‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 52 sur 82 · I.-MI · texte numérisé non relu

I.-MI

Faure, J., 1878.

1 Sidi-Ali-ben-Youb, I87«

Faure P., I87n.

SidiBiahim, tS60

Le Rocher

Toarnier, 1H60; Desirez, 1873; Combrichon, I87i.

Sidi-L'Bassen, 1856

Bemmcrlin, 1856 ; Schillis, 1861.

Les Trembles, 1878

Z«lira, Oued-Imbert

Souc&re, 1878.

Depuis, l'église de Lamtar a été érigée en succursale, le «21 mail 880.

La paroisse de Bel-Abbès est desservie par un curé, un vicaire, dont l'emploi a été créé par décision du Ministre des cultes du 18 février 18oi-, et par un troisième prêtre auxiliaire. Le conseil de fabrique se compose du maire, du curé et de cinq autres membres.

Nous avons vu, dans la partie historique, célébrer dès le début le culte catholique dans une des écuries de la caserne de cavalerie, puis construire une église qui fut consacrée le 24 février 1 859 par monseigneur Pavy .

Le presbytère, placé jusque dans ces derniers temps dans des maisons prises à loyer, vient d'être définitivement installé dans l'immeuble Chabrière précédemment occupé par la mairie.

En tenant compte de l'accroissement considérable de la population, du nombre plus grand des malades, soit en ville, soit à l'hôpital, en ne perdant pas de vue les distances très- importantes qu'il faut parcourir aujourd'hui pour se rendre dans les différents faubourgs qui se sont groupés autour de la ville, on est conduit à reconnaître qu'il est utile de nommer un second vicaire agréé par le gouvernement, dont la nécessité ressort encore de l'inspection du registre des actes de baptême, de mariage et de décès de cette paroisse .

La municipalité vient de terminer à l'église des réparations sérieuses dont l'urg-ence n'avait échappé à personne ; peut-être conviendrait-il de même d'entourer cet édifice d'une grille en fer pour constituer un vis-à-vis dig*ne de l' Hôtel-de-ville

Quant aux ressources de cette paroisse, nous nous bornerons à rappeler que la subvention de la commune est de 600 fr., et que le tarif des revenus en vigueur depuis la fondation est encore le même aujourd'hui, bien que les besoins se soient évidemment modifiés depuis cette époque.

Culte Protestant

D'après un recensement fait par ordre de la Préfecture au commencement de l'année 1878, le chiffre de la population protestante civile de l'arrondissement s'élèverait à 2()o individus indépendamment du g-rand noml)re de soldats protestants d'origine alsacienne ou suisse rpii servent dans la Lég-ion étrangère.

La majorité de la population protestante se rattache à l'église de la confession d'Augsbourg, autrement dite luthérienne, et le reste appartient à l'église réformée ; mais, en somme, les uns comme les autres ne forment qu'une seule conmumion, les dénominations particulières dis])araissant en Algérie, où le culte protestant a été organisé par ordonnance rovale du 29 octobre IS39.

Pour le service de ce culte, tout l'arrondissement de Bel-Abbès est rattaché à la paroisse d'Oran, qui est desservie i)ar deux pasteurs. Un service religieux est célébré le premier dimanche de chaque mois dans notre ville et a Sidi-L'Hassen.

Dans le premier de ces centres, la comnunie alloue une subvention pour la location d'un immeuble qui paraît fort peu convenable, tandis (pi'à Sidi-L'Hassen, le culte se célèbre dans la salle de l'école communale des garçons. Les pasteurs d'Oran font aussi les inhumations des civils et des militaires (I); malheureusement ils en sont quelquefois empêché;^ par leur service dans le reste de leur paroisse dont l'étendue, par trop grande, comprend presque la moitié de la province.

Pour améliorer cette situation, il conviendrait de créer un poste de pasteur au chef-lieu de notre arrondissement, comme l'a demandé le consistoire d'Oran.

(Il A unu certaiiii' époque tic raniief, les pasicurs d"Oran, pour remplir rc devoir -îonl dans la iicrcssitc de venir a liel-.VbbiJs fiiiq et six lois par mois

Culte Israélite

Il existe deux synagog-ues à Bel-A])bès, l'ancienne étant devenue trop exiguë par suite de l'accroissement considérahle de la population Israélite dans cette ville.

Le nombre des Israélites indigènes, dans notre contrée, comprend les deux tiers environ de la population juive, et celui des Marocains et Étrangers un tiers seulement : mais les pratiques religieuses sont les mêmes pour tous.

Les attributions des délégués sont celles que le consistoire leur délègue en vertu des articles 9 et 15 de l'ordonnance du 9 novembre 1 815, portant organisation du culte israélite en Algérie, et de l'article 21 de l'ordonnance du 2omai 1844 sur le culte Israélite en France, qui est applicable à notre colonie.

Le consistoire provincial d'Oran fonctionne depuis le 1 8 avril

La seule modification importante que nous ayons à signaler consisterait à construire un temple communal pour remplacer les synagogues qui sont installées dans des immeubles loués à des particuliers.

Culte Musulmaa

D'après la capitulation de 1830, les Musulmans ont conservé le Vihi'G exercice de leur religion, et par arrêté ministériel du 30 avril 1 8o 1 , les mosquées de la colonie ont été simplement divisées en cinq classes, suivant l'importance des villes où elles sont édifiées.

Cependant Bel-Abbèsne possède aucune mosquée, bien que les Indig-ènes en aient fait la demande à plusieurs reprises, et que nous relevions plusieurs votes du Conseil frénéral favorables à ce projet. Ainsi, le 21 septeml}re 1867, cette assemblée émit un vœu en faveur de l'érection de ce monument, et le 10 octobre suivant, le Gouvernement répondit (ju'il ('tudiait un projet de villao-e indig-ène réo-ulier à créer aux portes do Bel-Abbès, comprenant la construction de la m.osquée sollicitée. Dans sa séance d'avril 1874, le Conseil général recommanda k la bienveillance de l'Administration une demande du même genre présentée par les assesseurs, mais rédifice devant être construit au moyen de souscriptions particulières, Tagent voyer en chef .<e vit dans l'impossibilité de conmiencer les études, aucun résultat pécuniaire n'ayant été obtenu.

Cet insuccès étant attribué à l'époque du Ramadan et aux impôts à payer du Zekkat et de l'Achour, qui scmiIs avaient pu entraver cette .solution, et le Conseil municipal de Bel-Abbès ayant lui-même demandé, dans .si séance du 21 mai, la concession du terrain nécessaire à Tédification de cette mo.'^quée, ce vreu fut de nouveau pris en considération par le Conseil o-énéral le 10 décembre 1874.

Malgré ces différentes tentatives, les souscriptions n'ayant pas encore produit un résultat suffisant, les choses restèrent dans le statu quo, et le culte e.st encore aujourd'hui pratiqué dans une grande pièce louée, qui est dépourvue de l'eau si utile pour les pratiques religieuses musidmanes.

Le personnel se compose d'un iman, d'un hazzab et d'un kenas (balayeur), rétribués à l'aide d'une subvention de 860 fr.; deux cents francs sont, en outre, accordés pour les frais d'entretien.

Une chambre ou djemaà e.st au.ssi mise gracieusement h. la disposition des Indigènes, au village nègre, par son propriétaire. Si-Khaled-ben-Ali, conseiller municipal, et >[. Moulay-Ali- Ould-Kasnadar, adjoint au maire, pourvoit aux frais d'entretien de cette succursale.

Dans ces conditions, la construction la plus urgente serait

celle d'une mosquée, à laquelle se sont toujours intéressés les corps élus et l'administration supérieure, mais qui, jusqu'à ce jour, n'a pu être réalisée.

Les ordres religieux les plus importants de notre contrée pour les Khouans, sociétaires (frères), sont: 1° Tordre de Sidi- Mohamed-Bouzian, dont le khalifa réside dans le désert ; 2" celui de Moulay-Taïeb, fondé par un des chérifs du Maroc, dont le khalifa est dans la petite ville de Ouezzan ; 3" Tordre de Sidi- Abd-el-Kader-el-Djilali, dont le fondateur était de Bagdad ; 4° celui des Derkaouas, du nom de Derka, petite ville du Maroc, et 0° celui des Aïssaoua, fondé par un marabout du Maroc, mais qui ici a très-peu d'adhérents.

Les deux premiers ordres sont de beaucoup les plus répandus dans notre territoire.

Les principaux marabouts de notre contrée sont : Sidi-Bel- Abbès, qui a donné son nom à notre ville, Sidi-Khaled, Sidi- Mohamed-ben-Ali, Sidi-el-Hadj-ben-Amar, Sidi-M'hamed-el- Kadi, Sidi-Sliman, Sidi-Nachou, marabout très-vénéré de TOued-Imbert , auprès duquel on fait prêter serment à tous ceux dont on suspecte la bonne foi, Sidi-Yacoub, Sidi-el-Habib, Sidi-Ali-ben-Youb, Sidi-Mouley-Abd-el-Kader , Sidi- Abdallah , Sidi-Brahim, Mcid, Sidi-Ahmed-ben-Abdallah , Sidi-Yaya, Sidi-Amran, Sidi-el-Hadri, dont les noms servent encore à désigner la plupart de nos tribus ou douars, ainsi que certains territoires ou villages européens de l'arrondissement.

-T- -K^^t^^'^-^Si.^i.-^'

CHÂPITRi: IV

ARMliE

Place de Bel-Abbès. — Zono do servitudes militaires. — Garnison. — Officiers supérieurs ayant commandé la subdivi sion. — Chefs du génie.

Nous avons peu de choses à signaler sur la place de Bel- Abbè.s cpii n'ait été déjà dit dans le cours de cet ouvrage ; aussi nous bornerons-nous à présenter un résumé très-succinct des dispositions qui la concernent.

La chefferie du génie date du 21 août KSi-G et notre ville figure comme place de 2'" série au tableau annexé au décret du 29 avril I8é)7 portant règlement d'administration publique concernant le classement des }}laces de guerre et des postes militaires, et les servitudes imposées à la propriété autour des fortifications en Algérie.

Le 18 février 18G0, les plans de délimitation et les procèsverbaux de bornage' des zones de servitudes ainsi que les conditions particulières relatives au polyg-one de la place furent arrêtés et homologués juscju'au 29 avril 1808, où cette opération fut faite à nouveau suivant les plans et })r()cès-verbaux annexés au décret de ce jour.

Mais par décision ministérielle du 9 août 187 I , les zones de servitudes de la place de Bel-Abbès ont été réduites à une seule ayant pour limites celles de l'ancienne ])remière zone.

Un décret d'homologation en date du 20 avril 1878 a, eu

outre, déterminé (Vaprè?; le mode prescrit par la loi du 17 juillet 1819, l'étendue des terrains actuellement compris dans la zone des servitudes de la place de Bel-x\bbès,

Quant à l'armement, une décision ministérielle du 28 septembre 1847 le fixait pour la redoute à 1 canon de campag-ne de 8, 1 obusier de campag-ne de 15, et un obusier de 12. Le 20 juillet 1860, il fut élevé à 3 canons de 4 rayés de campagne, 2 obusiers de 1 'I, et 2obusiersde 1(). Actuellement l'armement comprend 9 canons Parott de 10 livres rayés, et 2 canons rayés de montagne.

La décision ministérielle du 21 août 1846 créait Bel-Abbès pour en faire le cbef-lieu de la subdivision d'Oran, avec de plus belles promesses encore, mais cette première mesure ne fut suivie d'aucun effet, notre territoire continuant à être un cercle faisant partie de la subdivision d'Oran, comme il l'était depuis 1844 , jusqu'au 5 avril 1849, où il fut érig-é en cet endroit une subdivision dont la circonscription était déterminée par décret.

Cette subdivision fut supprimée par arrêté du Président de la République du 23 janvier 1872.

Dès le 19 février 1847, une dépêche du duc d'Isly faisait prévoir que l'occupation militaire s'élèverait à trois bataillons, quatre escadrons et une section de batterie de montagne avec un détachement des troupes du génie, quatre cents chevaux et mulets du train des équipages , et un détachement des ouvriers dadministration.

En 18-)G, le chiffre à caserner devait être de 2,553 fantassins et de 550 cavaliers avec 473 chevaux. C'est en 1 87 1 que l'effectif fut le plus élevé.

La garnison comportait, en 1 879, connue infanterie : la Légion étrangère, son grand état-major, avec un bataillon et la section hors rang ; comme cavalerie : le 2'' Spahis, son grand étatmajor, avec trois escadrons et le peloton hors rang; et comme corps spéciaux : un détachement de sapeurs-mineurs et de sapeurs-conducteurs du 2'" régiment du génie i\\\\ assure en même temps le service des travaux de ]\higenta et de Daya ; un détachement de la 20" section des commis et ouvriers militaires

d'administration, chargé du service des fourrages et de la manutention ; un détachement de la 20'' section des infirmiers militaires ; un détachement de la 7'' compagnie du 9" escadron du train des équipages militaires ; deux In-igades de g'^ndarmerie en ville et une partie de larmée territoriale (i*" compagnie et partie de la 5"), composant avec celle de Tlemcen le 5" bataillon de zouaves territoriaux.

Les fonctions de commandant d'armes sont rem])lips ^lar le chef d'un des corps en garnison dans la \\\\e.

Nous donnons ici, comme devant offrir un grand intérêt, les noms des officiers supérieurs qui ont commandé la subdivision de Bel-Abbès, à la suite de M. Vinoy qui commandait le cercle du même nom depuis Tannée 18 il :

D.VTF, DE L.\ rniSF,

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