‹ Bayard à Mézières, opèra comique, en un acteChapitre 24 sur 44 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les Mcracs, BAYARD, MONTMORENCY n'HANNttHAUT, LE PAGE et Habitans. BAYARD , arrivant la lettre du Roi a la main. Voici le £age de notre salut: ces caractères traces par le Roi sont le garant de notre prochaine délivrance ! Ah Mesdames, ah ! Chevaliers , qui ne serait ému par le récit des prodiges qui se sont opères depuis que nous sommes enfermes dans Mezières, ils ont surpasse' mon espérance ; le génie du Roi devient la providence de son pays, il trouve des ressources ou l'on n'en voyait plus; à sa voix, la timidité' se rassure, le courage prend un nouvel essor, l'égoisme disparait; le cri de guerre et de patrie retentit d'un bout du royaume a l'autre; ces villes abandonnées , ces routes désertes se couvrent comme par enchantement de bannières éclatantes, de bataillons formidables: il n'est pas une famille, un hameau qui ne prenne part a ce mouvement sublime; leRoi donne son ame à tout ce qui l'entourre, le caractère Français reprendra gaîté,son e'nergie , son assurance î Tout s'ébranle à la fois pour nous se^ courir, et nos ennemis épouvantés disparaîtront bientôt au seul bruit de la France entière sous les armes ! ! !

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