GROUPE D'EX-COMMISSAIRES DES ÉCOLES DE LA VILLE
MM. (1) Omer Marchand.— (2) André Leduc, fils.— (3) J.-B. Gendron — (4) J.-B. Rov [sellier.]— (5) Aimé Leduc— (6) Leduc— (7) J.-B. Roy [photographe.]— (8) Th. Olivier.— (9) André Leduc, père.— (10) D.-A. Saint-Amour.
a été divisée en arrondissements pour le soutien des écoles; en 1867, ces arrondissements étaient répartis comme il suit:
N° 1. — La Ville — le Domaine Saint- Louis — les terres jusqu'à la Côte Saint-Georges; n" 1 et 2 du Bas du Fleuve jusqu'au n° 1 du Haut.
N° 2. — Toutes les terres du Haut du Fleuve à partir de la première terre le long
N° 7. — Beauce et Saint-Zéphirin.
N° 8. — Bas du Fleuve depuis les limites de la ville.
En 1919, les arrondissements se répartissent ainsi:
N° 1.— Haut du fleuve.
N° 2. — Rang Sainte-Marie.
N° 3. — Rang Sainte- Anne.
N° 4. — Rivière Saint-Louis.
Compléments de la Paroisse: les Écoles
N° 5. — Rang Saint-Georges.
N° 6. — Rang de la Beauce.
N° 7.— Bas du Fleuve.
N° 8.— Melocheville.
Nos "petites écoles"
Si nous parlons de "petites écoles", ce n'est pas par mépris pour nos écoles des rangs: ces écoles peuvent être petites de dimension ou par le nombre d'élèves, elles sont grandes par la place qu'elles tiennent dans notre système éducationnel et par les services rendus. A Saint-Clément comme ailleurs, les " petites écoles" ont été pendant longtemps, avec l'église, le seul foyer d'instruction; elles sont restées, même après le collège et le couvent, fidèles à leur mission éducatrice. Plusieurs familles qui comptent parmi leurs membres des prêtres ou des hommes de profession, n'ont cessé d'être le soutien de ces écoles.
Nous savons qu'en 1842, il y avait à Saint- Clément deux écoles, probablement au Buisson et sur la rivière Saint-Louis. En 1845, Michel Dumas et Charles Tessier, "voulant faciliter l'établissement d'une école élémentaire dans l'arrondissement N° 5," donnent un terrain de 45 x 180 pieds, sur la rivière Saint-Louis; et la Commission scolaire, par Alexis Lebœuf, accepte ce don devant le notaire Hainault, le 15 septembre.
Le 25 août 1846, Augustin Lamoureux, pour l'arrondissement n° 4 (Saint-Joseph et Sainte- Anne) donne un lot de 180 x 80 pieds pour une école; ce lot est le n° 16 de la concession de la rivière Saint-Louis.
Le 22 janvier 1847, Bénoni Bro (Brault) et Amable Lemieux, pour l'arrondissement n° 7, donnent un terrain d'école de 5 x 10 perches; ce lot est le n° 11 de Saint -Georges.
Le 12 avril 1847, Michel Longtin cède aux commissaires d'écoles, pour l'arrondissement n° 2 (Haut du Fleuve) un emplacement de 1 x % d'arpent; en retour, "il prend la vieille maison d'école," dit l'acte notarié; cela paraît bien confirmer l'opinion qu'il y eut de très bonne heure une école près du Buisson. Le 11 mai, les commissaires d'écoles, Toussaint Paiement, tanneur, Paul Roy, Etienne Hainault, et Louis Trudelle, donnent un contrat de construction d'école pour 37 livres courant, à Amable Berlinguette; cette école est de 24 x 36 x 9 pieds. Nous savons par ailleurs qu'en 1864, la Commission fit construire une école en bois lambrissée en briques, pour l'arrondissement n°2; la même année, une école de 20 x 25 était construite dans l'arrondissement n° 3 (Sainte-Marie).
En 1853, Alexis Petit donne aux commissaires un terrain d'école, — nous ignorons pour quel arrondissement.
En 1919, les écoles sont sur les terres suivantes: L'école n° 1, chez M. J.-Bte Boyer; n° 2, chez M. Albini Leduc; n° 3, chez M. Aimé Trudel; n° 4, chez M. Louis Maheu; n° 5, chez M. Ab. Dagenais; n° 6, chez M. Arthur Primeau; n° 7, chez M.
Adélard Goyette; n° 8, chez M. Herménégilde Godin.
Nous n'avons pas les noms de tous les instituteurs et de toutes les institutrices qui ont enseigné à Beauharnois; en voici quelques-uns trouvés dans les recensements nominaux du Canada.
En 1851, François- Xavier Montmarquette est instituteur; Alésire Fortin, (1) Honorine
(1) Alésire Fortin devint plus tard Madame J.-Bte Maréchal et est décédée en 1906, à Beauharnois.
Montmarquette, Rosalie Pouliot, Odylle Ducharme et Philomène Nicholson sont institutrices. Vers le môme temps, des demoiselles Saint-Pierre enseignaient dans une école du village, située à l'endroit de la propriété de M. F.-X. Leduc, rue Saint- Laurent;'0 une demoiselle Elmire Roy enseignait à Saint-Georges.
En 1861, le recensement fédéral nomme comme instituteurs et institutrices: Joachim (V)iiillard, Hedwidge Labelle, Octavie ( ouillanl, Délima Couillard, Florida Couillard. Elise Prégent, Marguerite Labelle, Elise Vallée.
Kn 1*71'' les institutrices de Saint-Clément étaienl Virginie Marleau, Edwidge Labelle, Célarine Thibault, Philomène Banville, Denise Lanctôt, Marguerite Allard.'3'
En 1881, Annie Fortune, Apolline Dupuis, Hosanne Daigneau, Vitaline Malet te, Octavie Gendron, Marie et Délia Lebœuf, Malvina Leford, Martine Touchette; en 1891, Marguerite Labelle, Rose- Anna Boyer, Eliza Leduc, Eudonie Prégent, Justine Châle; en 1901, Eliza Leduc, Aldéa Charlebois, Albertine Labelle, Laura Loiselle, Marie Caron, Maggie Lebœuf, Marie Leduc, Blanche Garand; en 1911, Anna Dagenais, Pauline Mailloux, Régina Viau, Lucienne Mailloux, Cora ( "harette, Florida Haineau, Marie-Anne Dickner.
En 1919, année du centenaire, les institutrices de Saint-Clément sont: Mesdemoiselles Yvonne Viau à l'école du Haut du fleuve, Bertha Péladeau au rang Sainte- Marie, Joséphine Lefebvre au rang Sainte-
Anne, Blanche- Yvonne Dubuc, à la rivière Saint-Louis, Florida Brazeau au rang Saint- Georges, Régina Viau au rang de la Beauce, Anita Lebœuf au Bas du fleuve, Bella Lebœuf et Eva Poissant à Melocheville.
Toutes ces institutrices et les autres dont nous regrettons de ne pas connaître le nom ont bien mérité de notre population. Dans une sphère restreinte peut-être, mais non sans importance, elles ont contribué à répandre l'instruction: c'est à leur dévouement que nombre de paroissiens doivent de s'être illustrés dans l'agriculture, le commerce, les professions libérales et le clergé! Que leur souvenir se conserve donc à jamais!
Le Collège
L'histoire de notre collège — ou académie— paroissial comprend soixante-dix ans — 1849-1919 — partagés en trois périodes:
de 1849 à 1881, le collège est sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes; de 1885 à 1919, sous la direction des Clercs de Saint- Viateur ; de 1881 à 1885 Beauharnois n'eut que des maîtres laïques.
En 1847, les commissaires d'écoles de Saint-Clément commencèrent à exprimer le désir d'avoir une école modèle, et à cette fin d'acheter la vieille église; des pourparlers s'échangèrent avec les marguilliers; le 17 septembre, à une assemblée de fabrique, le curé et les marguilliers furent
li Madame Julien Leduc, veuve de M. Julien Leduc, bx« maire de Beauharnois, se rappelle très bien être allée à cette école.
N'ayant pu refaire la liste complète des institutrices de
< -élément, nous donnons la liste qu'il a été |>ossible de
dresser d'après lefl recensements décennaux; par une faveur
spéciale, le Bureau Fédéral des Statistiques a bien voulu se charger de faire faire ce relevé d'après l'original même du recensement qui n'est pas encore accessible au public.
(3) Nous donnons les noms tels qu'inscrits au recensement; ailleurs nous avons lu Edwidge Lmergi el Philomène Ronnerille au lieu de Labelle et Banville.
Compléments de la Paroisse: les Écoles
autorisés "à vendre aux commissaires d'écoles l'ancienne chapelle avec la vieille sacristie y attenant et le terrain, avec le terrain à l'est et au nord de la chapelle jusqu'à la distance d'environ 20 pieds au sud d'icelle; le tout formant un terrain d'environ 150 x 140 pieds borné en front, à l'ouest, par le chemin de la concession de la rivière Saint-Louis, en profondeur à
seul paiement le prix total de la vente". (1) Le 6 novembre de la même année, devant Louis Hainault, N.P., était passé "un acte de vente de l'ancienne chapelle pour être un collège," d'après les conditions stipulées à l'assemblée de fabrique du 17 septembre. Deux ans passèrent en réparations de l'édifice et en négociations avec les communautés religieuses enseignantes; le 9