‹ Bazaine et al capitulation de Metz Émile de La BédollièreChapitre 46 sur 117 · PA HOU ET UU GO.VSEIL · texte numérisé non relu

PA HOU ET UU GO.VSEIL

Pourcet, commissaire du gouvernement, général de division ayant commandé en chef;

Martin, commissaire ordinaire, chef de bataillon en retraite ;

Alla, greffier, officier d’administration ;

Castres, greffier auxiliaire spécial, officier d'administration.

l'nc activité en quelque sorte Ouvreuse régnait dans fus cbantieis du Grand-Trianon ; les ouvriers avaient presque achevé leur besogne dans la grande galerie qui relie les deux ailes à droite et à gauche de la cour d'honneur ; elle était élargie de cinq mètres, ce qui donnait une largeur de quatorze mètres avec les neuf mètres qu'elle avait avant l'agrandissement.

Le plancher de l’annexe reposait en partie sur des chevalets en bois que soutenaient les marches de pierre du perron donnant sur le jardin.

Aux extrémités, le sol même Ai jardin soutenait les assises en pierre qui portaient & la fois le plancher et la toiture en planches.

Sur les dalles en pierre de la partie ancienne de la salle, fut jeté un plancher pareil à celui de la partie ajoutée.

l ue cloison en planches, percée de sept grandes fenêtres rondes dans la forme de celles du palais, fer-

mait la galerie du côté du jardin. Afin d'empêcher un excès de sonorité, on devait revêtir cette cloison de foin foulé.

Les menuisiers dressèrent rapidement l’estrade sur laquelle devait siéger le conseil, et disposèrent les portes par lesquelles devaient entrer, d'un côté, l’accusé et son conseil, de l’autre, les témoins et le public.

L’architecte Questel pensa ave© raison que l’aspect de la salle d'audience nécessitait certains embellissements qui n étaient pas entrés dans les premières prévisions.

Le plafond de l’annexe-jardin serait Tonné intérieurement de panneaux de toile peints en blanc. Sur la cloison de cette annexe seraient reproduits sur toile, en trompe -V ait, les pilastres -de inarbre rouge et blanc d’un côté de la cour. Les architraves seraient imitées en papier peint, de façon à offrir une apparence de symétrie.

L’intérieur des tambours en boiserie qui précédaient la salle serait tapissé ; dans l'appentis de droite, sur la cour, un raccord en peinture serait exécuté sur la partie donnant accès 4 la salle des Pas-Perdus.

Cet excédant de travaux se traduisait nécessairement par un accroissement de dépenses; les frais s’élevaient, dans le premier devis, à 7,000 francs; puis à 12,000; ou était certain maintenant qu’ils ne dépasseraient pas 25,000 francs ?

Eu opérant toutes ces transformations, on reconnut que la salle, quoique très-haute ettrès-.spacieuse, serait encore bien exiguë. Ne fallait-il pas réserver les bancs des 272 témoins à charge et des.70 ou 80 témoins à décharge qui assisteraient aux débats après leurs dépositions ? Le couloir ménagé pour le passage des témoins, le long de la boiserie du côté du jardin, ne restreignaitil pas trop l’espace laissé an public? Enfin, les places réservées à la presse pourraient-elles suffire, puisqu'aux reporters français devaient s'adjoindre des sténographes anglais, belges, italiens ou allemands?

Le sous-lieutenant Clageot fut chargé par le régisseur du palais, de faire meubler, à Trianon-sous-Bois, les pièces destinées au prévenu, qui communiquaient directement avec l'aile droite. M® l.achaud demanda à avoir une chambre, afin de s'y reposer et d’y travailler alternativement.

A la Un du mois de septembre, la salle fut livrée aux tapissiers pour qu'ils eussent à en terminer l'amenagement *e I er octobre. L’ordre des débats fut alors arrêté comme il suit, pour la première semaine du procès:

Lundi «. — Lecture de l’arrêt qui renvoie M. Bazaine, maréchal de France, devant un conseil de guerre. — Commencement de la lecture du rapport du général Pourcet, formant acte d'accusation.

Mardi 7. — Continuation de cette lecture jusqu'aux conclusions du rapport.

Mercredi 8. — Lecture des conclusions visant un peu plus de cinquante points, qui seront transformés en

questions auxquelles le conseil de guerre aura à répondre. — Appel des témoins à charge et à décharge.

Jeudi 9. — Pas d'audience.

Vendredi 10.— Interrogatoire sommaire du maréchal.

Samedi H . — Suite et fin de cet interrogatoire.

Ce n’était donc que le lundi 13 octobre que devait commencer l'audition des témoins.

Au reste, dans une allaire d'une importance aussi majeure, après avoir mis en relief les noms des principaux témoins, nous ne pouvons nous dispenser d’en donner la liste entière.

Après MM. Canrobert et Le Bœuf, venaient les généraux de division.

Lesgénéraux de brigade Gagneurs deBerckcin, Boyer;

MM- Lewal, colonel d'état-major; de Gircls, colonel d’artillerie; Merlin et Salansac, colonels du génie; Turnier, colonel en retraite; Humbert, colonel, bibliothécaire à l'Ecole d’application de Fontainebleau ; d’Andlau, colonel d’état-major; Stollel, colonel d’artillerie;

MM. d'Abzacct Bonneau du Martroy, colonels d’étatmajor ;

MM. Rémond, coloneldu génie; Vasse St-Oucn, colonel d'artillerie; Nugues, colonel d’état-major; Jouannc- Bcaulien, lieutenant-colonel au 00 e de ligne ; Protche, lieutenant-colonel d'artillerie; Fay, lieulcnantcolonel d’état-major; de Villcnoisy, lieutenant-colonel du génie; Massaroli, lieutenant-colonel en retraite; H<>ff, lieutenant-colonel d’artillerie; Magnan, Tissier, Brocze, lieutenants-colonels d'état-major;

MM. Bczard, lieutenant-colonel d’artillerie ; Melcion d'Arc, lieutenant-colonel de l’état-major des places; Pluvier, lieutenant-colonel du génie; Vasseur, de France et Samuel, chefs d’escadrons d’état-major ; Sers, chef d’escadron d’artillerie; Duchène, chef d'escadron d’artillerie ; Lccoispcllier, chef de liataillon du génie ; Reboul, major de place; Fix, chef d’escadron d’état-major; de Beaumont, chef d’escadron au 13 e dragons; Abraham, chef d’escadron d'artillerie; Cafïarcl, Guiot, de Bucy, chefs d'escadrons d’état-major ;

MM. Farcy, chef d’escadron du génie; Beckœr, chef de bataillon du génie;

MM. de Montdésir, Maignicn, chefs d'escadrons d’artillerie;

MM. Peauecillier et Lamcy, chefs de bataillon du génie;

MM. de' Négroni, chef d’escadron de cavalerie ; Massou, chef d'escadron d’artillerie; Nogues. lieutenant de vaisseau ; Quatrehceuf, sergent- fourrier des équipages de la flotte sur le J eau-Bart; Douzelle, matelot sur le transport le Iihin ; de Lacale, capitaine, officier d’or donnante du général Bourbaki ; de Sancy, capitaine au 20' dragons ; Boyenval, capitaine du génie ;

Lemoyne, de la Tour-du-l’in, Ficav, capitaines d'étatmajor ; Lejoindre, capitaine au 63 e ; Pozzo di Borgo, capitaine adjudant-major au 70'; Mairot, capitaine au 12“ bataillon de chasseurs; de Rochas d'Aigiin, capi-

taine du génie; de Bellegarde, capitaineau 10' dragons; Costa de Cerda, Garcin, capitaines d’état-major ; Charct, capitaine au 2 e régiment du train ; de Benoist, capitaine de la garde mobile ; Joyeux, capitaine d’artillerie; Hcnderson, capitaine d’état-major ; de Mornay- Soult, capitaine au 9 e hussards ; de Chalus, capitaine d’artillerie; Gudin, capitaine au 12" de cuirassiers; Deloye, Antrye, capitaines d’artillerie; Belner, capitaine en retraite; Toustain du Manoir, capitaine aux tirailleurs algériens; Compagnon, lieutenant du génie; Arcbambeau, lieutenant au 108“ ; Knoll, lieutenant au 82 e ; Thiriot, sous-lieutenant auSo«; Dclaniarre, souslieutenaut de cavalerie ; Moutli, sous-lieutenant au 4 e chasseurs d’Afrique; de Bazelaire, élève à l’Ecole polytechnique ;

Les intendants généraux inspecteurs Wolf, Uhriclr, Friant ; - .

Les intendants mililaires Dcnncccr, de Cévilly, Séguineau de Préval, Lebrun, du cadre de réserve; Gayard, Pagès, Richard ;

Les sous-intendants Courtois, Biroustc, Mony, Gaf- (iot, Boiitcillcr.

Viennent ensuite, pêle-mêle, les témoins civils :

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