LE BARON, LA BARONNE, TOINETTE, DIANE, KERNAN1GOUS
diane, courant à la baronne.
Ah ! ma chère cousine, que je suisheureusel
la baronne, l'embrassant.
La bonne surprise !
KERNANIGOUS
Bonjour, baron !
toinette, à Diane.
Madame veut-elle que je la débarrasse?
■* diane, lui donnant son petit sac de voyage.
Volontiers!
la baronne.
Toinette, veillez aux bagages.
TOINETTE
Oui, madame. {Remontant au fonda gauche, elle trouve en dehors le domestique. Elle lui remet le petit sac et attend Kernanigous.
la baronne, à Kernanigous.
C'est bien aimable à vous de nous avoir amené votre
femme.
kernanigous.
Je voulais vous le télégraphier, mais elle a préféré vous faire une surprise... (// remonte donner des ordres à Toi-
* La baronne, D., K., le baron.
nette et au domestique en dehors au fond; puis descend >n scène à l'extrême gauche. Les portes du fond se referment.)
LE BARON
Des plus agréables !
LA BARONNE
J'espère que nous vous garderons longtemps. (Bile s'assied arec Diane sur le canapé. Le baron trahie un fauteuil près du canapé.)
DIANE
Oui, certes! Voilà six semaines q>ie mon sauvage de mari m'a transplantée dans son exploitation agricole de Ponlivy. Et pour une Parisienne pur sang, ce n'est pas gai, je vous assure, de recevoir des bestiaux à l'engrais, et d'être comparée à une machine à battre I
le baron, yaieme'it à Diane en lui baisant la main.
Ça entretient la fraîcheur et l'embonpoint. (// approcht le fauteuil et s'assied.)
kernanigous, embrassant la baronne*.
Eh! dites donc, baron! (Il s'assied à gauche, près de la petite table à ouvrage.) le baron, riant.
Seriez-vous ombrageux?
Comme un double poney.
LA BARONNE
Oh ! que c'est vilain !
DIANE
C'est au point qu'il refuse de m'emmener, quand il vient à Paris, tous les trois mois, pour sa Société du guano comprimé... 11 prétend que l'air des grandes villes i-oii lient trop d'oxygène pour les femmes.
* K., la baronne, D., le baron.