Dauphin, aviso à vapeur (à roues) , capitaine Tabuteau
63. Berthollet, corvette à vapeur (à roues), capitaine Pubut.
Cet ordre de navigation à la remorque, indiqué par le signal n° 1134, exige naturellement un temps très-maniable; il pourra arriver que le vent de nord-est, si fréquent en celle saison, s'élève et souffle avec assez de force pour neutraliser l'effet des remorques, et, en ce cas, l'amiral fera peut-être le signal aux navires de guerre à voiles de sortir des groupes en larguant ces remorques fn° 1131. tactique), et sans dételer les groupes autant que possible.
Il pourra arriver enfin que le vent contraire souffle avec tellement de violence que le signal soit fait de larguer toutes les remorques (art. 171 .signaux supplémentaires de tactique) et de naviguer tous a la voile, Dans ce cas, les quinze vaisseaux se rangent sur deux colonnes; les vaisseaux de la seconde escadre dans le sud de la première, au nord de laquelle continue toujours à se tenir l'escadre anglaise. Quant aux bâtiments de transport du convoi, soit de guerre, soit de commerce, ils devront se rallier tous autour de leur commandant en chef dont le guidon flotte à bord de la Pandore.
Si le signal en est fait, les bâtiments à vapeur, que désigne ce signal, quittent leurs postes en dehors des deux escadres et vont se placer autour de ce convoi pour le faire rallier (art. 632, tactique).
mouillage:
Si l'amiral signale de mouiller où Ton se trouve (art. 693 de la tactique), les bâtiments devront, autant que possible, jeter l'ancre dans Tordre où ils naviguent, afin de pouvoir au besoin reprendre facilement et promptement leurs remorques. S'il signale Tordre de mouillage suivant le plan donné (art. 692), on exécutera celte manœuvre, soit à la vapeur, soit à la voile, suivant le tableau indicateur que voici. 11 est probable que les premiers de ces mouillages seront momentanés, et que les seconds s'effectueront devant le territoire ennemi, alors qu'il y aura lieu d'y opérer le débarquement des troupes. Dans ce dernier cas, quelques instants avant d'arriver au lieu du mouillage, les remorques des bâtiments de commerce seront larguées successivement au signal qu'en fera Tamiral (art. 1192 et 1193, tactique), et ces derniers laissant ainsi prendre les devants aux bâtiments de guerre iront, si le vent les favorise, jeter l'ancre au large des vaisseaux et frégates français, conformément au tableau ci-dessous. Ils devront, autant que possible, se grouper partiellement à ce mouillage, suivant l'espèce de leur chargement ; ce qui sera d'autant plus facile qu'ils auront dû, une fois les remorques larguées, hisser les pavillons indicateurs de ces chargements.