SCÈNE IX
Les Mêmes, GROSLOULOUP,* entrant en tenant un pâté et un gros melon.
GROSLOULOUP, à Xandnne, donnant le pâté. J'apporte unLesaaie. Xandrine, le porte dans la cuisine. (A part.) Il faut convenir que je suis un fameux crétin.
MONIQUE, prenant Je melon. Et un melon! (Elle va le placer sur le buffet et reste là un instant.)
GRosLOULOUP.Oui. (A par^.)Oui,jesiiisun affreux crétm! Cela peut paraître invraisemblable, mais cestamsi... Je marchandais ce cucurbitacé là sur le trétoir, quand la pensée s'est fait jour dans mon cerveau comme un coup de marteau' la' ban ! Mais Batandier est le choix de madame Groslouloup, ou celui de Xandrine! me dis-je Céder a ma femme, cela m'ennuierait... à ma fille, passe... sondons-les (Haut.) Est-U encore couche? {Xandnne rejitre.)
MONIQUE, venant en scène. Qui ?
GROSLOULOUP. Bataudicr.
XANDRINE. Monsieur Batandier... il est sorti (A part). Faisons semblant de l'avoir aimé la ore^ miere. ^
GROSLOULOUP. Bon... tu le connais?
SANDRINE, souriant. Oui... oui...
MONIQUE. Et moi aussi.
GROSLOULOUP. Et moi, idem.
TOUS LES TROIS, Se regardant. Ah! ah'
GROSLOULOUP, fineme)it à Xandnne. Vois-tu TOis-tu... fine mas'iue!
MONIQUE. Eh! bédame!
SANDRINE. Eh! bédame!
GROSLOULOUP. Eh ! bédame!
Tou< LES TROIS, à part. C'est ça.
GROSLOULOUP. Nous sommcs en veine
MONIQUE. Quelle chance!
SANDRINE. Qu'est-ce qui aurait dit ça?
GROSLOULOIP. Quoi?
MONIQUE. Hein?
SANDRINE. Paîl-il?
MONiQDE. Nous sommes donc d'accord.
SANDRINE. Est-ce extraordinaire!
GROSLOULOUP. C'esf la première fois que ça nous arrive... (On entend Batandier au dehors.) C'est Batandier; séparons pour nous recueillir et le bien fêter.
ENSEMBLE
AïR de Framboisy.
GROSLOULOUP, MONIQUE.
C'était le môme Que nous aimions tous trois.
Celui qu'elle aime Nous l'aimions à la fois.
• Xandrine, Groslouloup, Monique.
XAIttoUlNfe.
Celui que j'aime, Que nous rêvions tous trois,
C'était le môtrie Qu'ils aimaient h, la fois.
{Groslouloup sort à droite, premier plan. — Monique à gauche, premier plan. — Xandrine, deuxième plan.)