‹ Bébé; comédie en trois actesChapitre 92 sur 103 · ACTE THOISIÈME \ -t · texte numérisé non relu

ACTE THOISIÈME \ -t

Ma foi, je n'y comprend* plus rien ! (Se souvenant.) Eh ! parbleu! je n'y songeais pas... J'ai là son portrait. (// le prend dans sa poche.) Il sera facile de s'assurer... pétillon, prenant le portrait.

Voyons. [Le regardant et à part.) Ma femme!

KERNAN1G0US.

Eh bien?

PÉTILLON

C'est ça, Aurélie?

KERNANIGOUS

Sans doute.

PÉTILLON

Aurélie, votre maîtresse?

KERNANIGOUS

Mais oui, mille betteraves !

pétillon, retournant le portrait.

Du reste, voilà une dédicace... qui me suffirait au besoin... (Il met le portrait dans sa poche.)

KERNANIGOUS

Eh! dites donc... rendez-moi ce portrait.

PÉTILLON

Jamais !

KERNANIGOUS

Plaît- il?

PÉTILLOM

Jamais, vous dis-je !

KERNANIGOUS

Ah çà ! de quel droit, je vous prie ?...

PÉTILLON

De quel droit?... C'est ma femme!

kernanigous. renversé.

Sa femme !

PÉTILLON

Fanny Pétillon pour moi, Aurélie pour les autres, à ce qu'il paraît.

kernanigous, à part.

Sapristi! (Haut.) Monsieur Pétillon, je vous jure qu'il n'y a jamais eu entre nous...

PÉTILLON

Ne vous en défendez pas ! Ne vous défendez pas ! Si vous saviez comme ça me fait plaisir!

KERNANIGOUS

Hein?

PÉTILLON

Je vais donc enfin pouvoir me séparer légalement et lui supprimer ses douze cents francs de pension. Quelle économie ! Quel soulagement!

KERNANIGOUS

Il devient fou !

pétillon, lui prenant le bras.

Allons, venez !

KERNANIGOUS

Où ça?

PÉTILLON

Chez le commissaire.

kernanigous, voulant se dégager.

Chez le commissaire?

pétillon, s'accrochant à son bras.

Oh ! je ne vous lâche pas.

kernanigous, voyant entrer le baron, bas. Le baron ! Pas un mot, je vous en supplie...

pétillon.

Soit, mais vous viendrez...

kernanigous, àpart.

Mille betteraves! Me voilà dans un joli pétrin ! (// s'éloigne un peu à droite et va l'asseoir avec des gestes décolère.)

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