SCÈNE VIII Les Mêmes, ARTHUR, mis à la dernière mode
le baron, à Gaston, pendant qu'Arthur salue la baronne.
Tiens, voilà un garçon sérieuxl Prends modèle sur lui. Je suis bien sûr qu'il fait des économies. Arthur, d'un ton traînard.
Mon Dieu, monsieur le baron, vous savez, moi, je n'aime pas à singer mes contemporains, les petits crevés d'hier, les gommeux d'aujourd'hui, les... je ne sais quoi de demain. Ils sont tous coulés dans le même moule. Ils vont tous dans les mêmes endroits. Ils font tous les mêmes bêtises... Ehbien! moi, je me suis dit que ce qu'ils font tous n'est pas à faire ; et par ma tenue, mes goûts et mes manièçes, je cherche à me distinguer, c'est bien plus chic.
* La baronne, A., le baron, G.
Gaston, à part.
Est-il assez réussi !
Vous venez travailler avec Gaston?
ARTIJUR.
Je travaille toujours, mais pas entre mes repas. C'est l'heure oùje prends l'air. Et je venais le chercher pour prendre l'air, pas aux Bois, mais aux Tuileries. Les petits jeunes gens n'y vont pas.
LA BARONNE
Et c'est bien plus chic !
ARTHUR
N'est-ce pas? Je venais aussi... Est-ce qu'il ne vous a pas dit?...
Gaston, qui lui fait des signes.
Je n'ai pas eu le temps... mais j'allais... quand tu es entré...
le baron.
Qu'est-ce donc?
ARTHUR
Youlez-vous me permettre de l'emmener dîner ce soir?
LA BARONNE
Où ça?
ARTHUR
Dans un cabaret pas à la mode, où nous pourrons causer à loisir de notre examen.
LE BARON
Bien volontiers! [Arthur remonte et descend à l'extrême droite.)
Tu n'y penses pas ! Et le cousin Kernanigous que nous attendons...
gaston, vivement \ Avec ma cousine ?
• La baronne, le baronne, G., A.