CHAPITRE IV
LES PROPOS DE TABLE DE WAGNER
Eckermann, le secrétaire et confident de Gœthe, sedéfendait vivement d’avoir changé un seul mot aux discours de son maître : « J’en appelle, disait-il, au témoignage de tous ceux qui me connaissent : tous me savent incapable de rien inventer. « Tous ceux qui ont l’honneur de connaître M. Hans de Wolzogen savent pareillement que personne n’était mieux autorisé à recueillir et à publier les entretiens de Richard Wagner.
M. de Wolzogen occupe, en effet, dans l’éghse wagnérienne, une position pareille à celle que devait occuper Lazare le ressuscité dans la primitive Eghsede Jésus. Il est lapreuve vivante du miracle. 11 a été ressuscité par Wagner non point des ténèbres de la mort, mais des ténèbres pires de J'antiwagnérisme le plus forcené. Fils
i. Ennnerungen an Richard Wagner par M u
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d’un critique qui s’était signalé au premier rang des ennemis de Wagner, élevé lui-même dans l’admiration exclusive de Mozart et de Mendelssohn, il a entendu un jour une voix lui criant :
(( Réveille-toi, lève-toi et marche ! » II s’est réveillé il s’est levé, il a marché, et son chemin l’a conduit à Bayrcuth, et tout le long de son chemin il célébrait les louanges du dieu nouveau qui l’appelait à lui. Je sais bien que j’aurais pu le comparer à saint Paul. Mais saint Paul, avant son voyage de Damas, était lapideur de profession, et il suffit d’avoir vu la douce petite figure de M. de Wolzogen pour être assuré qu’il n’a
jamais lapide personne.
Sur la façon dont Lazare s’est consolé de son retour à la vie, les hagiographes ne sont pas d’accord. Suivant les uns, il s’est réfugié dans la sainteté : et la dédicace qu’on lui a faite d’une de nos gares les plus parisiennes semblerait confirmer cette hypothèse. Mais d’autres historiens,
parmi lesquels je citerai seulement M. Robert de Bonnières ‘, affirment au contraire que Lazare est devenu préfet de la cour de Néron, et, peut-être- le serait encore, si la vue du supplice de saint Pierre ne lui avait inspiré le désir d’être supplicié comme les autres.
M. de Wolzogen, lui, ne s’est jamais relevé du
i. Les Contes à la Reine, par Robert de Bonnières, 1891.
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miracle qui P avait frappé. Il a quitté ses parents, ses amis de jeunesse, et la philologie même, où jusqu'alors il s'était consacré. Il s'est installé à Bayreuth, dans une maison attenante à la maison de Wagner. Il s'est fait son fidèle compagnon, supportant avec une égale piété ses bonnes humeurs et ses mauvaises. C’est lui qui s'est chargé de mettre en pratique les théories végétariennes du maître, qui, comme l’on sait, déclarait avoir aperçu trop tard la vérité du végétarisme pour pouvoir se déshabituer personnellement de manger de la viande. Et lorsque le Maître est mort, en i 883 , M. de Wolzogen a continué de demeurer à Bayreuth. Il y demeure encore aujourd'hui. M me Wagner et sa famille ont ellesmêmes fini par trouver trop ennuyeux, aux durs mois de l'hiver, le séjour de la petite ville franconienne. Seul M. de Wolzogen s'obstine à n'en point sortir; il est si absorbé par le culte de son Sauveur qu'il n'a même pas cherché à se faire nommer conseiller municipal. Et quand viennent les solennelles fêtes, il ne manque pas une seule des représentations ; une dévoie se fatiguerait plus vite d'entendre la messe que M. de Wolzogen d'entendre ParsiJaL
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On peut juger, par ces détails, du caractère pour ainsi dire révélé du nouveau livre de M. de Wolzogen, Souvenirs sur Richard Wagner.
Mais on comprend aussi comment l’auteur de ce livre ne s’est pas soucié de nous donner un tableau complet de la vie intime et de la personnalité de Wagner. Jamais il n’a vu en Wagner un homme pareil aux autres, ayant, comme les autres, ses défauts avec ses qualités. Les disciples d’Emmaiis n’auraient pas été plus incapables de se rappeler le menu de leur fameux dîner que M. de Wolzogen de se rappeler le menu de ses repas à la table du Maître. Le Maître, pour lui, a toujours été une espèce de personnage surnaturel, étranger aux passions humaines, la tète entourée de nuages mystiques. Et ainsi ses Souvenirs se bornent à la relation des discours de Wagner.
Encore a-t-il extrêmement limité les sujets de ces discours. Il a voulu écrire un livre exotérique, destiné aux Gentils, en dehors de la clientèle des Feuilles de Bayreuth. De la religion wagnérienne, c’est tout juste s’il a fait mention; des opinions politiques et philosophiques du Maître, il s’est efforcé de ne rien dire. 11 s’en est tenu à ce qui touchait l'art, et en particulier la musique.
Il nous a donné, en revanche, un résumé
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excellent des opinions de Wagner sur la musique et les musiciens : opinions que Ton retrouverait éparses dans les dix gros volumes des Ecrits théoriques; mais c’est précisément le mérite du livre de M. de Wolzogen qu’il nous dispense de les y aller chercher. Car on ne peut pas imaginer une littérature plus fatigante que celle de ces dix volumes: à toutes les pages serencon" trent les idées profondes et les images charmantes, mais la composition générale est si désordonnée qu’on n’arrive pas à comprendre pourquoi ces idées et ces images sont à l’endroit où on les rencontre.
Mais si les écrits de Wagner sont troubles et confus, sa conversation, au contraire, n’a jamais cessé d’être merveilleusement nette. Tous ceux qui ont eu le bonheur de l’approcher, tous gardent à jamais le souvenir de renchantement de sa parole. Il était nerveux, spirituel, prompt à la répartie, toujours animé en apparence, au fond toujours maître de lui. Et c’était un homme d’une intelligence vraiment prodigieuse, le plus intelligent à coup sûr de tous les musiciens, si intelligent qu’on lui a reproché de l’être trop, et d’avoir sacrifié plusieurs de ses précieuses qualités naturelles, dans son effort à réaliser le haut idéal d’art que sa raison avait conçu.
Si l’on arrivait à dégager sa philosophie des
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ténèbres dont il Ta enveloppée, je crois que Ton trouverait une philosophie très profonde et très belle; mais, pour exprimer cette philosophie, ce n’est pas seulement le loisir et l'expérience littéraire qui lui ont manqué; c’est encore cette éducation philosophique spéciale sans laquelle les plus hauts penseurs restent toujours incapables de donner un corps à leur pensée. De là vient peut-être que M. de Wolzogen lui-même ne paraît pas avoir entièrement compris la philosophie de son maître. Mais il en est tout autrement des questions artistiques : rien n’empêchait Wagner d’y exercer librement son intelligence; et, s’il paraît avoir eu un goût assez fâcheux en matière de peinture et de décoration, aucun artiste n’a, en revanche, approfondi davantage l’essence des arts, leurs relations réciproques, leurs ressources et leurs limites.
Aussi ne saurait-on trop remercier M. de Wolzogen de nous avoir transmis sur ces matières la pensée de son maître, sous la forme vivante dont il la revêtait dans ses entretiens familiers. Il n’y a pas un détail de cette pensée qui ne mérite d’être signalé. Je m’en tiendrai ici à ce qui touche la musique; mais il m’en coûte vraiment de ne pouvoir pas citer quelquesunes des opinions de Wagner sur les rapports de l’art et de la religion, sur la littérature, sur
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Shakespeare, sur les romantiques allemands. Saiton, par exemple, que, avec Shakespeare et Bat zac, Hoffmann et Tieck étaient les écrivains qu'il lisait le plus volontiers., et qu'au moment de sa mort il avait sur ses genoux un exemplaire d ’Ondine, le merveilleux petit roman de La motte-Fouqué?
La première impression musicale subie par Wagner a été celle de Weber. « Je me rappelle, disait-il, que, tout enfant, j'ai un jour demandé deux sous à ma mère pour acheter du papier à musique, et que sur ce papier j'ai copié un morceau de Weber, la Chasse fantastique de Lutzovv. Plus tard, quand on m'apprenait à l’école l'histoire de la Saxe et de l'Allemagne, je ne parvenais pas à m'intéresser à ces misérables aventures : quand j'ai connu la musique de Weber, alors seulement j'ai senti ce que c'était d'ètre Allemand. » Cette admiration pour Weber se reflète dans ses premiers ouvrages : on en retrouverait encore l’effet dans VAnneau du Nibelang et dans Parsifal. Vers la vingtième année, Mozart prit place à côté de Weber dans le cœur du jeune musicien. Cette place, il l'y a toujours gardée. Dans son admirable écrit sur Beethoven , le chef-d'œuvre littéraire de ses dernières années, Wagner vante encore « le délicat génie de vie et d'amour » de l'auteur de
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Figaro. En faveur du génie de Mozart, il excusait tout, dans son œuvre. Les formules italiennes de ses opéras, ses cadences et ses ritournelles lui paraissaient légitimées par le caractère léger et comme en demi-teinte de son inspiration. Et, de fait, il est certain que, avec Weber, c’est Mozart qui a toujours eu le plus d’influence sur la musique de Wagner. La Walkure, Siegfried, voire Tristan et les Maîtres Chanteurs, ce sont, dans une autre langue, les mêmes élans de sensualité, les mêmes caresses harmoniques, les mêmes expressions pleines de langueur et de féminité. J’ajoute que seule la musique de Mozart a produit en son temps les effets d’excitation nerveuse que produit aujourd’hui la musique de Wagner. Pendant cinquante ans, malgré Beethoven et Rossini, Schumann et Chopin, c’est aux adagios de Mozart que se pâmaient les jeunes femmes, comme aujourd’hui au prélude de Tristan. Et Wagner lui-même avouait à ses confidents que Mozart lui causait une jouissance physique plus vive que tout autre musicien.
Mais si son tempérament d’artiste le portait davantage vers Weber et Mozart, sa raison ne pouvait tarder à lui faire voir que Beethoven était un maître plus digne encore de sa vénération. Sur l’œuvre musicale de Wagner, l’influence de Beethoven a été à peu près nulle : elle s’est bor-
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née du moins au côté purement technique, car je n ai pas besoin de rappeler que, de Lohengrin à Parsifal, le style et l’instrumentation de Wagner se ressentent sans cesse davantage de l’étude incessante qu’il faisait de Beethoven. Un témoin de ses dernières années m’a dit que, jusqu’à sa mort, il n’a point passé un jour sans lire quelques pages d une partition de Beethoven. Mais, au point de vue du sentiment et de l’expression, il n’y a pas un trait commun entre les deux hommes : 1 abîme qui les séparait est toujours resté aussi profond.
Cela n a pas empêché Wagner de comprendre mieux que personne le sentiment et l’expression de Beethoven. Il le considérait comme un être absolument en dehors de la nature humaine, et son œuvre comme un inexplicable prodige. « Il est impossible de parler de lui, disait-il, sans tomber aussitôt dans le ton de l’exaltation... Impossible de le comparer aux autres artistes : tous s’effacent devant lui. Shakespeare, c’est toute réalité, toute ressemblance de la vie ; mais chez Beethoven tout est revêtu d’une réalité idéale : c’est une pure révélation t — « Voyez, disait-il encore à propos du quatuor en mi bémol majeur , voyez le Maître tout occupé d’une sombre pensée ; mais voici qu’un oiseau a chanté près de lui, et tout s’est rasséréné. » Un soir
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qu’on jouait devant lui l’adagio de ce quatuor, tout d’un coup il se retourna vers ses voisins :
« Ne cédez pas à l’angoisse, leur dit-il, la joie va renaître dans un moment. » Il tenait le scherzo du quatuor en ut dièze mineur pour le chefd’œuvre de toute la musique. De la sonate op. 106 il disait : « De telles choses ne peuvent être exprimées que pour soi-même : c’est un nonsens de les jouer en public! »
Il disait encore : « Le même Beethoven, qui dans sa musique de chambre a atteint les dernières limites de l’expression profonde et subtile, il a su, dans ses symphonies, devenir tout à coup un homme du peuple pour se faire entendre du peuple. Que l’on songe à la simplicité des thèmes et des développements de ses symphonies. Mais de cela ne se soucient point nos compositeurs d’à présent : ils ne cherchent qu’à produire un effet immédiat, et ils emploient indifféremment tous les moyens qui leur tombent sous la main. »
Enfin il racontait sur la musique de Beethoven une anecdote délicieuse : « C’était à l’Opéra de Dresde, en i 848 , en pleine révolution. On donnait un concert où le roi et sa cour avaient cru devoir venir : ils avaient triste mine, et chacun dans la salle était plein de mélancolie. Au programme, la Symphonie écossaise de Mendels-
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sohn, suivie de diverses compositions du même genre. Et à mesure que le concert s’avançait, je voyais grandir l’impression générale de gène et de tristesse. — Qu’allons-nous devenir, dis-je à mon voisin, avec ce terrible programme en mineur? — Attendez, me répondit le violoniste Lipinski : le concert finit par la Symphonie en ut mineur de Beethoven; aux premières mesures vous allez voir tout le monde se rassurer. — Et, en effet, la symphonie commence; ce n’est que soupirs de soulagement, expression de confiance, tous les soucis oubliés, cris de « Vive le roi 1 » à la sortie du concert. La musique de Beethoven avait tout sauvé. »
Très tard seulement Wagner a connu la mu- • sique de Bach. Il l’admirait infiniment, la préférait même aux premières compositions de Beethoven. « Bach, disait-il, ne travaille jamais que pour lui seul : tout au plus semble-t-il parfois s’être occupé de faire plaisir à sa femme. »
Il ne méprisait pas, comme on pourrait le croire, l’opéra italien et i opéra-comique français : « Cherubini, Spontini, Auber, Bellini luimême, sont des maîtres qu’il faut étudier pour savoir ce que c’est que la mélodie. Leurs successeurs n ont pris que le mauvais côté de leur mélodie; mais la faute n’en est pas à eux. » A Berlioz, il reprochait de trop attendre de Tins-
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trumenlation, comme aussi de lui trop sacrifier ; « Pour moi, disait-il, je suis, dans Instrumentation, un réactionnaire; je ne vais pas plus loin que Beethoven. » Il disait de Mendelssohn «qu’il s’était efforcé de rendre le calme à la musique, que Beethoven avait terrifiée ». Il n’aimait pas à parler de Schumann, qui s’était toujours montré pour lui d'une injustice cruelle; il reconnaissait cependant que sa musique était « la meilleure qu’on pouvait faire dans le genre instrumental après Beethoven ».
Il n’estimait guère les musiciens de son temps, et se montrait sévère surtout pour ceux qui prétendaient s’inspirer de lui : « Au lieu d’étudier les vieux maîtres, qui sont solides et de bon conseil, ces jeunes gens se sont mis à tout dédaigner pour ne suivre que moi 1 Ils ne voient pas que mon Tristan était une extravagance bonne à faire une fois, mais bien dangereuse à recommencer! »
11 déplorait leur ignorance; il déplorait aussi leur inintelligence : « Ils transportent mes procédés dramatiques dans la symphonie ; et ils font ainsi ces choses monstrueuses, les poèmes symphoniques, ni chair ni poisson. Beethoven aussi a eu l’idée, dans son Héroïque , de faire une symphonie dramatique : on ne peut dire qu’il n’ait pas réussi, et pourtant voyez comme tout
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de suite après il y a renoncé, pour revenir à la forme classique de la symphonie, la seule qui convienne quand on n'a point le théâtre à sa disposition! »
Mais voilà déjà bien des citations, et sur des sujets bien spéciaux. Que les musiciens apprennent vite l’allemand, s’ils ne le savent pas, et qu'ils aillent vite acheter le petit livre de M. de Wolzogen, qui d’ailleurs ne coûte que cinq sous. Ils y trouveront, sur toute sorte de matières où ils ont le devoir de s’intéresser, les renseignements les plus précieux et les vues les plus spécieuses. Qu’ils lisent, par la même occasion, la brochure du philosophe Nietzsche sur Wagner l ; ils seront surpris d’y voir exposées à peu près les mêmes idées que développe Wagner, avec cette seule différence quelles y sont employées à flétrir la musique wagnérienne. Mais c’est que, en vérité, il n’y a qu’un rapport assez lointain entre les idées de Wagner et sa musique. Sa musique est d’un artiste avant tout passionné et sensuel ; ses idées étaient d’un sage, n’admettant d’autre guide que la seule raison.
i. Der Fait Wagner (le Cas Wagner). — i vol. Liepzig, Naumann, 1888.
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C’est la musique qui a fini par avoir le dessus. Les rares adeptes de l’église wagnérienne risquent bien de devenir plus rares tous les jours, quoi que fasse M. de Wolzogen pour réchauffer leur foi. « Les disciples de Jésus, écrit quelque part Wagner, ne comprenaient pas leur maître, mais ils l’aimaient; et ainsi ils ont fondé une nouvelle religion. » La chose sera malheureusement plus difficile à M. de Wolzcgen et à ses amis. Les temps sont devenus très durs pour les fondateurs de religions.
Le souci de la Rédemption et du retour à la Pureté Première tourmente fort peu, en vérité, MM. Ritl et Gailhard, et M. Van Dyck, et les auditeurs du Lohengrin à l’Opéra de Paris. Il tourmente de moins en moins, j’en ai peur, les visiteurs de Bavreuth : déjà, cette année, l’Amérique du Nord a fourni au Théâtre de fête la majorité des pèlerins; bientôt viendra le tour de l’Amérique du Sud, bientôt le Pur Simple rachètera le crime d’Amfortas devant un auditoire de nègres. Le beau livre de M. de Wolzogen ne pouvait venir plus à propos pour rappeler au monde que Wagner n’a pas été seulement un musicien de génie, mais encore un des plus profonds penseurs de notre temps.