ACTE IIL SCÈNE VIL
profonde, c'est de rire en face de ce péril, c'est de railler avec la mort dans le cœur; seulement, quand le danger s'éloigne, le courage s'épuise, la force vous abandonne . . . {Fondant en larmes.) Eh! si vous aviez été arrêté, j'en serais morte ! 5
Henri. Chaque jour, chaque instant me révélera donc en vous une qualité nouvelle... Je cherche en vain dans mon cœur quelques paroles qui vous disent tout ce que j'éprouve. . . Vous qui pouvez tout... vous qui savez tout... ange, fée, enchanteresse, enseignez-moi donc le moyen de vous payer lo de tout ce que je vous dois!
La comt. Vous ne me devez rien !
Henri. De tout ce que je vous ai fait souffrir!
La comt., avec nn grand trouble. Avant de répondre, Henri... je dois vous faire une demande... ces paroles si 15 tendres, que vient de prononcer votre bouche... sortent-elles bien du fond de votre cœur?
Henri. Ah! vous m'outragez! Quelle preuve!
La comt. Eh bien! c'est...
Henri. Parlez... c'est... 20
La comt. Eh bien! mon ami... c'est de m'aimer... car je vous aime!... Silence... on vient...