LIO DOMESTIQUE, LAROCHE-MATHIEU
{Le domestique introduit Laroche- Mathieu.) Le Domestique. — Si Monsieur veut laisser un mot? Larocjhe-Mathieu. — Alors, vous ne savez pas quand Madaini! rentrera?
Le Domestique. — Non. monsieur.
Laroche-Mathieu, écrivant sur le bureau de Duroy. — Ne manquez pas de lui remettre ce mot dès qu'elle rentrera ; c'est très important.
Le Domestique. — Monsieur peut compter sur moi... Oserai- je demander à Monsieur un renseignement?
Laroche-Mathieu. — • Parlez !
LeDomestique. — L'cxpéditionduMarocest-elledécidée?
Laroche-Mathieu. — Vous vous intéressez à la politique étrangère?
I>E MONDE ILLUSTRE
Lk Domesttqxte. — Qh ! Monsieur, je spécule un peu... Alors, si vous pouviez me donner un tuyau.
Laroche-Mathieu. — Je ne sais rien, mon ami ; je ne suis qu'un simple député.
Le Domestique. — Ministrable !
Laroche-Mathieu. — Vous croyez.'
Le Domestique. — La Vie française l'afïlrme ot nul ne s'en étonne.
Laroche-Mathieu. — ^Vous ne faites pas de jardinage, vous?
Le Domestique. — Non, Monsieur, pourquoi ?
Laroche-Mathieu. — J'aurais eu plaisir à vous faire <lonner le Mérite agricole.
Le Domestique. — Faites-le donner. Monsieur.
Laroche-Mathieu. — Nous verrons... N'oubliez pas ma ttre.
Le Domestique. — Oh ! Monsieur !
(Il reconduit Laroche- Mathieu.)