‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 132 sur 174 · II. — Invasion des JSormands {8S · texte numérisé non relu

II. — Invasion des JSormands {8S

Ils avaient paru, pour la première fois, sur les dernières années du règne de Charlemagne, En 835, ils pillent le monastère de Noirmoutiers. En 831, ils dévastent ceux de Saint-Ouen et de Jumièges ainsi que la ville de Rouen. — Chaque année ils

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reviennent et mcltent tout à feu et à sang : Nantes et les bords de la Loire ; Cordeaux et les bords de la Garonne jusqu'à Toulouse; Rouen et les bords de la Seine jus(iu'à Paris. Ils remontent l'Elbe et pillent Hambourg; ils ravagent la Frise et les bords du Rhin. Ils lournent même l'Espagne et viennent remonter le Rhône jusqu'à Valence. — En 886, ils bloquent Paris, et pendant ce temps et après, ils remontent la Seine. — Ils assiègent Sens. — Ils ravagent et brûlent une grande partie de la Bourgogne. — En 888, ils ravagent Bèze. et y égorgent six moines et un petit enfant, puerulus, dont la Chronique a conservé les noms, savoir : cr Ayrmanne, Genèse, Bérald, Sifarde, Rodco, Ansuin et Adalric, celui-ci encore tout jeune, puerulus (1). »

Ils étaient si nombreux, dit le moine Jean, que, pendant quatre jours, leurs innombrables troupeaux tarirent en quelque sorte la source delà Bèze. Mais comme ils voulaient se rendre à Dijon, ils en furent empêchés et par la fortification des lieux qui les en séparaient, et par la bravoure du duc Richard qui vint leur offrir le combat, et les délit in loco vo~ cato Argentoilo, probablement dans le voisinage d'0rgeux('2). — Toutefois, d'autres auteurs les font arriver jusqu'aux portes de Dijon, où ils auraient égorgé l'abbé et chorévêque saint Berthilon et trois de ses religieux. Mais Manassès de Vergy les em ■

(1) MiGNE, PatroL, vol. CLII, p. 888. I-c loxlc aulorise à croire que ce dernier était uti novice trop jeune encore.

(2) Id , p. 889.

pécha d'y pénétrer. — Le duc Richard les défit encore à Saint-Florentin, à Chartres et entin dans le Nivernais où il leur enleva tout leur butin. — Donc encore si les Normands se portèrent de Bèze à Dijon, il est assez vraisemblable qu'ils durent ravager le village de Beire qu'ils rencontrèrent sur leur passage.

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