‹ Beginner's French readerChapitre 89 sur 110 · LA BREBIS · texte numérisé non relu

LA BREBIS

^ Anx mauvaib traitements de toaa les animaux La brebis se voyait en butte, étant sans aimes. Lasse uq jour de souffrir, elle vint toute en larmes Se plaindre au roi des dieux de l'excès de ses maux, " C'est vrai, dit Jupiter, et contre les offenses J'aurais dû te donner au moins quelques défenses. C'est un injnste oubli : je veux le réparer, Je veux relever ta faiblesse.

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Ma doaoe eréatmey il ne faut plus pLaurer ; A partir de ce jour, malheur à qui te blesae 1 YojonSf yeux-tu des dents ou des griffes d'acier ? — Non, je ressemblerais au méchant carnassier. — Veux-tu dans un crochet le fiel de la vipère ?

— Non, Ton me haïrait comme un serpent, mon père. — Yeux-tu, comme le bouc, des cornes à ton front?

— Non, à se quereller je vois le bouc trop prompt.

— Eh bien, que yeux-tu donc ? car, je dois t'en instruire, n fauty pour être craint, être en état de nuire.

— Si c'est ainsi, dit la brebis,

Laissez-moi donc comme je suis :

Je saurai souffrir et me taire.

La force m'aurait plu ; mais peut-être qu'après, Etant forte, et pouvant le mal, je le ferais. J'aime encor mieux sonfirir le mal que de le faire."

Et depuis la brebis ne se plaignit jamais.

LA VACHK

Varène, pauvre veuve, et ses deux filles, étaient Jans une position assez précaire. Ce qu'elles gagnaient oendant la semaine, elles le dépensaient pour leur

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entretien. En outre elles perdirent un jour la seule vache qu'elles possédaient et en éprouvèrent une vive douleur. **Ah! disaient-elles, si Dieu nous rendait seulement notre vache! car nous n'avons pas assez d'argent pour la remplacer." — ** Faites fidèlement votre part, leur dit la voisine, Dieu ne manquera pas de faire la sienne.'^

**Mais comment devons-nous nous y prendre? demanda Varène." — "Vous devez d'abord augmenter vos épargnes par votre activité, lui répondit sa voisine. Vous savez toutes trois fort bien filer, tricoter et coudre ; travaillez chaque jour une heure de plus ; vous seriez bien malheureuses si vous ne gagniez pas davantage. En second lieu, restieignez votre dépense par l'économie. Vous buvez tous les jours à votre déjeuner une espèce de bouillon que vous nommez du café : quoique vous n'y mettiez que peu de café et de sucre, cela vous coûte encore trop. Remplacez-le par une soupe nourrissante, et chacune de vous épargnera au moins quelques sous. Observez ces deux points, mettez à part ce que vous aurez ainsi épargné, et vous aurez bientôt assez d'argent pour acheter la plus belle vache."

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Yarène et ses filles Buiyirent ce bon conseil, et \ la fin de l'année elles eurent le double d'argent qu'il n'en fidiaît pour faire l'acquisition d'une vache. Elles avaient en Outre appris à améliorer leur état de gêne par leur travail et leur économie, et se trouvaient assez à leur aise. Mais la voisine disait :

^' Le découragement noos est toajoars funeste ; Travaille avec ardeur, et Dieu fera le reste."

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