se présentent à dif- {érents degrés de formation et ont quelquefois dix pieds ou plus paisseur. Vus de quelque distance ceux-ci ressemblent coup à des couches houillères et, lorsqu'on les examine de plus près, renferment en effet des pellicules et des petits amas ‘une matière que, bien que très impure et cendreuse, on peut ippeler du véritable charbon. On trouve beaucoup de terre le fer en nodules et nappes dans certaines parties de la forma-
\et de vagues empreintes de plantes ont été observées dans
les calcaires. Les roches ont été bien irrégulièrement déposées ns beaucoup d'endroits, et les schistes charbonneux particurement affectent des formes lenticulaires. Toute cette formation a été depuis, fortement recourbée, écrasée et bouleversée, \ tel point que même s'il se présentait des couches de charbon le bonne qualité, il ne serait guère possible de les exploiter ‘aucune façon à cet endroit particulier. Environ deux milles en amont de Kitseguecla un axe anticlinal traverse la rivière englobant dans sa courbure une rouche de conglomérat.”