‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 61 sur 174 · XI. — Guy et Robert de Beire · texte numérisé non relu

XI. — Guy et Robert de Beire

Boudut, dans sa Géograpliie historique du canton de Mirebeau{^), nous apprend qu'ils étaient frères, l'un et l'autre chevaliers; qu'en l'an J200, ils furent témoins d'un don fait à la chapelle de Beaulieu. — Si à cette époque ils sont chevaliers, nous pouvons, sans difficulté, reporter leur naissance à quarante et même à cinquante ans en arrière, et ainsi les faire descendre de Guillaume ou d'Aymon de Beire : rappelons-nous, en effet, que la mère de ces derniers, qui eût été l'aïeule de Guy et de Robert,

(1) Preuves de l'histoire de saint Etienne, p. 203. — Arcliiveâ de l'ancien évèché de Dijon, litres.

'2) Pape 119.

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vivait encore en 1158, cl qno, celte année-là, elle fut présente au traité d'accord passé entre ses fils Guillanme et Aymon, d'une part, et les chanoines de Saint-ElicMiii!"', de l'autre.

XII. — Guilldume de Vergij, seigneur de Mirebeau, (le Ikire, etc. (1228).

En l'année 12'28, nous le voyons faire son hommage au duc de Bourgogne, Hugues IV. — Il déclare tenir en fief de ce prince : « le château de Mirebeau, jurable et rendable ; la garde de l'abbaye de Saint-Léger; toute la chàtellenie et maison de Mirebeau; la sénéchaussée de Bourgogne et de Beire; enfui Lefays, jurable et rendable à lui et à ses héritiers directs. Tl confesse aussi être son liomme-lige. » — Cet acte d'hommage, rapporté par Pérard (1), est du mois de janvier 1228. — A celte date il est donc certain que la maison forte de Beire était possédée par les sires de Vergy; et il est à remarquer que leurs successeurs en gardèrent la suzeraineté jusqu'à l'époque de la Révolution, ainsi que l'établissent plusieurs reprises de fief conservées dans les archives du château.

XllI. — Le clierolier',Milon, dit le Borgne, de Beire (li30).

Selon l'observation que nous avons déjà faite, nous pensons qu'il était le potit-fds d'Aymon, également surnommé le Borgne. — On lit dans une charte du cartulaire de l'abbaye de Saint-Seine,

(1; Pajîo !,H).

ET SES ANCIENS SEIGNEURS iOt)

portant le numéro 78, et que Dom Plancher a rapportée à la page 102 des Preuves imprimées dans son premier volume : quau mois de septembre 1230, Guy de Saulx et Barthélemi, son fils, cédèrent aux religieux de Saint-Seine le fief de Frénoy, que le chevalier Milon, dit le Borr/ne de Beire, tenait d'eux, et que par leur ordre il le reprit de ces religieux pour le tenir d'eux à perpétuité.

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