STJB UNE VUE LOINTAINE DU COLLÈGE D*ETOK
Salut aux fortes mainB, salut aux fortes têtes!
Qu'ils s'élancent au ciel les chants victorieux ;
Hourra! ... joie aux vainqueurs; ah! quel bonheur pour eux
D'avoir au jeune Roi confirmé ses conquêtes.
Mortel, qui que tu sois par nous apprend Thistoirei Et sache le pourquoi de ce chant solennel, Et toi puissante Ecosse au vallon, au castel Va reporter Técho de ce chant de victoire.
Hourra! loin d'ici, sœurs, surpassons de vitesse La cavalle indomptée, et sur nos noirs coursiers Vers le champ du combat frayons-nous des sentiers; Hourra! . . . Les morts vont vite! allégresse! all^essel!
Sur une Vue Lointaine du Collège d'Eton.
Clochers lointains! antiques Tours!
Qui couronnez l'allée aqueuse Oh. la Science tient ses cours De son Henry sous l'ombre heureuse ; Et vous nobles Tours de Windsor Qui de plus haut voyez encor Les bosquets, les vertes prairies.
Le gazon, le ruban d'argent Que le fleuve en ses rêveries Doucement traîne en serpentant :
Ah! quels sites délicieux!
Ah ! quel divin, quel frais ombrage !
OiX mon enfance dans ses jeux Flânait, dépensait le bel âge!
Alors j'ignorais le chagrin !
Quand votre brise en mon chemin
144 8UB UKB TTJB LONTAINE J)U COLLÊaB d'eTON.
"Se trouve, ... un bonheur éphémère Soudain s^empare de mes sens, Pour moi renaît un nouvel ère, Pour mon cœur un second printemps.
Tamise I . . . beau fleuve, tu vis Plus d^une troupe aventureuse D'écoliers sur tes bords chéris Se livrer à la vie oiseuse; Dis-nous le nom des jouvenceaux Qui te parurent les plus beaux Alors qu'ils caressaient ton onde?
Dis-nous de ces jeunes oisifs Lequel eut plus vive faconde Pour rendre les plaisirs plus vifs ?
Tandis que le sage écolier Dans un doux loisir se délasse, Tout prêt à courir le premier Au labeur quand sonne la classe.
Voici d'espiègles un essaim Ivres d'air, franchissant soudain Les limites de leur royaume, Comme ils regardent derrière eux Tout en courant ! — c'est qu'un fantôme Le maître . . . apparaît dans leurs jeux.
Heureux enfants! à vous l'espoir Si doux, — surtout en perspective; A vous petits chagrins qu'un soir Voit changer en gaîté naïve; A vous le chaud soleil du cœur A vous l'esprit vif, inventeur, A vous cette brûlante flamme Qu'entretient la santé du corps, A vous la douce paix d'une âme Vierge encore de tout remords î
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