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LES HINDOUS

Nonnus a écrit un poème sur Bacchus, dans lequel, il nous montre les Hindous étant depuis sept ans en guerre avec Bacchus, c’est-à-dire le feu ou le soleil.

Dans ce poème, on y voit les Cyclopes et les Corybantes, les Curètes ou Kabires, se distinguer en portant des torches enflammées ; tout le poème roule sur ce sujet.

Par Lucain, nous pouvons juger des ravages effrayants causés parles peuples incendiaires dans l’Inde.

« Lorsqu’on eût annoncé aux Indiens, dit cet auteur, que Bacchus ravageait la contrée, brûlant tout: maisons, habitants et forêts, et qu’en fort peu de temps, il

avait couvert de flammes l’Inde entière... alors ces peuples se préparèrent à le repousser. »

Il ne faut voir dans ce qui précède que la continuation de l’incendie des forêls de l’Asie, suite de celle des Pyrénées.

Or d’Occident en Orient, les peuples rendaient hommage au feu par une danse Pyrrique. Dans les temples hindous le soleil était représenté sur un char attelé de quatre coursiers, comme \e Phaéton des Druides.

Les livres sacrés des hindous nous apprennent que leur contrée avait été, dans les temps primitifs, peuplée par des colonies venues de l’Occident (l). Aujourd’hui encore, les Brahmes ne désavouent pas celte origine occidentale (2).

L’Inde était couverte de peuples, dont les noms indiquaient une origine celtique ; nous mentionnerons parpii eux Arsa-galites (les gaulois ou celtes incendiaires), les Gumbriies ou descendants de Gomer; les Umbras (Ouinbras) ou les Ombres; les Galli-talutes, les Mod-Uriens, les Lem-uriens, les Orth-uriens, les Caruriens, les Soc-uriens, les Dim-uriens, les Sar-uriens, ou Suriens, etc. etc,

On voit par ces noms terminés en ur et urés que ce furent ces peuples celtes qui firent la conquête de l’Orient la flamme à la main et qu’ils imposèrent aux hindous, leur nom et leur idiome. — Enfin, si nous ajoutons qu’il y avait un havre nommé Hip-uros , un promontoire dénommé kaldone et une rivière cantabra

(1) Conférer, Henri Lord, Religio of banians .

(2) Gatrou, Hist , du Mogol , p. 54.

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nous aurons établi des points curieux d’identité avec les celtes.

M. Adolphe Piclet dans un savant mémoire a en outre prouvé, d’une manière certaine, la parenté de la langue sanscrite avec la langue celtique, disant que celle-ci est dérivée de celle-là ; tandis que d’autres linguistes disent tout le contraire ; or il est bien difficile de dire qui a tort ou raison dans une pareille question ; cependant la priorité d’un peuple sur la terre prouverait certainement que c’est sa langue qui a fourni des matériaux aux langues des peuples subséquents.

Les Siamois habitent, comme on sait. l’extrémité orientale de l’Inde et cependant le nom de leurs nombres paraît être absolument d’origine celtique. 1 — Neng ; 2, Song ; 3, Sanm; 4, Sil ; 5, Slah ; 6, Ilonc ; 7 Ket ; 8, Pect, 9, Cauk ; 10, Sib ; 11, Sibet; 12, Sib-song, 13, Sib-sam ; 14, Sib-sil ; 15, Sib-hab ; 20, Tgü-sib ; 30, Sax-sib, etc.

On voit que Song est l’abrégé de second, que ket qui se prononce set est notre sept, sib est notre Bis retourné, etc., etc.

Nous pourrions poursuivre l’étude de ces comparaisons mais nous pensons que ce qui précède suffira et nous passerons à un fait qui nous semble plus caractéristique encore ; nous voulons parler d’une danse sacrée, de la Danse du feu , la danse pyrrhique (wp feu.).

La danse des Curètes remonte à l’origine du culte du feu sacré. Ci genre de danse était en usage chez les toscans, chez les latins, dans la Samolhrace et en Phrygie. Ces danses étaient exécutées par les prêtres du feu : les Curètes, les Salins, les Corybanthes, les Galles, les

Ivabires, les Idées, les Dactyles, et les Delkhines.

Parmi les danses pyrriques ou danses du feu, l’une d’elles, au dire d’Athénée, étant dénommée, l'Incendie du Monde ; ce qui prouve combien ce vaste incendie avait frappé l’esprit des populations. C’est en souvenir de cet incendie primilif, qu’aurait été instituée la cérémonie des Hydrophories ou Fêtes des torches qui se célébraient en Syrie à Iliéropolis et dans l’Attique, la Fêle des Panathénées ou de Prométbée.

Dans ces solennités, des coureurs porteurs de flambeaux ou de torches parcouraient une certaine longueur de terrain et celui qui arrivait au bout [Terminus)' sans avoir laissé éteindre son flambeau était proclamé vainqueur et couronné comme tel.

Dans toute la , Grèce de pareilles fêtes avaient lieu en commémoration de l’incendie des Pyrénées.

Dans sa Description de la terre habitée, Denys le Pé* riégèle nous apprend que les femmes des braves amnites (probablement les Nantais) célèbrent en des transports semblables à ceux des Curètes les fêtes de Bacchous ; elles ont la tête couronnée de corymbes de lierre et c’est pendant la nuit qu’ont lieu ces danses et que s’élèvent un bruit et des sons éclatants.

« Non, même dans la Thrace, sur les rives de l’Apsintlie, les Bistonies , n’invoquent pas ainsi le frémissant Iraphiotès : non, le long du Gange aux tourbillons noirs, les Hindous avec leurs enfants ne mènent pas la danse sacrée du sémillant Dyonysios, comme dans cette contrée les femmes criant Evohél... »

On nommait ici Sacrifices hyperboréens des sacrifices dans lesquels on brûlait de la myrrhe et des aromates

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au milieu de gerbes de paille. Pausanias nous dit formellement que les Hyperboréens avaient fondé V Oracle de Delphes , dans lequel un feu perpétuel brûlait en l’honneur d’Apollon.

Il n’est pas ici hors de propos d’expliquer les termes Delphes et Hyperboréen .

De son côté Diodore de Sicile convient que la gloire des principales inventions appartient en propre aux nations voisines des Pyrénées ; enfin la conformité de l’idiome Egyptien avec la langue celtique est un fait qui a frappé les savants et qui tend à prouver que les Egyptiens auraient été civilisés par une colonie celtique postérieure à la grande migration incendiaire de la Libye.

D'après Cicéron, Thoth, le second Hercule, passe pour avoir tracé les caractères phrygiens : alter Hercules traditur nilonatus Egyptius9 quem aiunt Phrygias litteras conscripsisse.

Il résulterait donc de ceci, que les Egyptiens auraient reçu des Phrygiens, Part d’écrire.

L’Ecriture démotique des Egyptiens leur serait donc venue des Plir}Tgiens par les Briges d’Europe, fondateurs de la Phrygie, et leurs connaissances astronomiques des Kaldéens et des Syriens, peuples celles établis en Orient plusieurs siècles avant que PEgypte fût un pays habitable.

Les Egyptiens commençaient l’année au mois de septembre, comme les Kaldéens, qui tenaient cet usage des Celtes.

On voit par ce qui précède, que non seulement les Celtes ont précédé la civilisation Egyptienne, mais que

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même, ils avaient importé leur civilisation chez des peuples antérieurs aux Egyptiens, chez les lvaldéens par exemple, et que ceux-ci avaient déversé à leur tour leur civilisation en Egypte.

Nous allons maintenant nous servir de la linguistique pour corroborer et appuyer les faits qui précèdent.

Nous allons pour cela, mentionner un auteur anglais traduit par un français.

« Tous les peuples de la terre dit J. B. Bouché (1), ont connu l’emploi du mot Og. Les Phéniciens en ont fait Okos, leur premier législateur ;■ les Chaldéens en ont fait Og, pain cuit sous la cendre ; les Hébreux, Houg, qui a la même signification ; les Amalécites, xMoloch ou Og, le Victimaire , les Persans Bo-gès, qui désigne un descendant de Og-Esus.

« Le culte du Dieu Og a été connu dans toutes les contrées du globe. Les Celtes l’honoraient sous le nom d’Og-Mi; les Tyriens l’adoraient sous celui d'Oimus. Les Egyptiens le révéraient sous le nom d’O-SiRis- Ogygien ; les Indiens sous celui de Bacchus-Ogigès. Tous ces personnages ne sont que des copies de FOg-mi celtique ; celui qui présida à l’incendie des Pyrénées, à la découverte du feu, à l’établissement des premiers foyers, des premières sociétés. »

De son côté, le père de l’histoire, Hérodote dit : « autrefois les Egyptiens ont vu naître le soleil, où il se couche. Ce qui nous le prouve, c’est l’identité du bœuf Apis, symbole du labourage et de la fécondité de la terre chez les Egyptiens Chez' les Celtes Ibères, nous voyons

(I) Op. cit. p. 62.

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un roi du nom d’Ams, inventeur de la charrue, lils de Gargorès, inventeur des ruches à miel. Les Egyptiens rendaient un culte religieux à d'autres personnages Celles ; ils s’attribuaient leurs chroniques, la découverle du feu, celle des métaux, l’invention des premiers arts.

Quand I’asreu des Egyptiens nous manquerait sur leur origine, n’est-il pas évident qu’il existe bien une sorte d’identité entre leur bœuf Apis et Ams roi des Celtes -Ibères ?

Mais avant d’aller en Ivaldée et en Egypte, les Celtes passèrent en Italie, puis en Asie ; nous allons suivre les traces de ces deux migrations.

Tite-Live dit que sous le règne de Tarquin l'ancien, les Celtes firent irruption en Italie et qu’ils fondèrent Milan, Vicence, Corne et Pergame. Et le même auteur nous apprend que ces Celtes portaient sur eux, comme parures, de riches ornements en or à une époque où les Romains connaissaient à peine ce métal ! Mais ce n’était pas là une première migration, comme nous allons voir ! et malgré le dire de fauteur latin, on nous représente nos ancêtres comme des barbares et des sauvages. Mais passons et voyons quels ont été les fondateurs de la Péninsule Italique.

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