Bavière^ Mémoires et documents, t. III
M. KOLARD, i75ii.
naturels di* sa gluire autant que de celle de lu maison de France. Cependant le Roi n'a voulu faire aucun effort jK)ur dissoudre cw liens avant le terme que le traité de Londres leur a prescrit, lia mieux aime laisser le temps à rElecleur' de connoUre par ses pnvprès rt^flexions tout ce qu'ont de dangereux pour lui des liatîioijs qui l'obligent à concourir aux avantages des puissances dont il a tout à craindre et au prï^judico de celle dont il a tout à espérer.
11 paroîl que ces vérités ont fait sur l'esprit de ce prince l'impression qu'on en devoit attendre, puisqu'il a fait assurer le Roi qu'il ôloit déterminé à rentrer dans les principes de Tunion de sa maison avec celle de Fruitée. En conséquence* il a donné an sieur baron Vanlyck le caractère de son envoyé extraordinaire auprt's du Uui, et c'est pour répondre à de si bonnes dispositions que Sa Majesté vient de nommer le sieur Folard pour être respectivement son envoyé extraordinaire à la cour de Afunich.
L'ex|)érience que le Roi a faite du zèle et des talents de ce ministre, et les témoignages de confiance que l'Klecteur lui a donnés en différentes occasions ont été les motifs du choix de SaMajesté, comme ils le sont de Tespérance où Elle est qu'il remplira cette commission à la satisfaction des deux cours.
Il ne pourra trop assurer TElecteurde la tendre amitié du Roi pour sa personne et de l'intérêt sincère qu'il prend à sa gloire, I ses avantages et à ceux de sa maison.
Il lui dira que Sa Majesté a appris avec la plus grande satisfaction le dessein de rÉlocleurde reprendre l'ancien système de l'union qui est héréditaire entre les maisons de France ut do Bavière, que Sa Majesté ne demande pas mieux que d'y concourir en formant avec lui une alliance qui le rende aux princes du si maison* à ses amis et h ses véritables intérêts, et qui coniinencera au terme do l'expiration de celle qu'il a avec la couronue d'Angleterre.
Que pour remplir cet objets le Roi, consultant plus les intérêts de l'Electeur que les siens propres, n'exigera rien de rEltîcleur qui le compromello avec les cours de Vienne et d'Angleterre.
Que son unique but est (jue Son Altesse Electorale puisse,