‹ BelgiqueChapitre 83 sur 145 · U'égUme «atnt-Aasastln · texte numérisé non relu

U'égUme «atnt-Aasastln

La perle de cette église est le tableau du maître- autel : le Mariage mystique de sainte Catherine , par Rubens , un de ses bons tableaux , dont sir Josué Reynolds disait qu'il ne pouvait se lasser d'en admirer la couleur, et où le grand peintre s'est représenté lui-même sous la figure de saint Georges. C'est un type qu'il affectionnait singulièrement. Il y a ensuite une Vision de saint Augustin , par Van Dyck. La sainte Trinité lui apparaît, et, k sa droite, on voit prosternée sa mère , sainte Monique. Bien qu'un guide anglais déclare que ce tableau vaut mille guinées (ni plus ni moins), ce n'est pas un des meilleurs de l'auteur. Quand nous aurons cité après cela une chaire de Verbruggen, ce grand et infatigable sculpteur, et un assez médiocre Martyre de sainte Apolline , par Jordaëns , nous aurons à peu près tout dit.

•. li^éfflise Salnt-CbArles Borromée ou des Sémultem*

Ce temple, construit sur les dessins de Rubens, subit, en i7i8, un incendie qui heureusement laissa subsister la façade et le clocher, les parties les plus belles de l'édifice. Saint-Roch en beau peut en donner une idée approximative. Les flammes dévorèrent, au dernier siècle, les objets d'art de premier ordre qui décoraient cette belle église. Aujourd'hui les plus saillants sont : une Circoncision et une Vierge^ mère de fous les saints (tableau de maître autel), par Cor-

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neille Schutt ; de petites peintures de Henri Van Baelen ; une Adoration des bergers ^ de Van Opstal; une Vierge à l'enfant, entourée de fleurSy par Seghers ; de belles statues de Qudlyn, un remarquable maître autel, en marbre de toutes les couleurs, et où entre jusqu'à du lapis-lazuli ; enfin, et surtout , une Smnte Famille ^ de Corneille Schutt, l'un des chefsd'œuvre de l'auteur, qui fut transporté à Paris lors de la réunion de la Belgique à la France, et orna notre Musée national jusqu'en 1815. L'église de Saint-Charles Borromée, fut entre autres vicissitudes, transformée en temple de la Raison, en 1793, et servit d'ambulance aux soldats anglais blessés à la bataille de Waterloo.

L'église Saint- Antoine, jadis des Capucines, s'enorgueillit d'un Rubens et d'un Van Dyck : le premier est un Saint François recevant des mains de sa mère Venfant Jésus ; le second , le Corps du Sauveur reposant sur les genoux de sa mère,

A l'hôpital de Sainte-Elisabeth, on trouve des tableaux de Martin Pepyn et une Assomption de Maës.

Le reste ne vaut pas l'honneur d'être nommé.

fl#* lie musée*

Nous avons dû donner le pas aux églises sur les collée* tiens artistiques, au sacré sur le profane. Au reste, nous ne trouverons guère au musée d'Anvers que des tableaux de sainteté.

Cette importante galerie, ouverte au public les jeudis et dimanches, et aux étrangers tous les jours, moyennant un petit pourboire au concierge, est singulièrement inférieure k beaucoup d'autres, si l'on ne tenait note que du nombre des toiles. Elle n'en compte pas, en effiet, plus de deux cent cinquante ou trois cents; mais la qualité supérieure en rachète, et au delà, la quantité. Ce scMiil, pour la plupart, des chefs-d'œuvre, et, qui plus est, cette collection se recommande par une unité

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