IX. 1501. — Antoine de Baissey
Il est certain que , dès le commencement du XV' siècle, les seigneurs de Baissey possédaient au moins une partie de Beire-la-Ville : il résulte, en effet, d'un procès-verbal de production de pièces fourni par Anne de Saulx, dame de Beire, en dale du 28 novembre 1566, contre André de Baissey, seigneur de la Chaume, qu'en 1432, le terrier de Beirela-Ville, contenant vingt- neuf feuillets, fut fait au profit de Claude de Baissey, chevalier, seigneur de Beire-la-Ville, à cause de dame Agnès de Saint - Seine, sa femme (1).
La maison de Baissey était alUée à celles des Angoulevant et des Baudoncourt, dont il est souvent fait mention dans les titres du château de Beire. —
'l) Arrliivps du rliAlean. — Pki.nc.f.ih-. vol. XIX, p. 32-2.
-i:U APPENDICE
Anloine, Cllaude et Béatrix de Baissey, cette dernière épouse de tîuillaume de Trotedan, héritèrent pour une partie au moins, la plus considérable, de la seigneurie de Nicolas de Baudoncourt mort sans enfants. — Ils la cédèrent, à titre d'échange, à Alexandre de Saulx, qui en prit possession le 1-4 mai 1481. — Mais il ne paraît pas que la maison forte de la Chaume ait appartenu aux seigneurs de Baissey avant la fin du XV' siècle.
Ces préUminaires posés, nous revenons à Antoine de Baissey et nous disons qu'il posséda certainement le fief de la Chaume au commencement du KYI'' siècle : en effet, le 13 mai 1501, étant cheva- Uer, chambellan du roi et bailli de Dijon, on le voit faire, entre les mains du chancelier, sa reprise de fief pour les seigneuries « de Longecourt, Tart-la- Ville, Polangey et la Chaume, ainsi que pour le clos de Gémeaux et plusieurs héritages es villes d'Is-sur-Tille, Véronnes-les-Grandes et Véronnesles-Petites (1). »