CHAPELLES ET CHOIX
seigneur de Tait, de la (lliaume et de Beire en partie. — En 1569, elle avait été renversée, par les huguenots probablement, qui assassinèrent deux prêtres pendant les années 1564 et 1565 : l'un sur le chemin do Beire à Vesvrotte^ l'autre près de la garenne dudit Beire. Cela découle, en ce qui touche la première de ces assertions du moins, de la déposition de Claude Regnauldot, laboureur demeurant à Broignon, dans l'information relative au procès survenu entre les seii^neurs de Beire et de la Chaume. Elle est ainsi rapportée dans le volume conservé au château (27 octobre 1569) : « sur lesquels chemins ledict sieur deTart avait fait construire une belle croix de pierre, qui a été puis peu en çà par gens malvuiants abbattue et la plus part ruynée. » — Il est souvent fait mention de cette croix parles divers témoins entendus. Fut-elle relevée plus tard ? Nous l'ignorons, et jamais nous n'avons ouï dire qu'il y ait eu depuis une croix à la Chaume.
IV. — Croix du cimclière, la plus belle qui fût en Bourgogne.
Il est prescrit par les règles liturgiques que chaque cimetière catholique soil pourvu d'une croix publique, placée généralement au centre des sépultures. En 1688, sous le ministère de l'abbé Pasquier Clément, celui de Beire en avait une, particulièrement remarquable, qui fut renversée par un orage, dans la nuit du 1'' décembre de la même année. Cet orage détruisit une partie des maisons de Beire-la-Ville, qui avaient déjà été presqu' entièrement brûlées par le général Gallas ,
ÉRIGÉES SUR LA PARÛlSSli: DE BEIIŒ 91
cinquante- deux ans auparavant. Voici ce que nous en dit le curé de Beire, dans un acte constatant le décès de cinq personnes ensevelies sous les ruines de leur maison : « Et au même temps et au même jour et heure fust renversée la croix du cimetière , la plus belle structure et mieux faicte qui fust en Bourgogne » (1).