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Pictet. Mystère des Bardes ., p

BELÏSAMA OU l’oCCULTISME CELTIQUE

nion à la France, est resté celtique ou gauloiserie physionomie, de costume et de langue jusqu’à nos jours (1). »

En Scandinavie, on nommait les Bardes Scaldes . Ils vivaient soit à la Cour des rois ou bien, ils se mettaient au service de chefs guerriers qu’ils accompagnaient à la guerre. Ils avaient pour mission d’encourager les guerriers au combat et de chanter les louanges du vainqueur !

Voici le titre de quelques œuvres bardiques du in° ou i ve siècle : Prophéties de Guinclan, celui-ci était un Barde du pays deïréguier.

La Vie du roi Erech , poème breton qui date de 475 à 480 environ; les Lois du bon Iloël qui ne datent que de 510.

Mentionnons aussi le laineux poème Brut brenlii ned qui date du vme siècle ; c’est une sorte de Chronique royale qui a été mise en vers latins par Geoffroy de Montmouth et qui a servi de fonds à tous les romans dits de la Table ronde .

Et cependant, aujourd’hui, on considère trop généralement les anciens Bretons comme de véritables Barbares « qui ne cultivent pas les Muses, et leur langue, à en juger par celle des Bretons d’aujourd’hui, est considérée comme un jargon grossier qui ne saurait se prêter à la mesure, à la douceur et à l’harmonie des vers (2) ».

Cette manière de voir n’est pas du reste nouvelle,

\. J. J. Ampère. Hist. litt. de la France, L, p. 78.

2. Dictionnaire Breton Préface de Dom Taillandier, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, p* 9.

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Abailard ne traitait-il pas ses compatriotes de barbares qui «. employaient une langue honteuse, que du reste, il ne connaissait pas » (1).

Les anciens auteurs qui nous parlent des Bardes celtiques, Lucain, Diodore de Sicile, Ammien Marcellin entre autres, n’étaient pas si'méprisants ; ces auteurs, au contraire, nous disent tant de bien des hymnes bardiques qu’ils nous font regretter que la tradition ne nous en ait pas conservé en plus grand nombre.

Les chants bardiques qui célébraient le culte d’Hésus ou de Teutatés, nous ont été conservés en substance dans un manuscrit datant de la fin du xviie siècle ; il a pour titre :

Cyfrinach Deirdd Snys Prydain . Mystères des Bardes de l’Ile de Bretagne'(la Grande-Bretagne).

Ce manuscrit a été traduit en anglais par Edward Wiliams, poète gallois, et en français par Adolphe Pictet.

Ce petit livre, devenu fort rare aujourd’hui, confirme ce que nous savions déjà sur l’enseignement religieux qui se donnait en Gaule au moyen des Triades.

Pour donner à nos lecteurs un aperçu de la religion Celtique, nous mentionnerons ici une de ces triades :

« Dieu est nécessairement trois choses :

La plus grande part de vie ; la plus grande part de science ; la plus grande part de force ;

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