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li^éffllse Saint-André. — Souvenir de Marie Stnart

L'église Saint-André fut érigée en paroisse par Marguerite d'Autriche, sœur de Charles-Quint, à l'occasion de la paix de Cambrai , signée entre elle et Louise de Savoie , duchesse d'Angoulême et mere.de François !•'.

Le monument le plus touchant, sinon le plus remarquable, de ce temple, est, k l'entrée sud, un joli portrait de Marie Stuart, peint sur marbre, et surmontant un monument funéraire élevé à la mémoire de deux^ dames d'honneur de l'infortunée reine : l'une, Barbara Mowbray; l'autre, Elisabeth Curie, qui assista la reine à ses derniers instants, et qui joue un rôle pathétique dans la tragédie de Schiller. C'est elle qui dit a Melvil (v* acte) :

« Ah! qu'ai-je vu? Comme, pour apporter cette coupe, je montais le grand escalier qui descend dans la salle d'en bas, la porte s'est ouverte, et j'y ai vu.... j'ai vu.... ô mon Dieu !

MKLVIL.

« Qu'avez -VOUS vu?

CURLE.

« Tous les murs sont tendus en noir; un grand échafaud recouvert d'un drap noir est dressé; au milieu un bloc noir.

un coussin, et près de là une hache récemment aiguisée. La salle est pleine de gens qui se pressent autour de Féchafaud, et qui, les yeux avides de sang, demandent la victime. »

C'est alors qu'entre Marie Stuart.

Ces deux dames s'étaient retirées à Anvers après la funeste fin de leur maltresse. Le monument fut érigé par Hippolyte Curie, frère d'Elisabeth. Au-dessous du portrait de la reine, très-semblable au type traditionnel que l'on a gardé d'elle , et peint par un artiste de talent, tout à fait selon le style de Van Dyck , on lit en anglais l'inscription suivante :

MARIE STDIRT,

BEINE d'ÉCOSSE ET DE FAATtCE , MÈRE DE JACQUES !*',

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