Genèse
BÉL1SAMA OU l’oCCULTISME CELTIQUE
tin et le Sam'hin ; la première de ces fêtes se célébrait au commencement du mois de mai; c’est du reste de ce mois que partait l’année druidique, comme le prouve le nom celtique de ce mois; ce il duin ou cend uin (le premier mois) ou bien le pre mier temps. Ce jour-là, on allumait un grand feu ( Tin ou Thein) de Bé-il et l’on faisait de grandes réjouissances en l’honneur de l’astre bienfaisant qui représentait le Créateur.
Nous pourrions écrire longuement ici sur ce sujet et sur toutes les fêtes celtiques, mais ce serait dépasser le cadre que nous nous sommes imposé. Les lecteurs désireux de plus longs renseignements sur ce sujet les trouveraient dans notre Histoire Nationale des Gaulois ; ici nous ne fournirons que les quelques détails qui suivent et nous passerons ensuite au chapitre Y, pour y étudier les Bardes et le Bardisme.
Après le Bé-il-tin , parlons du Sam'hin , ce terme celtique signifie Feu de la paix*
Cette fête se célébrait le 27 octobre ; c’était l’époque où les Druides avaient coutume de se rassembler au centre de chaque contrée pour juger des différends survenus entre les habitants du pays.
Ce terme composé Sam'hin signifie Samh prix, thein feu ; Samh se prononce Tamh.
Dès la veille de la fête, on éteignait tous les feux des foyers domestiques et on les céallumait le lendemain avec celui qu’avaient allumé et consacré les Druides. A ceux qui avaient troublé la paix ou
belisama ou l’occultisme CELTIUUE
manque aux lois civiles ou religieuses, on n’accordati pas la prise du feu, avant qu’ils n’eussent préalablement donné satisfaction et réparation. La moindre désobéissance était punie immédiatement par une sentence d’excommunication, qui défendait à quiconque de donner asile au malheureux excommunié, et de lui rendre aucun service.
L'usage d’allumer du feu le 27 octobre s'est conservé dans quelques contrées de l’Ecosse et ce jour est dénommé halloio-Evê .
Indépendamment de ces deux grandes fêtes, le sixième jour après la pleine lune, les Druides recueillaient leur misteto ou Gui sacré (1).
Divers auteurs supposent qu’Orphée qui fit partie de l'expédition des Argonautes environ 1203 ans avant J.-C., avait appris des Druides Celtes une partie de leur mythologie, qufil importa en Grèce. Il paraît, en effet, qu’il avait habité le pays où les Druides faisaient leur principale résidence.
Le culte Druidique dura longtemps pur et intact chez les Celtes et ce n’est guère que par la suite d’invasions barbares qu’il finit par dégénérer.
C’est à Crès, fils de Jupiter, qui devint chef des Curètes, à qui on attribue la corruption du culte druidique. Ce Crès, chef des Curètes, ou Druides dans l’ile de Crète, était non seulement souverain, mais aussi grand Prêtre. Ajoutons que ces Druides de Crète étaient dénommés par les Grecs Cnrite s ; or, ce terme est certainement Celtique, il