ACTE PREMIER
un domestique, entrant du fond.
La voiture est attelée.
LA BARONNE
C'est bien ! dite- à Toinette de m'apporter mon chapeau et mon manteau. (Le domestique sort par le fond. Les portes restent ouvertes. )
diane, « Kernanigous, en redescendant.
Notre cousine veut bien disposer de son après-midi pour nous accompagner chez nos parents de Paris...
GASTON, à part.
Ah! mais alors, j'y vais aussi, moi!
DIANE
Ce sont des visites dont vous ne pouvez vous dispenser. KERNANIGOUS, ennuyé, à part.
Allons bon, des visites ! {Haut.) C'est que je n'ai pas encore eu le temps de prévenir mon agrouome que j'étais arrivé.
DIANE
Un mot suffira. Écrivez-lui qu'il peut compter sur vous.
Gaston, à sa mère.
Sapristi! et moi qui ai promis à Arthur...
LA BARONNE
Un mot suffira. Écris -lui qu'il n'a pins à compter sur toi. (Kemanigous et Gaston se disposent à écrire ^chacun d'un côté de la scène. Kemanigous arrache une feuLle de son calepin et écrit au crayon assis sur le canapé et appuyé sur la petite table à ouvrage à gauche du canapé. Gaston se place sur le fauteuil devant la grande table, ou il y a tout te qu'il faut pour écrire. Les dames remontent vers la glace de la cheminée.)
le baron, à part, ci l'extrême droite.
Je les mets en voiture, et je fde à mon cercle... Sapristi! trois heures! Tous les journaux seront en main!