‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 154 sur 256 · COMTE CHARLES DE SCHOMBERG · texte numérisé non relu

COMTE CHARLES DE SCHOMBERG

Le marquis de Béthiine «'^clioua compliHemont : TÉlectcur palatin inilm dans la co.ililirui en 1*»7I. Il i>n fut cruellement puni: le Palalinal fut (k'vaslé pur Turonnc, après sa vicloirodo Sinzhcini (16 juin 1674}. La paix une fois conclue à Nimègue, en 1679, Charlos-Louis «Mit encore à soutTHnle demandes d'indemnités fornit^es par la l^anco et des arrêts des chambres de rûunion. 11 mourut en 1(^80.

L'EUnpire iHait furt ag:iti} par les annexions do Louis \I V en Alsace. On commeni;ait d«5jà à y négocier une onlente entre les princes allomocd» pour résiiiter aux entreprises de Li France. Le comte deSchomberg fùl envoyt* à Hi'idelberg sans mandat ofHciol pour tenter de détourner le «uccesscur de l'électeur Chnrles-Louis d'entrer dans les a^odâtions. Colbert de Croissy était alor:4 ministre des alTaires étnuifères.

lOIHK till KOI IMIta SKHVIH U INSIHUCTION AU BIEUR COMTE CUAKLBS De^CfiOMUenr. * DK CK OU'iI. doit faire a la cour D*UEYDCtBERO POCR LE 8CHV1C£ DK SA MAJKSTÉ, » 3 EfOVEMURE 1G81, A UBTl*,

Lintentiondu Roi étant de ne rien omettre pour maînlcnir paix de l'Empire, Sa Majesté a sujet de croire que tous les

I. fOâ da a*r4chftl il« SehombcrK, duc d« TeUord, mort «a ttfVS. I. Cênttfomdanee Paiaiinat^ t. XiV.

394 LE COMTE CHARLES DE SCliOMBERG, ICdl.

princes et ËUits qui h' coiij[>osent y concourronl d tiuUint plus volontiers qu'un reuouvonemcnt de guerre dans l*Altemagiif produiroil infaillibleuienl leur ruine, au moins de ceux qui »unt les plus voisins du Rhin, et ne pourroit plus porter aucmi dommage aux liTrc&i et pays dépendants de lu souveraineté do Sa Majesté. Et comme tous les électeurs ecclésiastiques paroîsseut être dans ces sentiments. Elle juge à propos de les inspirer aussi à celui d'Heydelberg* et à ses ministres par la voie dudil sii^ur comte de Schomljerg, en sorte que non seulement il ne leur paroisse pas qu'il [wrle par ordre de Sa Majesté, mais môme qu'iU soient persuadés que ce qu'il leur dira sans afTectation n eât qu*un rapport véritable de ce qu'il aura appris des ministres de ITmpin' assemblés à Fnmcforl.

Les affaires du sieur maréchal de Schomberg ' et toutes les liabitudes que ledit sieur comte de Schomberg a faites à la cour d'Heydelberg lui fournissent assez de prétexte d'y retourner» el il y a bien de l'apparence qu'il ny verra pas longtemps rÉlecleur et ses ministres ou autres de ses principaux domestiques, qu'on lui parlera de l'état présent des affaires d'Allemagne et de ce qui se passe à Francfort. C'est sur quoi il doit lÂcher de leur faire expliquer ce qu'ils pensent et employer toute son adresse ï»our découvrir quels peuvent être leurs desseins, soit d'exciter la dlM? de Ratisbonne par des plaintes mal fondées à rejeter les propositions d'accommodement que {jourront faire les princes tjui aiment la paix, soit de contribuer tout ce qui dépend de lui â les faire réussir et obliger ])ar sa sage conduite Sa Majesté à lui conserver tout ce qui ne doit pas appartenir à sa couronne.

Pour cet effet, lorsque les entretiens que ledit sieur comte de

1. Chorlei II. élcct«ur palalÎD, oé le 10 ariil lti.%1, avait «uccMë â son \^rt, CharleB-Louii, le 28 août 1680. Il avait époufié, en ItiTl, W'ilhclmiad-Eri' flUc (le Frédéric 111, roi do Danemark, dûal il n'eut pas d'eafam. FaiMe «t :lli:: taux, il mourut le 26 mai 1635; il fut le dernier électeur do la branche deSimmera; aa euoceaaion échut, en Tertu d'un traité signé quelques Joufa arant sa mort, aa comto palatin Philippe-Ouiltnume de Neubourg.

8. Armand- Pré dêric de Schomberg, n^ vers 1619, descendant d'une vieill''^ maison allemande, avait servi dans l'armée impériale, puis en Uullande: it ap{)arleoait a la. France depuis 1650, s'illustra dans la guerre qne Ht le Porlu^'aJ Â l'Kspagne après la paix den Pyrénées, tut fait maréchal de France en 1675, pa$^ ensuite au service du Brandebourg-, pois du prince d'Orange, et fut tué à la bataîllt de La Bojne an 1090.

AKKAIHES U'ALSALE.

iborahcrg aura avec les principaux de celto cour tombernnl iX-inèœes, nu par son adresse et sans a(rectation« sur itoUc kUèro, ou &orlu qu'où lui dcuiaiido ce que ion en dit à Franc- Tort, il pourra leur faire entendre que les sentiments du celte

e emblée vont k ce qui peut Hra le plus avantagmix audit Klncr, qui est de préférer le rétablissement dune parfaite correspondance avec Sa Majesté à tout autre parti ; qu'il n^ a point de ministre audit Francfurl qui ne dise que ceux qui voudroîent ^Dublcr la paix, et principalement les Étais voisins du RhiUf Hroieut accablés de lu puissance du Iloi et ruinés sans ressource Bmjit qu on eût son(j:éà Icn secourir; rpion commence mi>nie à y Bconnoitre la justice des droits de Sa Majesté, et quon y estper- ^mjuléque rien ne seroit plus utile à l'Empire que de les fixer, en Êàiftanl avec les ambassadeurs de France une déclaration et

fonnoissance de tous les lieux où les arrêts des chambres de i£ et de Brisacb ont été signifiés avant la soumission de la ville de Strasbourg à l'obéissance de Sa Majesté, réglant les Uiniles sur le pied de cette possession et convenant de part et loutre que. quelque titre qu'on puisse recouvrer il l'avenir pour contre les droits de la couronne de Fnmee, ils ne pourront ^porter aucun chan^mient à ce règlement. Si on disoit audit sîenr de Schomber^ que TÉlecleur palatin iiïrîrr>it trop dans cet accommodement, il pourroit répondre une wîule année de guerre lui feroit bien recevoir de plus ids dommages et lui pourroit même faire perdre la plus grande •lie de ses Étals; qu'au contraire, en concourant à la confirmade la paix à des conditions si avantageuses à l'Empire cl qui il de si courtes bornes aux prétentions de Sa Majesté, il pourroit espérer quelque dédommagement de l'Empire de ce que

I justice des droits du Roi lui 6teroil dans cet accommodemonl, qm peut-élre m<>mo Sa Majesté pourroit bien y contribuer de idqne sonime d'argent; que par ce moyen il trouveroit aussi ik ^'Avenir toute sorte d appui auprès d'Elle; et, si ledit comte da iomt>erg parle aux ministres de ce prince, il pourra leur inâiir qu'iUsc ressenliruient aussi de la libéralité de Sa Majesté, S'il trouve (ainsi (pi'il vient d'être expliqué) l'occasion favolU* d'eu venir ù toutes ces ouvertures, il doit faire entendre h

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