Lieder avec accompagnement de piano (Sim
ODéra.
rock) textes de Claudius, de Sophie Mereau, de Goethe, de Biïrger, de Lessing.
1) Voyage d'Urian autour du monde, 3/4 la mineur et majeur, 12 mesures.
2) Couleur de feu, 6/8 sol majeur, 24 mesures.
3) Le Chant du repos, 4/4 fa majeur, adagio
42 mesures.
4) Chant de mai, 2/4 mi bémol, allegr. 125
mesures.
5) Le Départ de Molly, 4/4 sol majeur, ada-
gio con espressione, 10 mesures.
6) Sans amour 2/4 fa majeur, allegretto, 13
mesures.
7) Marmotte, 6/8 la mineur, allegretto, 20
mesures.
8) La Petite Fleur merveilleuse, 2/4, sol
majeur, an dan te, 20 mesures. Ar. avec accompagnement de guitare.
Dans l'édition de Peters de ces Lieder (4
cahiers) on trouve encore :
a) La Partenza (der Abschied), 2/4 la
majeur, affettuoso, 24 mesures ; v. la lettre c, 3e sect.
b) Chanson à boire, 4/4 sol majeur, 28 mesu-
res ; v. la lettre c, 3e sect.
c) A l'Espérance, 3/4 mi bémol, poco adagio,
33 mesures, v. le n° 32, 2e sect.
d) Je t'aime comme tu m'aimes 2/4, sol
majeur, andante, 20 mesures ; v. la lettre c, 3e sect.
53. Grande sonate pour P., ut majeur, dédiée au comte Waldstein ; v. le n° 35, 2e sect.
Ar. pour P. à 4 m. par Succo, en quat. par le prince N. Galitzin (Saint-Pétersbourg, chez Brief ; les 2e et 3e morceaux sont tirés des sonates de P., op. 69 et op. 7).
Opéra.
G. M. U. 1806 p. 261 : « Les 1er et 3e morceaux figurent parmi les pièces les plus réussies, les plus originales, que nous devons à B., mais pleines d'étranges caprices et d'une exécution très difficile. »
Cette grande composition est climatérique (sit venia verbo) dans le style de Beethoven. 64. Sonate pour piano, fa majeur. Cette sonate est la 21e pour P. seul ; les intitulés la qualifient de 51e et les catalogues répètent Terreur. Si la 51e sonate existait, et elle n'existe point, elle ne saurait être op. 54 ; c'est évident. Il y a 32 S. de P. : en y ajoutant les S. pour P. et V., pour P. et Vcelle, la S. pour P. et cor, les 3 S. et les 3 sonatines (lettres rf., e, /,3e sect.), on arrive à 52 sonates, dont 16 sont postérieures à l'op. 54. Il serait temps que cette erreur évidente disparût une bonne fois des catalogues.
G. M. U., 1806, p. 639 : « Pleines d'esprit original, d'un talent harmonique inméconnaissable, mûri, mais également pleines d'étranges fantaisies. Difficultés cherchées, étrangetés sans effet ».
55» Sinfonia eroica composta per festeggiare il sovvenire d'un gran' uomo (3e symph.). mi bémol, dédiée au prince Lobkowitz. Commencée en 1802, achevée en 1804.
Ar. en nonetto, pour P., flûte et Vcelle, pour P., flûte, V. et Vcelle par Hummel ; pour P., V., A. et V"u«. G. M. U., 1808, p. 320 : « Macht auch in dieser Gestalt so gute Wirkung, als es bei Stûcken môglich ist, die auf den Effekt aller Instrumente, und besonders der Blasinstrumente als Gegensatz der besaiteten, berechnet sind. » Ar. pour V., A. et Vcelle ; pour flûte, 2 V., 2 A., Vcelle et contre-basse, pour P. à
-Opéra.
4 m. par A.-E. Mùller ; pour P. à 2 m. par Hummel, pour 2 P. à 6 m.
Sch., p. 55, p. 240 : « L'idée de B. dans cette symphonie était de glorifier Napoléon. La première idée en aurait appartenu au général Bernadotte, ambassadeur de la république française à Vienne. La nouvelle de la proclamation de Napoléon comme empereur des Français fut reçue à Vienne au moment que le manuscrit était prêt à être expédié au premier consul par l'ambassade française. B. en déchira aussitôt l'intitulé. Il n'en permit la publication que plus tard, après bien des instances faites auprès de lui, et ne se réconcilia avec Napoléon qu'après sa mort, en disant qu'il avait depuis longtemps composé la musique qu'il fallait à cette occasion (marche funèbre) ».
Ries, p. 78 : « Dans cette symphonie Beethoven avait voulu peindre Bonaparte premier consul. Il le comparaît aux plus grands consuls romains. La partition portait pour intitulé le seul mot : Bonaparte ; on lisait tout en bas : « Luigi van Beethoven ». Ce fut moi (Ries) qui appris à Beethoven que Bonaparte venait de se déclarer empereur. B. se mit en fureur et déchira l'intitulé de la partition. L'ouvrage reçut alors seulement le nom de symphonie héroïque. Le prince Lobkowitz acheta à B. le droit de la faire exécuter pendant quelques années chez lui, dans son hôtel ».
G. M. U., 1805, p. 321 : « C'est à proprement parler une fantaisie très développée, hardie et sauvage. Elle ne manque pas (!) de passages beaux et frappants, mais très souvent elle paraît s'égarer et manquer d'ordre. Il y a trop d'antithétique et de bizarre, ce qui rend diffi-
Opéra.
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cile de saisir l'ensemble et la fait manquer d'unité. La symphonie d'Eberl en mi bémol me plut de nouveau excessivement (!). Vienne, janv. 1805 ».
Eberl rime aujourd'hui avec Sperl à Vienne comme ailleurs.
MOUVEMENTS
B. voulait à l'allégro un mouvement modérér grandiosement calme, très peu accidenté. Le ritardando et accelerando dans l'exemple de musique de Schindler comprend 7 mesures^ Sch., p. 239 : « D'après les intentions de Beethoven, le premier morceau aurait reçu un mouvement plus modéré, attendu que le presto, dans lequel il dégénère habituellement, lui ôte son caractère degrandeuret le transforme en musique concertante, tandis que le plus grand calme doit régner même dans les passages les plus énergiques. Lorsque B. disait qu'il avait écrit 17 ans à l'avance la musique qui convenait à la fin tragique du grand empereur (Napoléon), son imagination, en lui dépeignant cette catastrophe, le conduisait plus loin encore- Est-ce que par exemple la majeure n'indique pas l'approche d'une étoile d'espérance ? le morceau du milieu, l'énergique résolution dans l'âme du héros de résister à sa destinée ? Déjà dans la fugue qui suit on aperçoit la lutte contre le sort, puis l'atonie des forces qui se relèvent par moments avec effort jusqu'à ce que vienne la résignation, que le héros s'affaisse par degrés et finisse par se laisser enterrer comme tout mortel ici-bas. La majeure elle-même exige un mouvement un peu plus animé ». — Weber, legrand Weber lui-même, ne comprit rien au
OÉZ BEETHOVEN
Opéra.
style symphonique nouveau de B. dans la symphonie héroïque ; il le plaisante dans une scène entre les différents instruments de l'orchestre (Ecrits, 1er volume, p. 41) dont la querelle est calmée par la menace de leur faire jouer la symphonie héroïque : « Que quiconque sait encore remuer un membre ou une clef s'annonce. — Oh, grâce ! dirent tous ». On y lit cette inqualifiable phrase de la part d'un Weber à propos de Beethoven : « Il n'est plus question de clarté, de développement des passions auxquels les vieux maîtres, Gluck, Hœndel et Mozart croyaient à tort. Ecoutez la recette de la plus récente symphonie de Vienne et jugez ». Suit une description qui peut avoir trait à la 4e symphonie. Dans tous les cas, toute cette sortie est à l'adresse de Beethoven. Il serait donc dans les destinées du génie d'être méconnu par ses confrères les plus distingués eux-mêmes. Que dirait l'auteur du Freischiitz aujourd'hui de la symphonie héroïque ? Ne s'inclinerait-il point devant le prophète ? La symphonie héroïque ne surpasse-t-elle pas beaucoup plus les deux premières symphonies que les 4e, 5e, 6e, 7e et 8e ne la surpassent, elle ? Cette œuvre climatérique pour l'appréciation du génie de B., n'est-elle pas déjà le style de la seconde, de sa grande manière dans la symphonie ? les 4e, 5e, 6e, 7e et 8e symphonies sont les développements ultérieurs du grand phénomène de ce style symphonique nouveau que le style de la troisième manière, style élevé à une plus haute puissance encore, devait absorber à son tour dans une mystique unité, dans l'énigmatique œuvre de la symphonie avec chœurs.