Ferdinand-Marie
ALLIANCE DK 1073.
rendent plus capable de bien répondre au clioixque Sa Majesté Cail do lui pour cet emploi.
Pour iuHlruire le sîeur de la Haye de ta conduite qu'il devra lenir co Buvit're» Sa Majesté a voulu qu'il connût par le prissent méastoirt* quolleï^ sont les liaison:? qui y ont été |iriso», et quelle ]r csl k disposition des esprits, afin qu'il puisse y maintenir avec pios de facilité rinclinnlion qu'il y trouvera affermie pour une étroite ouion avec la France.
Ledit «icur dt* lîi Haye saura pour ce sujet que M. l'Electeur, mai-» particulièrement Madame l'Electrico de Bavière ont toujours professé une oITeclion particulière pour Sa Majesté et ont fait paroltre un grand zèle pour demeurer attachés à son ulliancef qu'iU ont paru augmenter encore ces sentiments depuis la guerre (lue l'Empereur excila en Allemagne l'année 1672 en faveur des KUts généraux, et qu'ils Firent paroitre alors plus do disposition pour maintenir dans toute leur force les traités de WestphtUie 4ui ûlcfit la liberté à l'Empereur et aux princes de TEmpire de
nnor secours aux ennemis de la France.
Ce fut dans celte vue que pour faire entrer ledit sieur Electeur do Bavière dans des mesures plus étroites. Su Majesté jugea à propos de lui envoyer le sieur duc de Vitry. Il conclut avec ce prince le 14 janvier 167S un triiilé par lequel M. lEIecleur de Bavière s'oblige de s opposer à l'Empereur et à tous autres princes qui viiodroifut prendre di»s passages ou des quartiers chez les Itriuceti de l'Empire contre les dispositions des traités de Westplmlie.que ce prince s'ohligi* de maintenir en tous leurs points. Pour le raellre en étal de s'armer et d'exécuter ses promesses, S« Maje^t** lui lit payer pour la levée d'un corps de neuf mille hommes la somme do deux cent mille francs, et lui a fait continuer depuÎH celle de seize mille écuspar mois qui éloil promise pour rcnlrelien desdites troupes. Ledit sieur Electeur suhligea par un article secret lors ilu mènie traité de donner en loul temps ui «ear Gravel, alors plénipotentiaire do Sa Majesté i\ Ralisbosoe, la connoissance exacte des troupes cpi'il rievoit mettre mr piedp et convint mémo que ledit sieur (îravel pourroit ou par
i-mêmo ou par de^ gens qu'il commettroil s'écliiircir si «'lle!^ iunt efTectivcH.
M. DE LA HÀYE-VANTELET. U'S.
Ce prince ayant fait remontrer depuis à Sa Majesté qu'en cas qu'il fftt attaqué pur ri]mpereur, il auroit besoin que ces troupes fussent augmentées, Sa Majest<5 a bien voulu lui accorder, pardes articles secrets signés le ciiiquii^uu^ juillet de cette année, la somnit! de cinquante mille écus pour la levée de quinze cents chevaux, et celh* de douze mille écus d'ailgmentation de subside par mois pour Tentretien de sou armée, à condition toutefois que ces dernières obligations de Sa Majesté n auroient lieu que lorsque ledit Electeur seroil entré effeclivement en guerre.
Les copies do tous ces traités seront remises entre les mains dudit sieur de la Haye, et il verra dans le premier que M. TÉlecteur de Bavière a désiré do Sa Majesté qu'Elle fit entrer dans ces intérêts le plus grand nombre de princes de l'Empire <|ui lui seroit possible comme un appui dont ce prince a voulu se fortifier, en cas qu'il prit les armes pour les intérêts de Sa Majesté.
C'est ce qui a été établi par le sieur duc de Vilry dans le temps qu'il a demeuré auprès de M. TÉlecteur de Bavière, mais <)Uclquo bonnes qu'aient toujours été les intentions de ce prince, elles ont été sou\ent IraversHes par les craintes qu'il a conçues, et dont il parolt assez susceptible, de pouvoir être attaqué par TEmpereur et de se trouver trop foible pour lui résister. C'est sur (|uoi le sieur duc do Vitry a eu diverses fois besoin de le rassurer, non seulement par le peu d'apparence que TEmpereur en lui déclarant la guerre voulût s'attirer les plaintes de tout TEmpire, mais encore par les assistances certaines qu'il lui a toujours fait voir d'un prompt secours de la part de Sa Majesté.
Les choses sont encore présentement en cet étal en Bavière. L'Électeur témoigne être toujours très disposé à maintenir l'ailiance de Sa Majesté et il y a paru encore plus confirmé depuis que le sieur duc de Yitry lui a communiqué les paroles (jue le roi de Suède ' avoit fait donner à Sa Majesté de rompre avec M. l'électeur de Brandebourg. Que même par cette action de la Suède et par celle que le Roi lui faisoit espérer de M. le duc de ITanovre-, il a cru voir élever un parti considérable dans la basse Alle-