X. — Famille Millot (1C
Au nombre des quatre décès qui eurent lieu le 1" novembre 1636, époque de l'invasion du général Gallas et de la peste suédoise, figure celui de Prudence Millot, épouse de Nicolas Dauxonge. — Les Dauxonge tenaient un certain rang dans la paroisse de Beire, et cela prouverait indirectement l'importance de la famille Millot qui avait contracté une alliance avec eux, à cette époque. Le nom de la famille Millot se lit assez régulièrement sur les registres de l'état religieux, à partir de son apparition dans la paroisse de Beire.
Mamrnès Millot fit partie de l'assemblée du 24 janvier dTOO. — Denis et Nicolas Millot sont comptés parmi les membres de celle du 8 octobre 1713. — Etienne Millot, laboureur à Beire-le-Châtel; Denis Millot, laboureur à Beire -l'Eglise ; enfm Pierre Millot, manouvrier en ce dernier lieu, assistèrent à celle du 17 juin 1723. — Claude Millot fut recteur d'ecoZe à Beire del712 à 1723.
Le 15 avril 1762, messire Philippe Grillot, curé de Beire , rédigea l'acte de sépulture qui suit : «Claudine Millot, âgée de cinquante-six ans, fille d'Etienne Millot , laboureur à la Chaum.e , a été trouvée dans la rivière, le quinze avril mil sept cent soixante-deux, et a été renvoyée le lendemain, par les officiers de la justice , pour être inhumée en terre sainte , ce qui a été exécuté ledit jour ( preuve certaine que cette mort était accidentelle), parle curé delà paroisse soussigné, en pré-
sencc : d'Etienne Millot, laboureur ù Brognon ; de Pierre Millot, laboureur à Beire, ses frères; et de Jean Cariut, charron audit lieu, soussignés. » (1) — Cet acte suffit à démontrer que Beire est bien le lieu d'origine de cette ancienne famille, qui s'en sera éloignée pendant un certain temps, pour revenir s'y fixer ensuite : Etienne Millot, qui s'était établi à Brognon, était bien le fils de l'ancien fermier de la Chaume, et le frère de Pierre, laboureur à Beire.