DEUXIEME SECTION
Compositions portant des numéros an lien de chiffres d'œnvre (1).
Numéros.
la. Variations pour P. et V. sur le motif des Noces de Figaro de Mozart : se vuol ballare signor Contino, fa maj., déd. à Eléonore de Breuning, comp. en 1793.
Portent le n° 8 dans l'édition Simroek.
On trouve dans We geler, p. 57, la lettre d'envoi de B. à Eléonore de Breuning : « Les variations seront un peu difficiles à jouer, surtout les trilles dans la coda. Vous ferez le trille sans les autres notes qui se trouvent déjà dans la partie de V. Je n'aurais jamais écrit cela si je n'avais voulu embarrasser les maîtres de piano viennois dont plusieurs sont mes ennemis mortels. J'ai voulu m'en venger ; je savais qu'on leur proposerait les variations à jouer et qu'ils ne pourraient alors s'en tirer. »
V>m Variations pour P. 77 était un vieil homme de l'opéra
(l) Le même numéro désigne quelquefois des compositions différentes Toutes, à l'exception des numéros 10 (b^, 35, 36, 3S, appartiennent à la première manière 'de Beethoven. La plupart des variations n'ont plus qu'u intérêt historique. Numerum faciunt, partem non faciunt.
Numéros.
le Petit Chaperon rouge, la majeur, 2/4, comp. en 1794.
Ie. Rondo pour P. ut maj., comp. en 1800 au plus tard, ar. en quatuor. N'est pas sans un certain intérêt, le mineur surtout. Morceau à recommander à renseignement élémentaire.
2a. Variations pour P. sur le quintette de Topera la Molinara : quant9 è piu bello, la majeur, comp. en 1797, déd. au prince Lichnowski.
2b. Rondo pour P., sol majeur, andante cantabile e grazioso, déd. à la comtesse de Lichnowski ^(Artaria).
Ar. pour V. et Vcelle.
Production remarquable dans la manière de traiter le piano dont l'école moderne a fait son profit (Field, Hummel). Très supérieure au rondo 1e.
3a. Variations pour P. sur le duo de Topera la Molinara: nel cor più non mi sento, comp. en 1797. On lit dans Ries, p. 80 : « B. se trouvait à une représentation de la Molinara dans la loge d'une dame à laquelle il était très attaché. Au duo la dame lui dit qu'elle avait possédé des variations sur le motif, mais qu'elle les avait égarées. B. écrivit la nuit même les variations n° 3a et les envoya le lendemain à son amie avec cette suscription : Variazioni, perdute da — ritrovate da Luigi van B. »
3b. 2 menuets pour P. à 4 m., ar. du quint, op. 3.
4. Variazioni per P. sul minuetto alla Vigano ballato dalla signora Venturini e signore Chechi nel ballo : le Nozze disturbate, ut majeur, 4/4. *
5a. Variations pour P. sur la danse russe, dansée par mademoiselle Cassentini dans le ballet das Waldmœdchen, la majeur, comp. en 1794, déd. à la comtesse Browne, née de Vietinghoff. Ries,
Numéros.
p. 120 : « Le comte Browne fit à B. présent d'un beau cheval de selle pour cette dédicace. B. le monta une ou deux fois, puis il l'oublia. Le domestique de B. loua alors le cheval à son profit, et, pour ne pas éveiller l'attention de son maître, ne lui demanda pas d'argent pour la nourriture. Au bout d'un assez long espace de temps, B. fut forcé de solder un compte très-rond, alors qu'il avait oublié jusqu'à l'existence de la bête qu'il avait si peu nourrie. De là son antipathie pour les quadrupèdes ; une impression ne s'effaçant plus jamais de sa mémoire, qu'il avait nerveuses 5b. Variations pour P. et Vcelle (ou V.) sur un motif de Hàndel (des Macchabées : see the conquering hero cornes), sol majeur, déd. à la princesse Lichnowski. Ar. pour P. à 4 m. (Cranz). Pour V., A. et Vcelle, par Louis Maurer (manuscrit). Remarquables.