‹ Belgique: Écononmie socialeChapitre 19 sur 130 · BANDE DESSINÉE · texte numérisé non relu

BANDE DESSINÉE

Bande dessinée

Personnages célèbres

TINTIN Depuis leurs débuts en 1929, les aventures de Tintin (24 albums édités à plus de 200 millions d’exemplaires) ont été traduites dans une cinquantaine de langues. Il faut dire que le héros le plus célèbre de la bande dessinée a toutes les qualités : courageux, loyal, droit, sans tache, sans défaut et sans histoire, si ce n’est celles qui lui tombent dessus au cours de ses pérégrinations aux quatre coins de la planète, du Tibet à l'Amérique du Sud... Ses aventures, servies par une ribambelle de personnages tous plus farfelus les uns que les autres, comme le capitaine Haddock ou le professeur Tournesol, ne manquent jamais de rebondissements. Pour cette bande dessinée, Hergé a créé la “ligne claire” : un style simple, efficace et précis.

SPIROU Créé en 1938 par Rob-Vel pour le journal du même nom, Spirou signifie “écureuil” en flamand. Dès 1947, ce personnage, habillé comme un groom d’hôtel, en rouge de surcroît, et qui sera dessiné par beaucoup d’auteurs (Jijé, Fournier, Nic et Cauvin, Munuera et Morvan), est repris avec succès par André Franquin, qui lui imprime son style expressif et nerveux. Dès le n°38 de l’hebdomadaire, Fantasio rejoint Spirou. Il deviendra son plus proche compagnon.

Deux héros, deux écoles

deux maisons d'édition

(Le Lombard et Dupuis),

deux écoles graphiques,

deux sensibilités rivales qui

se sont stimulées l’une l'autre pendant plus de trente ans.

Pour Tintin et Hergé, on a parlé

Véritable paradis de la bande dessinée, la Belgique demeure l'un des principaux ateliers

du “9® art” en Europe. Depuis plus de quatre-vingts ans,

ses dessinateurs mettent en images les aventures les plus

farfelues, rocambolesques, drôles et parfois émouvantes. S'il est impossible d'en dresser un inventaire exhaustif, deux héros, Tintin et Spirou, ont toutefois

le mérite d'avoir longtemps illustré le foisonnement

et l'effervescence de la bande dessinée chez nos voisins.

Le premier est né sous le crayon de Hergé, l'autre est fortement marqué par celui de Franquin, deux auteurs antinomiques, mais foncièrement belges. Tintin et Spirou, deux hebdomadaires,

de l'école de Bruxelles, caractérisée par une “ligne claire”, un trait précis et réaliste. Pour Spirou et Franquin, mais aussi Jigé, on a évoqué l’école de Marcinelle (ou école de Charleroi), un graphisme vif, expressif et dynamique. Cette opposition stylistique entre les deux écoles a perduré jusqu'aux années 1970. Aujourd’hui, elle tend à s'estomper. Ce qui n'enlève rien à la tradition ni au savoir-faire belges en matière de bande dessinée.

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