il
D'a})rès le compl;> administratif d;^ 1879.1e budget des recettes de la cfnumune que nous examinons s'était élevé à 372, 1;î(') fr., dont 230. 8i8 fr. de recettes ordinaires, et celui des dépenses à la sonnne de 332,305 fr., dout 130,041 fr., de
Dcnis-du-Sitr, ayant moins de I(),(X10 hnbitnnts ; Oued-Zenati, moins de 9,000 ; Houfarik, le Kliroiib, Milianah, moins de 8,IHH1 ; Clicnlu'll, Roiiiïafh, Aumale, La r.allc, Arba, moins de 7,1100; liizot, Arzew, Toiidouk, lîatna, (luelma, Hovit;o, llir-Habalou, Roupie, moins de 0,0(10; Iloidj-Me'iaiel, Tizi-Oiiznii, .Mciierville, Hlail-Cuitoun, Randon, Orleansvilie, Coleah, .Marentîo. (luled-Ralimoiin, Djidjelli, Oiied-Aimenia, moins de û,<HK) ; Rou-Sfer, Tenes, Saint-l'ierre et Saint-Paul, Relizane, Misserpliin, Affrevilie, Tiaret, Maison-Carrée, Douera, Monlenoiie, Tcniel-el-llaad. .Moiizaiavilie, Ameur-el-Aïn, moins de i,0(»0, etc.
dépenses ordinaires, parmi lesquelles 26,621 francs avaient été affectés au service de l'instruction publique et 6,300 fr. h celui des cultes.
Les principales ressources de cette commune consistent dans sa part à l'octroi de mer, le prix d'adjudication delà perception des droits de place et d'abattoir, la taxe sur les loyers et les prestations.
Le produit net de l'octroi de mer étant réparti entre les communes constituées et les localités non érigées en commune, au prorata de leur population, les Indigènes comptant pour un huitième de leur effectif, on ne doit pas être surpris de constater ici un accroissement sérieux de ce revenu.
En 1873 et 187i- la répartition de cet im|)ot a permis à la commune de Bel-x\bbès d'inscrire en recettes 68,000 fr. ; cette somme est descendue à 55,000 fr. en 1875, à la suite de la désannexion de trois sections; elle s'est de nouveau élevée à 90,358 fr. en 1877, et bien que le budget primitif de 1880 ne porte que 103,000 fr. à cet article, il est certain que ce chiffre sera de beaucoup dépassé lors du partage définitif de ce produit .
Il en est de m.^me de la mise en adjudication des droits de place et d'abattoir, déterminés par les arrêtés du Gouverneur général du 17 mars 1853 et du 1 1 février 1857, tandis qu'un arrêté municipal du 28 mai 1874 règle la police des marchés et ordonne les mesures nécessaires pom' faciliter les ventes et les achats, sans porter atteinte à la liberté du commerce.
La perception de ces droits, mise en adjudication par période de trois années, a ])roduit i"),000 fr. en 1871 . 53,200 fr. v^n 1874 , 62.200 en 1877, 81 ,600 tr, en 1880.
Les taxes sur les loyers figurent au budget de 1880 })o\u' 23,000 fr. et les prestations pour 15,000 fr. montrant bien l'importance de Bel-Abbès et de sa population, comme l'établissent également les prix élevés des loyers de cette ville.
D'après les listes électorales, arrêtées le 31 mars 1880, il existe dans cette commune 770 électeurs inscrits sur les listes politiques; 776 français , 1 i-3 musulmans et 211 étrangers, sur les listes municipales,
Le consL'il municipal était composé, le '.i\ décembre hS.'iG, du maire, de deux adjoints, dont un à Sidi-Brahim, et de huit conseillers, dont quatre français, deux étrang-ers, un musulman et un Israélite.
Le LS novembre 18o7, le nombre des adjoints fut élevé à trois, avec Sidi-l'Hassen pour résidence du dernier nommé ; quelques années après, un quatrième adjoint était installé à Sidi- Khaled, et le 27 janvier KSOO deux autres Tétaient ég-alement au Tessalali et aux Trembles.
Le 2.") avril ISG7, un arrêté du Gouverneur g-énéral, pris en conformité du décret du 27 décembre 180G, appelait les électeurs à nonmier leurs représentants au Conseil municipal . et portait le nombre des conseillers à douze, dont huit français, un indig"ène, un israélite et deux étrang-ers.
Ce chiffre, par suite des résultats du dénombrement de 1870. fut élevé par arrêté du 29 décembre 1877, à dix-huit, dont treize conseillers français, trois étrangers et deux musulmans.
Le personnel de la Mairie comprend un secrétaire, un expt'ditionnaire et deux employés à l'état civil.
Les gardes-champètres sont au nombre de quatre, dont deux à Bel-.\bbès, un à Muley-Abd-El-Kader et un à Sidi-Khaled.
La voirie ne compte qu'un agent-voyer, un surveillant, trois cantonniers et un jardinier ; ce personnel est incontestablement, comme nombre, au-des.sousdes résultats importants qu'on est en droit de lui demander.
Quant ausei'vicede la police, il comprend: un commissaire de police, un secrétaire, un inspecteur, un agent indigène et cinq agents euro})éens. IVjur peu ([ue Ton se souvienne du chiffre éle\é de notre population, des éléments variés qui la composent, de la création de [)lusieurs faubourgs qui réclament une égale surveillance et des nombreuses affîiires qui relèvent de sa coml)étence, on serafra])pé de son insufRsaure comme personnel.
Ont été maires de Bel-Abbès: MM. Roubière (20 octobre 1870), Bastide;! I avril I87t . Bleuze ('.) janvier 187.") , Boulet (17 janvier 1877).
Aiuarna. — Historique. — Superflcie. — Population. Propriété individuelle.
Comprenant tout l'intérêt que nous avons de bien connaître les populations indigènes de notre arrondissement , nous nous appliquerons h parler d'elles chaque fois que l'occasion s'en présentera dans l'examen des divisions administratives que nous poursuivons.
C'est surtout lorsque nous passerons en revue les communes mixtes , que nous aurons à faire cet historique fort intéressant , les Amarna étant, en effet, le seul douar placé sous l'administration directe d'une municipalité de commune de plein exercice.
Les Amarna constituent une fraction des Ouled-Brahim sur lesquels nous nous étendrons en abordant l'exposé concernant la commune mixte de Bou-Kanéfis ; aussi leur histoire se confond-elle avec celle de la tribu dont ils proviennent.
Après avoir pris part à Témig^ration de 1815, il fut impossible de les comprendre dans la reconstitution des Ouled-Brahim, à cause de leur retour tardif.
C'est pour ce motif qu'ils furent établis tout près de Bel-Abbès sur un terrain réservé pour la colonisation et non encore utilisé.
Ce territoiie dut subir différentes modifications, et depuis quelque temps la superficie cultivable ne répondait plus à sa prospérité et à riinportance de sa po])ulation. lorsque l'application du sénatus-consulte permit d'ap:randir les Amarna en leur abandonnant, comme compensation des prélèvements subis pour la création de Bel-A))bès, 830 hectares qu'ils détenaient avant 18C)2.
La superficie de cette tribu s'('leva ainsi à Ki.'iO hect. 9-") ares. 'Les Indig'ènes y créèrent un village bâti en pierres à 3.500 mères de la. ville, mais ils ne tardèrent pas à l'abandonner complè-
tement par suite de la vente aux Européens des trois quarts de leur t<'rritoire sur lequel la propriété individuelle venait dètre établie, vers la fin de Tannée 1870, en exécution de la loi du 26 juillet 1873. (1)
Aujourd hui ces Indigènes se sont rejetés sur leur communal, tandis que les plus intelligents ont, avec le produit de leurs ventes, acquis ailleurs des terres de broussailles plus en rapport avec leur genre de vie.
La tribu des Amarna a, de tout temps, comme en ce moment encore, trouvé à utiliser ses bras pour les défrichements, les moissons et les autres travaux agricoles, ce qui, ajouté à quelques échanges que lui facilite la proximité d'une grande ville, ainsi qu'au produit de la location ou de la vente successive de différentes parcelles de terres, lui a permis de traverser les moments difficiles sans secousse et sans être aussi vivement éprouvée que les autres populations indigènes de la colonie.
Sidi-Khaled — Superficie. — Population. — Bâtiments communaux. — Améliorations.
Sidi-Khaled, annexe de Bel-Abbès, bien qu'existant de fait depuis I8o0, fut créé par décret du 8 janvier 18G3, avec 00 feux et un territoire de 1993 hect. 10 ares, y compris deux réserves communales. Ses alignements et ses nivellements furent fixés par arrêté du Gouverneur général du 17 février 1803.
Aujourd'hui sa superficie est encore la même, et sa population municipale comjjrend 129 Français, 83 Musulmans, 23.") Espagnols et 31 autres Etrangers, .soit en tout i-78 individus.
Ce centre qui se trouvi» à 1.3 kilomètres sud-ouest de Bel-Ab-
(I) lU'puis retlc rpnquo jusqu'au 31 aofit 1870, les ventes à des Européens enreRistrées au buriMii lie nrl-Al)bi's ont pDrli' sur l,0<tx liciiarcs W arcs (ii rmliarcs arquis au piiv do tiK).'i8l fr. (IT).
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bès, sur la route de Maf»'eutM, est administré par un adjoint spécial ; son importance est surtout agricole, aussi les cultures qui l'environnent sont-elles fort belles, et les plantations commencées récemment dans le villag-e méritent-elles d'être continuées.
Une église et une école communale se trouvent également édifiées en cet endroit.
L'agrandissement des communaux et la continuation des recherches d'eau, entreprises précédemment, constituent les principales améliorations réclamées.
En outre, le jour où cette annexe sera complètement pourvue des établissements publics et de bons chemins vicinaux, on pourra y créer une commune de plein exercice, en y annexant le territoire et la population du douar de Sidi-Yacoul) des Ouled-Brahim, de manière à faire disparaître cette situation anormale d'un village séparé du chef-lieu par une autre commune.
Muley-Abd - el-Kader. — Le Hocher. — Frouda. — Bel- Abbès. — Importance de cette viUe. — Création. — Situation. — Rues. — Places et squares. — Quartiers militaire et civil. — Casernes. — Edifices publics. — Faubourgs. — Zone de servitudes. — Population.
Après avoir signalé MuIey-Abd-el-Kader, hameau k 3 kilom. Est de Bel-Abbès, qui possède une école; le Rocher à o kilom. sur la route d'Oran, dont la superficie est de 1,160 hect. 70 ares 40 cent. ; Frouda, partie sud, ti 6.500 mètres avec 692 hect. 5 ares 90 cent., hameaux des plus agricoles, nous aborderons la section de Bel-Abbès dont la haute importance est entièrement due à la ville, qui porte le nom d'un célèbre marabout, trèsvénéré par toutes les populations indigènes de la contrée, et à la mémoire du{|U(^l une koubba a été élevée près du cimetière musulman.
La ville de Bel-Abbès est située .sur un ancien marais, an milieu d'une grande plaine arrosée par la Mekerra, et qui, d'abord dépendante de l'ag-halik des Beni-Amer, fut abandonnée ])ar eux ])endant nos luttes avec Abd-el-Kader.
'''ette création, œuvre delà colonisation française, bien faite j)our montrer la puissance d'attraction des endroits bitn choisis, date officiellement du 5 janvier 1819.
Dès le début, cette ville avait été appelée à de hantes destinées, à cause de son heureuse position topographique, an centre de la province et à ég-ale distance d'Oran, de Tlemcen, de Mascara, de la mer et des Hauts-Plateaux. Cette situation lui promettait un rôle à la fois politique, commercial, agricole et de colonisation, qu'elle remplit complètement en couvrant tout le pays du côté du littoral, et en devenant l'entrepôt des nombreux villages créés dans l'important bassin de la Mekerra. ainsi que l'un des principaux marchés d'approvisionnement pour l'exportation.
Nulle part, peut-être, dans toute l'Algérie, l'action du colon agriculteur ne s'est exercée sur une aussi vaste échelle, au.ssi profondément et avec autant d'ardeur. Là, où il n'y a encore que quelques années , la vue ne rencontrait que palmiers, lenti.^ques, chénes-verts, jujubiers sauvages, broussailles ])asses de toutes natures, s'étendent aujourd'hui des plaines bien cultivées et de riches moissons, au-dessus desquelles apparaissent de tous côtés, en forme de points blancs, les habitations des cultivateurs.
Entourée d'un large fos.sé et d un nnu" d'enceinte continu, flanquée, de seize bastions et percée de (piatre jmrtes moiuunentales, la ville de Bel-Abbès est environnée de magnifiques boulevards intérieurs et extérieurs, et arrosée j)ar de nombreux canaux alimentés par les eaux de la Mekerra, qui coule au nord de .ses murs et que la route d'Oran traverse par un pont.
Ses rues sont large>, tirées au cordeau, disposées suivant les points cardinaux, et se coupent à angles droits ; les deux p.rincipales qui aboutissent aux quatre portes d'Oran et de Dava. de Mascara et do Tlemcen. sont bordées de deux ranyrées de
mûriers ou de platanes, clans toute la splendeur de la végétation. De vastes places ou squares, notamment ceux de l'église Saint- Vincent, de l'Hôtel de ville, du Théâtre, des Quinconces, où se fait entendre, deux fois par semaine, l'excellente musique de la Légion, de rhôpital et du cercle militaire, plantés d'arbres variés de la plus belle venue, platanes, acacias, mûriers, ormes et mélias, ombragent ses jolies maisons, tandis que Teau qui coule dans chaque rue entretient cette riche végétation et maintient la fraîcheur de la température pendant les jours d'été.
Citons encore le joli parc qui se trouve au pied de la porte de Tlemcen. la belle avenue de la porte d'Oran, la promenade qui existe tout autour de la ville, les innombrable.-? jardins particuliers et leur riante image, marquant une zone de végétation arborescente, qui ferait seule la g'ioire d'une g-rande cité, et grâce à laquelle Bel-Abbès, vu des sommets qui l'environnent ou à l'arivée du train, paraît perdu dans un immense bouquet de verdure.
La ville, proprement dite, est divisée en deux parties, dont la première, ou quartier civil, possède de belles maisons, l'église, le théâtre, un marché couvert, un fort bel Hôtel-de- Ville, une justice de paix, un commissariat de police, et différents établissements publics ou écoles fort bien entretenus; le quartier militaire, de son coté, oii la population civile commence à pénénétrer depuis quelques années, se distingue par ses magnifiques casernes de cavalerie et d" infanterie, ses bâtiments servant aux subsistances militaires, au génie, à lartillerie, son vaste hôpital, où sont également admis les civils, et l'immeuble affecté à la réunion des officiers oîi se trouve une importante bibliothèque. (I)
Ces deux quartiers sont aussi coupés par une grande rue, de telle sorte qu'en se plaçant au centre même de la ville, on peut successivement en apercevoir les quatre entrées.
En ce moment, quatre groupes de maisons se sont formés autour de l'enceinte et constituent autant de faubourgs dont
(1J Nous indiquons au chapitre des travaux public-; les amciioratioiis qui pourraicnl èlie entreprises pour embellir celte ville.
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rimportaiice va sans cesse en s'accroissant, comme le montre bien le baau plan de Bel-Abbès en 188!, dressé pour notre étude par M. Beuzelin.
Ces ag-g-lomérations d'individus, qui enferment complètement la ville, se trouvent à chacune des portes d'entrée et peuplent au nord et non loin de la "'are, le faubourg: de la Mekerra. appelé le faubourg- Bugeaud, à l'ouest le faubourg" ïliiers, au sud le village espagnol, et à l'est le mamelon des palmiers.
Tenant compte de ce fait, que les recensements établis pour les taxes relèvent chaque année 80 nouvelles maisons ou augmentations de construction, le moment paraîtra certainement opportun de jeter les bases d'une grande ville, en autorisant de construire dans la zone des servitudes militaires, et en élevant sur des points bien choisis quelques forts dont la dépense serait largement couverte par la vente de tous les terrains militaires, appartenant à l'Etat, qui entourent la place.
De l'aveu des gens du métier, les ouvrages de défense que nous possédons sont complètement insuffisants vis à vis des moyens d'attaque actuellement employés; ils ne peuvent protéger notre population qui se trouve autant en dehors qu'en dedans de la ville, tandis que cette dernière est dominée de tous côtés par des points plus élevés, qui ne sont pas occupés militairement.
Mais cette situation empêche le développement de notre ville, tient immobilisées de grandes valeurs que représentent les terrains de la zone des servitudes militaires, et nuit à 1 intérêt public, comme à celui des particuliers.
Combien ne vaudrait-il pas mieux adopter la modificalionque nous venons d'indiquer, et qui, poursuivie parla municipalité, puis mise en pratique par le Service compétent, produirait les plus heureux effets sur l'avenir de cette contrée ?
Un chemin de fer spécial et des routes nombreuses, sur lesquels nous reviendrons, dans un chapitre particulier, mettent Bel-Abbès en communication directe avec Oran, Saint-Denisdu Sig, Mascara, Daya, Magenta, Tlemcen et Témouchen.
La population agglomérée de Bel-Abbès n'est inférieure qu'à celle d'Alger, Oran, Constantine, TlemctMi, Boue, Phi-
lij)])eville et Mascara, plusieurs de ces villes ne conservant cet avautag'e que j^-ràce à un fort contingent de la population indigène, mais elle est supérieure à celle des cliefs-lieux de départements de France dont les noms suivent ; Digne, Gap, Privas, Mézières, Foix, Guéret, Mont-de-Marsan, Mende, Saint-Lô, Chaumont, Vesoul, Draguignan, La Roclie-sur-Yon.
La population de cette section, composée de Français, d'Espagnols, d'Israélites, d'Italiens, d'Allemands, est active, laborieuse intelligente; elle s'adonne particulièrement à la culture des céréales, des produits maraîchers, de la vigne, ainsi qu'à rélè\e du bétail, à l'exception des fils d'Israël qui ne dérogent pas ici aux traditions antiques ayant pour objet le trafic de toutes choses servant aux besoins de l'homme.
Le commerce y est également très -développé, grâce aux précieux éléments de succès que l'agriculture met à sa disposition; mais c'est surtout vers l'exploitation de l'alfa et les défrichements ayant pour but les écorces qu'une nombreuse population flottante est attirée (1). Le marché se tient tous les jours en ville, et le jeudi seulement à proximité de la gare ; dans ce dernier cas, il pi end le nom de marché arabe et donne lieu à des échanges très-importants.
(1) Voir la quatrième partit' pour tous les détails loiuenianl l'agriculture, le couiii'.erce cl l'induslrie