LE BARDE AU WHISKEY
Whiskey! mon bel ami! je vous respecte trop Pour vous redire " Tu;" mais je dis au galop Vous êtes mon cousin, ma sœur et mon sirop.
En un seul mot vraiment tout ce que j'aime !
Vous êtes fort coûteux, vous épouse malgré, Whiskey mon bel ami î — Mon bien est délabré. De mes troupeaux pour vous je fais miserere,
Si me restez . . . vous êtes mon poème !
* Traduit sur la traduction Anglaise de John Daltou, M.R.S.A.
78 LE coucou ET LE BOSSIONOL.
Venez à moi bien vite, ô veine de'mon cœur !
Vous êtes mon festin, vous êtes ma liqueur, Mes ancêtres ont tous goûté votre bonheur,
Leur culte était Fesprit de la montagne !
Usquebac ! cher amour I que j^aime ton baiser I Si lorsque jeune encore on vint me baptiser Le bassin eut été, — je ne veux pas gloser.
Rempli de toi,— j^eusse bu ce Champagne I
Nous avons ensemble eu mainte prise de bec.
Vous m^avez rendu fou, vous m'avez fait échec Et mat;— nombre de fois vous m'avez mis à sec,
Mais malgré ça mon cœur vous alambique I Vous êtes et ma femme et mon enfant chéri, Mon papa, ma maman, mon frère favori, Mon vêtement unique et mon unique abri.
Tant que pourrai, — vous aurez ma pratique.
Si Forgueil de famille enflait un estomac, J'ai pour ma parenté, non certes Teau du lac. Mais Vcde et le cognac, le rhum et Fusquebac,
Quand au clairet parbleu ! je le méprise I Ne voulant pas d'ailleurs avoir maille à partir Avec le haut clergé pour ne m'en repentir.
Je laisse à ces diseurs de messes pour loisir
lie dit clairet . . . c'est le lot de l'élise I