‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 105 sur 174 · MÉDECINS, NOTAIRES ET INSTITUTEURS DE BEIRE · texte numérisé non relu

MÉDECINS, NOTAIRES ET INSTITUTEURS DE BEIRE

fit au nom du seigneur chargé de faire rendre justice aux habitants. L'enquête eut lieu par les soins de Pierre Bonnet « juge ordinaire aux justices de Bère pour Messire Guillaume de Drée, chevalier de l'ordre du roy, sieur de Gissey, dudit Beire-le-Chùtel et Beire-la-Yille. » — Il avait été appelé, à cet effet, par le procureur d'office et l'information s'était faite en la maison d'André Tornu, « greffier en la justice de Beire. » — André Tornu avait sa maison àBeire, où il mourut le 15 octobre 1629, ainsi qu'il est dit dans la note obituaire rédigée en latin, qui lui fut consacrée par messire Claude Gomard et que nous traduisons ici : « André Tornu de Beire, scrihe, ayant reçu les sacrements de l'Eglise, mourut le 15 octobre 1629. »

Ces mêmes fonctions furent longtemps remplies dans la communauté de Beire par Jeau-Jérôme Lamouzard et par Antoine Mongin, ce dernier exerçant en môme temps la profession de médecin. — Il est donc incontestable qu'un greffier des justices de Beire résidait en ce lieu. — Nous y avons également constaté la présence de plusieurs 'praticiens.

Quant aux juges, les fonctions de ceux appelés ordinaires étaient assez généralement exercées par des notaires de la localité ou du voisinage. — Mais s'il s'agissait de la tenue des lits de justice appelés les grands jours, les juges appartenaient à la cour de Dijon, et on les voyait, quand il en était besoin, se rendre à Beire, où ils siégeaient ordinairement sous l'orme traditionnel, près de la croix de la Charme. — L'un d'eux, Jacques Joly, que nous croyons avoir été le père du chanoine et grand vicaire, Bénigne

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