GASTON, TOINETTE
Gaston, redescendant à gaucht.
Ah! bien, du moment qu'il trompe sa femme... (A Toinctte qui rentre par la droite, sérieusement.) Eh bien, Toinette, avez-vous réparé mon gilet chamois?
50 BÊBfc
TOINLTTE, pleurant.
Je me suis contentée de l'arroser de mes larmes.
En voilà une idée! Pourquoi diable?. .
TOINETTE
Parce que voilà ce que j'y ai trouvé, dans votre gilet chamois ! {Lisant un papier qu'elle tient à la main ) « Mon gros bébé. »
Gaston, à part.
Une lettre d'Aurélie!
toinette, continuant.
« Je te renvoie tes bretelles que tu as oubliées chez moi. « Paye le commissionnaire, je n'ai pas de monnaie. Je « t'embrasse, ta petite Aurélie qui t'est chère. »
GASTON
Rends-moi cette lettre.
TOINETTE
Voilà donc ce que vous faites de vos bretelles !
GASTON
Veux-tu bien me donner... (Il prend le billet.)
TOINETTE
Une cocote, n'est pas?
Gaston, avec orgueil.
Une vraie !
TOINETTE
Ah ! j'avais bien vu qu'il y avait quelque chose ! Ainsi voilà à quoi passent vos cinquante francs!
GASTON
Ah bien 1 si tu crois que c'est avec ça !...
Que je serais contente, si votre père vous laissait dans la misère!
Gaston, riant.
Que t'es bête! La misère n'a jamais fait le bonheur des femmes. Je t'en prie, Toinette, raccommode-moi...