‹ Beethoven et ses trois stylesChapitre 39 sur 93 · quatuors pour 2 V., A. et Vcelle, fa majeur, mi · texte numérisé non relu

quatuors pour 2 V., A. et Vcelle, fa majeur, mi

mineur, ut majeur (avec la fugue), dédiés au comte Rasoumowski, ambassadeur de Russie à Vienne.

Ces trois quatuors seraient mieux nommés r trois miracles. Rien ne peut leur être comparé dans ce style. L'édition de Haslinger porte : dédiés au prince Rasoumowski. L'empereur Alexandre créa le comte André Rasoumowski prince, au congrès de Vienne (1817). Si B. avait dédié les quatuors au « prince », ils seraient postérieurs de huit ans à la symphonie en ut

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mineur que nous savons dater de 1807, de sept ans à la symphonie pastorale, composée en 1808, ce qui est inadmissible, la pensée de B. étant déjà hantée en 1815 par les premières visions de sa 3e manière. Or les 2 symphonies et les quatuors sont des créations très caractérisées de sa 2e manière. Dédiés, comme les 2 symphonies d'ailleurs, au comte Rasoumowski, ces quatuors appartiennent à l'époque de ces symphonies. On les jouait en 1807 en manuscrit à Vienne. G. M. U., 1807, p. 517 : ils parurent en 1808, au comptoir d'industrie de Schreivogel à Vienne. G. M. U., 1808, p. 288. On les joua à Moscou, dans la maison du maréchal, comte Soltykoff, dès le commencement de 1812. Ce fut à cette occasion que le grand Bernard Romberg, le violoncelle fait homme, foula aux pieds la partie de basse du quatuor en /a, la prenant pour une mystification et la déclarant être injouable. Déposition de témoins oculaires qui existent à Saint-Pétersbourg. On voit que les dédicaces ont leur importance, qu'on ne devrait rien y changer et encore moins les supprimer. Les dédicaces sont un important moyen d'interprétation biographique et critique. Le premier allegro du quatuor en fa est le premier de tous les quatuors sans reprise ; j'ai oublié de l'objecter à M. Fétis, p. 78, t. 1er.

G. M. U., 1907, p. 400 : « Trois nouveaux quatuors de B. très longs et très difficiles, dédiés à l'ambassadeur de Russie comte Rasoumowski, attirent l'attention de tous les connaisseurs. Ils sont profondément pensés et écrits d'une manière excellente, mais ils ne sont pas compréhensibles pour tout le monde, à l'exception peut-être de celui en ut mineur, qui doit plaire

Opéra.

à tout ami instruit de la musique par son originalité, sa mélodie et son énergie harmonieuse ». Ar. pour P. à 4 m., le scherzo du quatuor en fa séparément (Paez, à Saint-Pétesrbourg) par Winkler, à 2 m., en trios pour P., V. et Vcelle par Hartmann.

60, Symphonie (4e), si bémol, dédiée au comte d'Obers-

dorf, comp. en 1806.

G. M. U., 1807, p. 40.0 : « Une quatrième symphonie entièrement inconnue jusqu'à présent sera exécutée dans une société très choisie qui a souscrit des sommes considérables au profit de son auteur ».

Ibid., 1811, p. 62 : « Une introduction solennelle, pompeuse, un allegro plein de feu, d'éclat et de fond, un andante plein d'art et de grâce (c'est adagio qu'il fallait dire, adagio du plus grand style et des plus vastes proportions), un scherzando tout à fait neuf (sic) plein d'admirable attrait (c'est menuet qu'il fallait dire) et un finale étrangement embrouillé, mais plein d'effet (à la bonne heure), au total gaie, intelligible et très agréable, se rapprochant plus des symphonies 1 et 2 que de celles 5 et 6 ».

Ar. en quint., pour P. seul et P., V., flûte et Vcelle, par Hummel, pour 2 P., pour 2 P. à 8 m. Le meilleur arrangement pour P. à 4 m. est de Watts.

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