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CHAPITRE IV

situées à peu près à égale distance, Gand, Matines, Bruxelles et Anvers , lui est assez préjudiciable. Pourtant les amateurs de peinture ne sauraient se dispenser d'y descendre, ne fût-ce que pendant le court espace compris entre deux trains pour y voir, à la Collégiale, une Adoration des bergers et un Calvaire, deVanDyck, une Vierge adorée par les saiftts, de Crayer, qui est un de ses bons ouvrages , plusieurs collections particulières , parmi lesquelles il faut citer en première ligne celles de M. Schellekens et de Mme Terlinden ; enfin, rue de l'Église, une fresque peinte par Téniers dans une maison qu'il habita assez longtemps, s'étant marié dans la ville.

Termonde, plusieurs fois démantelée, est en train de redevenir place forte. L'hôtel de ville, bien que hors de parallèle avec les beaux Stadthuysen de Louvain, de Gand, de Bruxelles, ne manque pas pourtant de mérite et vaut bien aussi un co\ip d'oeil.

t. AlO0i. — l^ockeren. — iTn tableau d'Otto ireMlntf. «Alnt-lKleolM.

Si l'on veut rayonner autour de Termonde, on trouvera d'abord kAlost, ville très-industrielle et spécialement renommée pour ses belles toiles, un hôtel de ville fort ancien , restauré au xv« siècle, et un beau tableau de Rubens, Saint Roch, patron des pestiférés; à Lockeren, quelques bons tableaux dans l'église, et, chez un boulanger de la ville , un Otto Venius (Fun des deux maîtres de Rubens), que le hasard d'une vente a fait tomber à bas prix dans les mains de cet industriel artiste, et qui vaut à son humble échoppe de très-nombreux pèlerinages. C'est une Abigaîl allant au-devant de David. Il faut aller dans les Flandres pour trouver des chefs-d'œuvre chez des artisans qui en connaissent la valeur et qui refusent de les vendre. Saint-Nicolas n'est qu'une ville toute moderne dont l'industrie et le commerce ont rapidement ac-

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eru Ift population, aujourd'hui de plus dé 20 000 habitants.

£lle oSce d'ailleurs peu d'intérêt artistique.

a. ni «llMe^. — iHhyiil— elle de Ui Yllle. — aai m i^-M w fc tttta . — Motre-DAme. — SAlnt-^eai». — Beaux talileAnx de RubeMBv — Sainte-Catherine. — Bé^nlnase- — !Votre-Dame d'^Hans- <wlck. — aémlnalre. — Halle. — Priiran.

Malines est, je ne sais pourquoi, le lieu d'embranché^ ment général des chemins de fer belges , du nord , de l'est, de l'ouest. Allez à Anvers, à Liège, à Bruiellea, à Bruges , à Ostende , vous n'éviterez pas Malines ni la grosse tour de Saint-Rombaud. Aussi avais-je été tenté, en les revoyant tant de fois , de prendre cette jolie ville et ladite tour en une désaffection que ni l'une ni l'autre ne méritent k coup sûr , mais pour l'intelligence de Laquelle je renvoie au fameux u pâté d'anguilles >» de maître Jean de La Fontaine.

Malines , fort ancienne et fort illustre ville , surnommée la propre , et il serait fort juste de dire aussi la paisible^ tire son nom, suivant les uns, de mechlen (magasin aux vivres ) , selon les autres , de maris linea , parce que le reflux qui se fait sentir par l'Escaut et le Rupel jusque dans la Dyle, qui baigne cette ville, cesse précisément à Malines.

Cette petite rivière qui, sous l'Empire, donna son nom au département composé de la province du Brabant, dont le cheflieu était Bruxelles , est prodigieusement fertile en légendes, et le mythe chrétien y coule à grands flots. Josué arrêta le soleil; la Dyle fit mieux : elle s'arrêta d'elle-même devant remplacement où s'élève aujourd'hui l'église de Notre-Dame d'Hanswick. C'est qu'elle portait un bateau chargé d'une petite statue de la Vierge qui , échappée au ravage de je ne sais plus quelle église , avait fait élection du lieu comme sanctuaire futur.

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