Cf. ÉcJit. Gudin, VII
« Toute fornmo adore en cachette Le dieu de Lampsaque ou Plutus. •
pas entendre plaider sur ce point les circonstances atténuantes. Nous nous contenterons de nous écrier avec Gudin : « pharisiens du dix-neuvième siècle, que vous êtes durs 1 ! »
Ii nous suffira d'avoir démontré que le Pillardoc de son maître Lesage ne présida pas à sa naissance, mais nous croyons bien que son Àsmodée s'en mêla *. Néanmoins y eut-il en lui, selon le mot spirituel d'un autre de ses juges, « trop de Chérubin et trop de Figaro 3 »? Il nous a déclaré qu'il n'était « le patron d'aucun d'eux, mais seulement le peintre de leurs vices * ». Il y a, en effet, deux Figaros, comme disait Martelli avec sa grosse malice : l'un « est fin, rusé, éduqué et non pas farceur 5 », c'est presque lui; l'autre, « le mauvais sujet », « le véritable Figaro » selon Sauvigny, lecalomnie le plus souvent. Quant au Chérubin qu'Àsmodée avait mis en lui, nous fera-t-il répéter avec « ce grand innocent de Bertrand » qu'il « puisait dans son âme la fange doiit il ternissait la robe de l'innocence 6 » ? Alors prenons-le de plus haut et rappelons que c'est précisément sur cette fange de son humanité que jaillit un jour l'étincelle créatrice de ce « feu de Prométhée 7 » dont parle le poète d'Othello, et qu'elle l'anima en la purifiant. La scène se peupla alors des fils de sa fantaisie, un peu polissons parfois, mais bien vivants et bons vivants : que ne leur pardonnerait-on pas 8 ?
Certes leur père n'aura pas l'honneur d'être appelé le «législateur des bienséances du monde », mais il estimait qu'il en est des travers et des ridicules « comme des modes : on ne s'en corrige pas, on en change 9 ». Il s'attaqua donc aux vices et aux abus, et ainsi, disciple de Molière et de Voltaire, « alliant l'ancienne et franche